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Le mektoub et la mort sur l'autoroute

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Les autorités déploient d'immenses efforts en vue de voir baisser le nombre d'accidents de la circulation. En vain!

Après la publication au J.O. de l'ordonnance n°09-03 du 22 juillet 2009, modifiant et complétant la loi n° 01-14 du 19 août 2001 relative à l'organisation, la sécurité et la police de la circulation routière, le nouveau Code de la route n'a pu arrêter les morts et blessés enregistrés quotidiennement sur nos routes, autoroutes, chemins et... pistes! Comme quoi, les chauffards et les imprudents ne veulent point réfléchir...
Maître M'hamed Chemlal a tout tenté pour sauver l'auteur d'un accident de la circulation qui a fait deux morts: deux jeunes de 23 ans qui venaient à peine de doubler un fourgon. Ah! les rapides voies, ces impénétrables voies... situées sur le long et tragique tronçon Zéralda-Dar El Beïda en passant par le parc zoologique, Oued Smar entre autres...
«Je ne veux rien entendre, ni écouter. La loi est claire. Le Code de la route doit être respecté» s'est exclamé lundi dernier, à 11 heures, le discret et sévère juge de Koléa (cour de Tipasa).
Un accident de la circulation grave et stupide entraînant mort d'hommes, demeure aux yeux de la loi un homicide involontaire. L'article 288 du Code pénal dispose: «Quiconque, par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou inobservation des règlements, commet involontairement un homicide ou en est involontairement la cause, est puni d'un emprisonnement de six mois à trois ans et d'une amende de 1000 à 20.000 DA».
Ces termes si sérieux soient-ils n'ont jamais pu faire modérer le pied à des chauffards en mal d'excès de vitesse, voire pressés d'arriver avant les autres. Cette semaine, il s'agit de juger un jeune responsable du décès de deux jeunes de 23 ans sur une Route nationale. Mohamed K. qui exerce en qualité de chauffeur d'un fourgon chez son père, s'explique à la barre: «Le véhicule qui roulait devant m'a gêné.» «Y avait-il assez de distance pour éviter la catastrophe? Evidemment non, sinon cette audience n'aurait jamais eu lieu?» se fâche le magistrat qui parle des trente mètres légaux en vue d'échapper à tout sinistre.
Le jeune homme, le visage sans expression, surtout depuis que le juge avait évoqué les deux jeunes disparus, ne peut avancer aucune excuse. C'est Maître M'hamed Chemlal, son conseil, qui commencera par présenter les condoléances aux familles des disparus puis il évoque le destin «l'heure a sonné, les deux jeunes se devaient de rejoindre leur Créateur», a dit l'avocat qui ne demande pas la relaxe ni la prison ferme requise par le tout jeune représentant du ministère public: «La défense souhaite certes, une peine de prison mais assortie du sursis en vue de sauver la jeunesse du détenu» lequel baisse la tête pour ne pas rencontrer le regard des parents des disparus.
Des morts qui n'ont rien demandé à personne. Des accidentés victimes du destin qui commence à bien faire, car les statistiques donnent un taux important et malheureusement de jeunes qui, peut-être, auraient voulu profiter un peu plus de la vie que certains croquaient à belles dents...
Des parents aussi frappés de plein fouet par la nouvelle. Certains, animés d'une foi inébranlable, ferment les yeux et s'abandonnent devant la volonté de l'Eternel.
D'autre, par contre, parlent de... «crime volontaire», voire «d'assassinat, carrément»!!! surtout ceux qui n'ont pas constitué d'avocat susceptible de les informer sur les accidents, les actes involontaires et donc débouchant sur le «qadha ou qadar». L'ignorance des lois, de la vie judiciaire, tout court, font dire à un papa: «Le sachet a parlé!». Ridicule!
Le juge calme le jeu, revient sur le respect du Code de la route, évoque lui aussi le «qadha et le qadar et préfère laisser de côté le dossier pour la fin de l'audience et prononcer la sentence, le temps que les nerfs se calment, les esprits aussi et ainsi aller vers une lecture sereine, surtout lorsque le mot «sursis» est lu avec certitude...
L'inculpé écope d'une peine de prison d'un an avec sursis, car le tribunal a retenu la non-observation d'un article du Code de la route, le décès, lui, est resté sur le compte du destin.
Le reste est l'affaire des assurances, des formules qui jouent souvent au pompier, histoire de faire oublier le temps de la douleur car la vie continue pour tous sauf pour les chauffeurs dont certains jeûnent et observent les règles de la «charia» qui donne sur le boulevard «Maktoub».

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