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Qui est donc le coupable?

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Naïma Dahmani, la juge de Chéraga (cour de Tipasa), a eu la chance d'avoir en face d'elle deux géants du barreau d'Alger.

Mais bon sang, qui a donc pris le risque d'abattre des pylônes en béton armé en vue de supporter la future construction? Qui de Ahmed L., l'inculpé ou de l'APC est responsable? Pour Maître Maâtallah, c'est la seule oeuvre de l'APC. Qu'en pense Naïma Dahmani, la juge du
tribunal de Chéraga (cour de Tipasa).
La justice a des dossiers «bêtes noires»: ceux relatifs aux litiges portant sur le foncier, qui mènent droit aux histoires de voisinage et hop-la! La correctionnelle est au rendez-vous, car dans cette juridiction, seules les preuves et les témoignages ont leur place.
Voilà deux familles dont les chefs ont construit côte à côte. Et comme être mitoyen dans notre pays, les délits pleuvent. Dans cette histoire malheureuse; Ahmed L. n'a pas apprécié que Abdallah H. construise hors plan de l'urbanisme. Le second constructeur a aménagé des pieux en vue de construire haut, plus haut que Ahmed fort de ses 15 ans d'avance sur le chantier. A la barre, il maudit l'ex-wali qui a revendu son lot de terrain à ce monstrueux Abdallah qui a piétiné la loi mais que les gendarmes via la justice ont remis sur le droit chemin en étêtant les pieux-pilliers.
«La justice a le bras long!» avait lancé d'emblée la présidente, vigilante comme tout.
Maître Rida Lakhal, le solide conseil de Abdellah, a plaidé à l'inverse de Maître Maâtallah, ce vieux briscard aux os encore solides et que son client a enquiquiné par des interventions intempestives qui ont aussi agacé Naïma Dahmani, la juge de Chéraga et fait ricaner Youcef Saddek, le procureur, qui a requis 18 mois de prison ferme à l'encontre de Ahmed L., inculpé de destruction de biens d'autrui.
«Madame la présidente, ce sont les gendarmes dûment mandatés qui ont scié les pieux en béton. Mon client était présent seulement», s'est écrié le coriace Maître Maâtallah qui a précisé que si une plainte devait être déposée, c'est contre l'APC qui a réquisitionné les gendarmes.
«Nous ignorons les relations police judiciaire-parquet, mais nous connaissons parfaitement les procédures et leur respect», a dit ce bon vieux défenseur, jovial malgré tout.
Maître Rida Lakhal, lui, a dit son désespoir qu'en 2012, l'on empêche les gens de construire en toute quiétude. «Le prévenu n'est pas habilité à se substituer à la justice qui l'a d'ailleurs condamné par défaut pour un geste malheureux.»
Dahmani Naïma, la président qui commence à connaître la moelle de ces dossiers de voisinage ne laisse personne déballer le tout à la barre. Elle s'adresse à Ahmed L. et le somme de ne répondre qu'aux questions qui lui sont posées.
Abdallah, la victime, tombe dans le piège de la diffamation en lançant en l'air que l'inculpé a des connaissances en haut.
La magistrate n'a même pas eu le temps de rappeler à l'ordre la victime dont le statut à l'audience ne lui permet aucun dépassement, que Ahmed s'écrie:
«Oui, j'ai une connaissance en haut: Allah qui est témoin de cette situation», hurle le prévenu qui s'entête à raconter son histoire plus qu'à répondre par oui ou par non aux questions précises du juge. Cette plaisanterie de bon goût a fait que la présidente, au lieu de rire, a seulement battu des cils noyés dans du khôl de première qualité et son regard embellit son joli miroir, car Dahmani est entrée dans la magistrature pour avancer, pas pour faire du surplace ou... régresser.
Tenez-vous-le pour dit.

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