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Le pardon salvateur

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Même si elle n'est pas encore maman, Sihem Benmelouka, la juge du siège, sait s'y prendre avec les garnements...

Rachid M.T. est un garnement resté en liberté provisoire qui est venu à l'audience rendre des comptes quant à la raclée infligée à sa maman de 70 piges, mais qui en paraît moins...
Rachid, en s'avançant à la barre, était loin de s'imaginer que le seul regard angélique de Sihem Benmelouka, la juge du mardi allait le pousser à faire deux petits pas sur sa droite, histoire de faire un signe à sa maman victime, debout le dos courbé, signe de désespoir car, plus tard, elle allait sans le vouloir écorcher le tribunal en se lamentant de ce scandale qui l'a poussée à se présenter à la barre alors que depuis son tendre âge, elle n'a jamais mis les pieds dans un commissariat de police. Ce qui a laissé la présidente perplexe quant à ces justiciables qui ignorent que la justice ne salit jamais. Au contraire, les gens se présentent devant la justice, sortent lavés de tout. «La justice n'éclabousse jamais. Elle nettoie!» disait souvent Daouadi Medjrab, alors procureur général d'Alger. Il avait raison et il a toujours raison car c'est d'actualité surtout que d'aucuns parlent d'absence de justice. Prenez un homme de droit, un homme de peine, un homme de...main, un homme à femmes, un homme sans but, errant, ils vous répondront tous qu'il n'y a pas de justice. C'est ainsi et nos magistrats, les plus courageux, compétents et intègres fussent-ils, doivent s'y faire car on n'y peut rien.
Pour revenir à l'auteur de coups sur ascendants, révélons une chose: c'est le retournement de veste de la maman. Benmelouka, la magistrate qui a vécu des vertes et des pas mûres, s'attendait beaucoup à ce que la maman se soit calmée. Elle s'est même aperçue un peu tard, qu'elle avait passé la vitesse supérieure en déposant plainte contre un gros morceau de son «foie» (foi de parquetier!) mais savait aussi s'y prendre avec ce genre de «victimes de coups sur ascendants». Elle allait encore une énième fois faire contre mauvaise fortune bon coeur et avaler la couleuvre en acceptant le «désistement» de la maman. N'empêche que pour Amel Tahi, la procureure, qui est, il est bon de le souligner, maman, l'action publique se poursuit, désistement ou pas, foie ou pas, amour filial ou pas. Elle réclamera trois ans ferme. Entre-temps, la présidente relit un large passage où elle relève les regrets du rejeton et surtout cette phrase qu'il a répétée à la barre: «Il faut que je vous dise, madame la présidente, qu'à 37 ans, perdre son frère aîné, mon frère, enfant de mon père, était pour moi insupportable, à la limite de l'agressivité!». Le tout prononcé en regardant sa maman pour la première fois depuis le début du procès. Ce qui agacera un moment la juge qui lancera: «Inculpé, vous vous adressez au tribunal. Ce n'est pas la peine de tenter une entourloupette en fixant votre maman qui souffre doublement. Attention!». L'inculpé fit un signe de tête, exaspéré, les tripes nouées. Il lui semblait que tous les sons graves, aigus, perçants, faibles effectuaient la chamade en plein crâne qui le brûlait. Il suait par dessus le marché à cause de cette maudite humidité ambiante s'échappant des côtes de Tipasa, la voisine de 8 km à vol d'oiseau et du lac de la région. Il avait envie de courir, traverser la petite salle d'audience, sortir du tribunal et se fondre dans le marché d'â-côté ou fruits, légumes, vêtements, chaussures, confiseries se draguaient devant des consommateurs venus, des quatre coins de la wilaya de Tipasa.
C'est dire si pardon signifie pas mal de choses!

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