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Erreur sur le vandale!

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Tout en rendant hommage à la police judiciaire, Maître Lamouri a démonté les procès-verbaux dans un dossier de destruction de biens... d´autrui.
Saâdeddine R. est un jeune malheureux qui a une adolescence perturbée et un casier judiciaire pas possible. Et même en quittant l´âge de mineur, il continue de broyer du noir comme par exemple, au moment où un vol est commis à Khemis El Khechna, on vient l´arrêter à la Glacière d´El Harrach! Cette fois, il est poursuivi pour destruction de biens d´autrui, en l´occurrence, deux phares d´une cylindrée garée à proximité du pauvre Saâdeddine R., vaillamment défendu cette fois par l´intenable avocat de Dar El Beïda, Maître Benouadah Lamouri, tout heureux de la réélection du bâtonnier Abdelmadjid Silini qu´il trouve à son poste et à qui il avait rendu hommage.
D´ailleurs, à l´audience, il rendra aussi hommage aux éléments de la police judiciaire, tout en s´emparant d´une massue et tomber sur la contenu des procès-verbaux concernant le délit de son jeune client qui nie le méfait.
En direction de la présidente de la section pénale du tribunal, le défenseur, sans entrer dans l´article de loi qui prévoit et punit ce fait, le conseil s´attellera à se poser des questions autour des interpellations à la «hâte» de délinquants qui, cette fois, n´y sont pour rien. Il va éblouir la salle: «Madame la présidente, il m´est pénible de vous signaler que les émeutes, sit-in, grèves constatées ça et là sont déplorables, oui, le sucre, l´huile, les produits de première nécessité poussent à la révolte à travers leurs diverses augmentations, mais je me refuse tout pronostic désastreux, si un jour des erreurs judiciaires poussent les gens dans la rue...», récite le conseil qui rappellera au passage «la tentative de suicide d´une dame dont le frangin a écopé d´une peine de dix ans de réclusion pour tentative de meurtre alors qu´il avait été arrêté avec en poche des douilles, pas des cartouches!»
La présidente grimace comme pour prier l´avocat de revenir à la destruction de biens d´autrui. Alors, pour calmer les ardeurs de Maître Lamouri, la juge du siège demande: «Saâdeddine! aviez-vous ou non brisé les deux phares du véhicule?» «Non, madame. Ce n´était pas moi. L´auteur du délit avait pris la fuite alors que j´étais assis sagement, car je n´aime pas me mêler des affaires des autres. De nos jours, il vaut mieux ne s´occuper que de soi».
La juge bouge la lèvre supérieure et dit: «Mais, alors, pourquoi aviez-vous fui?»
Le détenu ne répond pas. Ce sera son avocat qui reviendra plus tard et apportera la réponse attendue par le tribunal, lors de la plaidoirie. «Madame la présidente, vous aviez demandé tout à l´heure à mon jeune client le pourquoi de la fuite. Eh bien, la défense va répondre et ce, logiquement: Saâdeddine est un jeune au passé noir sombre, trouble. A chaque fois qu´il voit la voiture-radio de la police ou un uniforme dans la pénombre, il prend ses jambes à son cou pour ne plus s´arrêter».
Le procureur tient son menton dans la paume de la main gauche. Il voulait visiblement répliquer. Il ne le fera pas. Il sait que ce renard d´avocat peut avoir une gueule de... scorpion.
«Ce n´est pas si évident, Maître» réplique avec le sourire, la présidente que Maître Lamouri va pousser dans ses derniers retranchements: «Madame la présidente: il y a erreur sur l´inculpé: Les policiers ont transcrit qu´il était confortablement assis à une vingtaine de mètres du véhicule vandalisé».
Et quelqu´un qui brise, qui casse, qui détruit ne reste jamais à la même place. D´ailleurs, la victime le sait, ce qui explique son absence à la barre. Pourquoi donc n´a-t-elle pas pris la peine de venir réclamer réparation. Elle sait que personne ne viendra signaler son forfait. L´avocat termine. Et il le fait très bien.
La juge est si bien convaincue qu´elle accorde le bénéfice du doute à Saâdeddine, malheureux d´être un délinquant fiché et fichu...

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