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Les robes noires se rebiffent...

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Mais qui a eu cette idée folle de remettre un lourd dossier sensible à une jeune juge chauffée à blanc?
La comparution de la dizaine d´inculpés dans le dossier du centre des affaires de Zéralda (Alger) a valu surtout par la rigidité de la jeune présidente de la section correctionnelle du tribunal de Blida.
Une rigidité à la limite de l´agressivité établie, d´emblée, face à un maire en exercice de Zéralda qui n´a eu de cesse de clamer qu´il était un homme d´affaires qui faisait de grosses entrées «La dernière déclaration fiscale laissait apparaître le montant de 42 milliards de centimes à la veille de mon élection à la tête de la commune de Zéralda. C´était en décembre 2007. Le 28 avril 2008, soit quatre mois après le début de mon mandat, j´ai constaté des irrégularités au niveau des finances locales. J´ai déposé plainte», a articulé l´inculpé, qui a tenté de placer de gros arguments pour sa défense, car il s´était aperçu qu´il avait, en face, une magistrate qui a dépouillé le dossier et qu´elle posait des questions allant surtout dans le sens des dettes impayées du loyer de son local, un bureau d´affaires de 13 m²! «Et mon contrat était à durée indéterminée», souligne Khatir Mouhib qui est presque «K.O.» devant les brutales interjections. Elle va même prendre la responsabilité de donner un cours à propos des limites du comité d´administration et les délibérations de l´exécutif de l´APC. Et dans tout cela, la juge restait impassible lorsque le maire évoquait les relations élus-wali d´Alger via le wali délégué.
Par contre, en sortant de sa gibecière la Cour des comptes, la présidente a regretté que sachant la complexité de présider une mairie ne l´ait pas dissuadé de se présenter au choix du peuple. «Oui, mais le malheur, c´est que lorsque j´ai été entendu à Boufarik en qualité d´inculpé, je devais l´être en qualité de...victime!» articule le maire, qui verra Maître Djamel Fodil sortir de ses gonds lorsque la présidente a effectué une sortie pas du goût du collectif des avocats du maire.
«Vous venez Madame la présidente de faire allusion à un point de droit que nous voudrions bien connaître», rugit le massif avocat brun que la juge avait calmé par un sec: «Vous serez satisfait. Laissez-moi d´abord terminer une question», tire la juge, en guise de signe d´apaisement. Puis elle sort encore cette histoire des 1800 DA pour quatre agents de sécurité: «N´est-ce pas un peu trop pour une administration publique? Ainsi que le salaire qui est un poids sur l´APC?»
Là aussi, le maire va mettre en cause Nadia Sta la directrice ou plutôt l´ex-directrice du Centre des affaires, qui est ligotée par l´inévitable contrôle de l´exécutif. «C´est elle qui règle les frais». «Pourquoi ce nombre considérable recruté depuis votre prise de fonction à la tête de la commune?» dit la présidente, qui va encore afficher une grimace qui la défigure lorsqu´elle refuse que les inculpés lui posent des questions. Le maire s´excuse. La juge en profite pour assener: «Vous vous rappelez qu´en 2007 les fonds de l´APC étaient nuls? Pourquoi alors avoir recruté?» Le président de l´APC ne répond pas et ce sera la dernière question pour le maire qui ira s´asseoir après que la magistrate eut ordonné à tous les inculpés de ne pas quitter la salle d´audience avant qu´elle ne lève les débats. Signe prémonitoire! A-t-elle annoncé que le mandat de dépôt à l´audience pendait au nez de certains inculpés? La suite des débats verra défiler, à la barre, un à un, les autres inculpés qui seront moins malmenés par la présidente qui paraît plus sereine depuis que Khatir Mouhib avait rejoint le banc, la face livide, beaucoup plus par le comportement de la juge à propos de laquelle d´ailleurs, beaucoup d´avocats avaient déclaré ne plus plaider devant cette présidente au-bâton-en acier-trempé qui ose s´adresser aux défenseurs des droits de l´homme et du citoyen avec tant de hargne. N´est-elle pas une femme de loi, elle aussi? A-t-elle un compte à régler avec les avocats?» s´insurge une jeune avocate qui affirme ne jamais adhérer à de telles démarches, des démarches qui font que Nesrine Zitouni, pourtant, «hélas» jeune et belle juge, voit sa grimace balafrer son joli minois! Entre-temps, les douze inculpés sont entendus sur un rythme plus rapide et plus conciliant qu´avec le maire.
Un proche du maire a cru déceler avoir assisté à une juge remontée contre son protégé, le temps de finir avec Mouhib: «C´est honteux pour le premier maire d´Algérie, lui le président des présidents d´APC qui n´avaient jamais dû être entendu à Blida où sévit son adversaire: le procureur général envers qui il a des griefs et des preuves...
La jeune représentante du ministère public est debout vers les 17 heures pour requérir en direction de la présidente qui ne montre aucun signe de fatigue. D´ailleurs, la juge n´a eu de cesse d´avertir les avocats de faire court en vue de garder toute la lucidité voulue pour suivre ces débats. La procureure va alors sortir tout l´arsenal qui tire, sans viser, surtout celui qui touche à la dilapidation des fonds publics. Elle va viser les comportements de ceux qui sont en charge ou qui l´ont été du Centre des affaires de Zéralda, qui a fini par être le centre des histoires avec un petit «h» car très tôt et peut-être même qu´à la lecture de l´ordonnance de renvoi, tout le monde aura compris que les 15/12 inculpés ne se supportaient pas les uns les autres et que chacun d´eux avait un grief particulier. Cela écrit même si le duel Nadia Sta-Mouhib Khatir i-e -l´ex-directrice du Centre des affaires et le maire en exercice a dominé les 92% des débats.
La procureure fait appel aux statuts qui gèrent nos centres, nos sociétés, nos entreprises publiques, ne doivent pas être déviés de leur vocation. Elle met en cause le rôle de néfaste des sociétés qui ont loué à bas prix et surtout les inculpés qui ont grossi le «fleuve» dettes. «Les trois sociétés pointées par l´inculpation ont été coupables de dilapidation de fonds et il n´y a là-dessus aucun doute que ces fonds publics aient été perdus à jamais au dépens du Trésor public. Ces responsables sont coupables et doivent casquer le gros préjudice subi», a articulé la procureure de l´audience.
C´est pourquoi le parquet requiert des peines allant de trois ans d´emprisonnement à six ans, quatre ans pour le maire et des amendes allant de 5000 à 6000 DA. Puis ce sera la pagaille et la fin en queue de poisson d´une audience, d´ailleurs, qui n´aurait jamais dû se tenir à Blida où un conflit oppose le maire au procureur.

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