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Périlleuse tentative...

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Lorsqu'un cambrioleur est surpris dans son méfait au troisième étage, Satan n'y est pour rien...

Depuis plusieurs années, 30 au moins, que nous assistons aux audiences pénales civiles (statut personnel) il nous arrive de revivre des procès qui se ressemblent par les faits mais jamais les «acteurs» et les magistrats. Le vol par exemple a les mêmes tactiques émanant des délinquants. La tentative aussi ressemble étrangement... lorsque celui qui a été pris en flagrant délit, à une autre vécue dans une autre cour...
Zoubir Y. est un bidasse qui a voulu se faire un peu de fric de poche. Il escalade deux étages d'une villa. S'apercevant qu'une personne s'approchait, il se laissa «emporter» par la trouille. Eh hop! Il se présente au box en béquilles avec un pied mochement touché que même la grosse couche de mercurochrome n'arrive pas...
Naïma Dahmani, la redoutable présidente de l'audience pénale a eu à bien s'amuser devant Zoubir Y., un jeune soldat coupable d'avoir tenté de cambrioler une villa. Il n'est pas assisté d'un conseil. Il l'a lui-même souhaité lorsque la juge le lui a réglementairement demandé.
L'honorable et élégant procureur s'est même permis le luxe de faire de l'humour en lançant au cours des débats: «Alors, Zoubir, vous n'allez pas nier la tentative de vol? Si vous vous étiez introduit au rez-de-chaussée, on aurait incriminé le propriétaire qui aura eu la mauvaise absence d'esprit de laisser la porte ouverte», a récité le parquetier qui a alors continué son humour: «Si vous vous étiez introduit au premier étage, on aurait dans ce cas incriminé le... diable, mais le second étage, c'est le délit. Un an de prison ferme vous remettra sur pied.» Il est vrai que le détenu a, dès son arrivée à la barre, raconté la tentative dans ses moindres détails, avec en sus et en guise de regrets: «Ma chute, c'est la main d'Allah», avait marmonné sans grimace Zoubir qui savait au moins ce qui l'attendait vu que durant la détention préventive aux «Quatre Ha» d'El Harrach, il a écouté les aguerris...
Mohamed B., la victime, a donné sa version selon laquelle la famille avait été avertie qu'un rôdeur allait agir d'un moment à l'autre. «Vers 23 heures, nous avions entendu du bruit. C'était lui. il avait réussi à s'enfuir malgré une cheville endommagée. Nous avions appris par la suite qu'il avait été interpellé par la police.
En effet, les policiers ont réussi à identifier l'auteur du méfait», a dit Mohamed B. en guise de satisfaction, car il a su qu'il allait désormais avoir une paix durable.
Dahmani, elle, en juge qui a eu à se frotter au siège du ministère public, a tout de même gardé les réflexes bienfaiteurs de la rude parquetière qu'elle avait été sous la conduite «paternelle» de Leghrissi Kebir, aujourd'hui, son procureur général à Tipasa et donc, ayant un souci en moins pour ce qui est du comportement de Naïma Dahmani l'exemplaire.
Dahmani avait sous les yeux un rapport exquis des éléments de la police judiciaire une fois efficaces, perspicaces et ayant effectué un sacré boulot qui a donc facilité le travail du parquet d'abord et ce jeudi celui de la juge du siège.
L'enquête avait été rudement menée grâce à la «chance» d'une patrouille qui passait par là, le soir de la tentative de Zoubir...
Il faut aussi signaler que le prévenu avait été reconnu sur la photo exhibée par les policiers à la victime. Le juge a eu aussi sa part de reproches: «Alors, on s'introduit chez les gens qu'on ne connaît pas, c'est interdit par la loi et pas recommandé dans nos us et coutumes...», siffle Naïma qui, pour une fois, n'a pas battu des paupières...
Zoubir a beau marmonner, s'excuser, bafouiller, le magistrat lui a jeté en pleine face qu'il est seul responsable de ses actes et de ses paroles. Le parquetier laisse un rictus lui transpercer le beau visage défait par quelques heures de position assise, derrière un pupitre pas confortable pour un centime. Il a tout de même la force de transcrire le verdict condamnant Zoubir Y. à une peine de prison ferme de six mois. Et si cet appelé n'est pas content, il n'a que dix jours pour -interjeter appel.
Et le verdict prononcé émane droit de l'article 350 (loi n°06-23 du 20 décembre 2006- de la section I: vols et extorsions du chapitre III: crimes et délits contre les biens du titre II «crimes et délits contre les particuliers» et son alinéa 3 qui dispose que: «La tentative du délit prévue à l'alinéa précédent est punie des mêmes peines que l'infraction consommée.»
Zoubir, avec sa cheville, probablement rétablie, doit savoir désormais que: «Bien mal acquis ne profite jamais» sauf que dans ce dossier, le «bien mal acquis» n'y était pas.

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