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Histoires de ménages

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Que peut-il se passer entre un époux retardataire et une madame jalouse, méfiante et médisante?

Rahima Z. est victime de coups et blessures volontaires avec arme blanche sur la main droite. Bahia Tabi-Allalou, la présidente du pénal, ne trouve pas risible cet acte, car l'épouse a ricané alors que la victime expliquait au tribunal les faits en gesticulant, allant jusqu'à mimer les coups, les nombreuses tentatives de coups et blessures. «Elle a pris un couteau et m'a asséné un sérieux coup. J'ai levé la main et la pointe a atterri sur le dos de ma main. Son père était à la maison lors de l'incident», raconte la maman de la fille.
«Mais pourquoi donc ce coup?» coupe à dessein Tabi qui a évidemment lu le dossier.
«Elle m'a demandé où j'étais. Je lui ai répondu qu'elle n'avait pas à savoir et lorsque...»
«Si! le tribunal doit savoir le pourquoi de cette agression car c'est généralement l'homme qui bat sa femme», fait remarquer la présidente qui permet à Maître Hanafi Boussaâdia, l'avocat de la victime de poser la question autour de cette ténébreuse affaire de vol de chèques. Tabi suit, mais abandonne la réponse en cours de route...
Maître Benouadah Lamouri, le conseil de l'inculpée entre dans la danse et sa question est reportée pour la plaidoirie. Le sage avocat repose une question à sa cliente à propos d'un fait grave à la maison: «Oui, il a tenté d'abuser de ma fille» répond sans sourire la dame. Elle a effectivement cessé de sourire, de rire et même de ricaner car elle a compris que cette juge s'appelait Tabi qui sonne le... tob, aïe, aïe, aïe, la brique! Puis les débats basculent, on murmure à l'abus envers une mineure, de tentative d'atteinte aux bonnes moeurs et même de... viol sur mineure. Colère d'épouse ou mère blessée?
C'est alors que Maître Lamouri éclate: «Madame la présidente, nous sommes ici pour le 266 du Code pénal. On veut nous entraîner sur le terrain des articles 337 (loi n°82-04 du 13 février 1982) - «Attentat aux moeurs» ou encore le 342 de la même loi: «Incitation de mineurs à la débauche et à la prostitution.» La défense espère grandement que l'on n'aille pas vers le viol, cet odieux crime. Mais vous connaissant sur le pupitre, nous allons passer d'agréables moments autour des seuls coups et blessures volontaires!».
L'avocat de Dar El Beïda suait dans une salle noyée par l'agaçante humidité venant de La Glacière via Brossette.
Bahia Tabi, qui assiste depuis son siège à de drôles de débats, en entendant souvent des vertes et des pas mûres, suit, le stylo à la main qu'elle n'utilise que pour taper sur le pupitre lorsqu'un petit agaçant trouble des débats a lieu. Il lui sert aussi à prendre des notes d'arguments solides, voire sensés.
Maître Hanafi Boussaâdia pour la partie civile, essaie de démontrer que l'époux vit un danger quotidien avec cette femme qui a une fille d'un premier lit. «Lorsqu'on parle union, on doit croire qu'elle dure depuis dix ans» s'est exclamé l'avocat qui a précisé au tribunal que cette union n'a que six mois de durée.
L'incident a eu lieu un vendredi à la sortie de la mosquée. Il est né après que la belle-soeur de la victime eut mis son grain de sel. Il y eut une tentative de retenir son épouse qui avait toute sa famille avec elle. Il a tiré sur le hidjab, ce fut l'horreur. Madame s'empara du couteau de cuisine et alla au drame» a ajouté le rusé conseil qui a alors évoqué le deuxième «crime» de «Madame qui a créé un scénario de toutes pièces, à savoir la tentative d'abus de sa fille» a dit Maître Boussaâdia qui a réclamé 100.000 dinars de dommages et intérêts et c'était peu exiger!
Mi-riant, mi-sérieux, le procureur requiert l'application de la loi avec une autre lecture, la relaxe de madame, victime d'une crise de jalousie avec sa question pernicieuse: «Où es-tu passé hier soir? Qu'as-tu fait? A vrai dire, il y avait autre chose...».
Brr! Le verdict est en examen, car Tabi relit ce qu'elle a transcrit...

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