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Un revolver, des balles et beaucoup d'ennuis

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Il n'est jamais recommandé de voler une voiture où se trouvait un cartable qui contenait un pistolet.

Deux jeunes ont comparu à El Harrach pour le vol d'une voiture où se trouvait un cartable contenant un P.A. et des balles, avec des ennuis à ne plus en finir. Deux avocats, chacun pour une partie, plaident haut et fort devant Khaled Benyounès qui s'est drôlement... contenu, maîtrisé, comme son caractère le lui recommande en vue de dominer le sujet.
Maître Benouadah Lamouri, avocat de Mustapha K. et Amor F., inculpés de vol, a presque laissé faire son adversaire, représentant la partie civile, Maître Abdelhafid Belkhider à cause de la manière avec laquelle le vieux rusé de conseil s'y est pris en vue de «cimenter» l'instruction de l'affaire.
Avec sa façon de dramatiser le vol du revolver soigneusement placé dans le cartable laissé dans la voiture, «visité» par les deux jeunes, Maître Lamouri a poussé Maître Belkhider à évoquer le témoignage du gardien du parking qui a semé le trouble dans le dossier.
Aux sèches affirmations de l'aîné des défenseurs qui s'est longuement étalé sur les déclarations contradictoires, le conseil de Dar El Beïda a mis en exergue le fait que ses deux clients étaient des primaires, surtout que le gardien avait été sommé de se «débrouiller» un coupable en vue d'éviter de dramatiques représailles lors de son interrogatoire. «Et cela, Monsieur le président, est un véritable scandale. Les policiers ont un chef: le ministère public. Ce dernier représente le ministère public certes, mais aussi et surtout, la société. Et mes deux clients font partie de la société. Alors, où est donc la vérité?» s'était emballé Maître Lamouri qui a plaidé avec plus d'un quart de siècle sur les épaules qui ne cèdent jamais sous le poids de milliers de plaidoiries et de longues attentes dans les couloirs sombres de l'instruction. «Ce n'est pas l'argent qui était dans la serviette qui est dérangeant, mais le P.A., cette arme à feu aux conséquences incalculables», a soufflé Maître Belkhider. «Mon client a dit n'importe quoi? Non, c'est le témoin qui a ramené deux jeunes innocents et qui ne peuvent qu'avoir la relaxe», a sifflé Maître Lamouri qui a bien fixé Khaled Benyounès, le juge, qui parcourait les demandes écrites remises un quart d'heure plutôt. Plutôt taciturne et grave, le procureur n'a pas étalé un réquisitoire mais s'est contenté des demandes d'une peine de prison ferme car convaincu du méfait commis.
La présidente met en examen le verdict sous huitaine et a sans doute pris le soin de se remémorer la scène où les deux jeunes inculpés niaient en bloc les faits et où ils criaient au faux témoignage.

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