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Plus vils que bas!

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Comment qualifier le comportement de trois voyous, plus que les voyous les plus... vils?

L'affaire examinée à huis clos par le tribunal criminel était tout simplement épouvantable.
Epouvantable au regard du crime commis par trois voyous (et c'est l'unique terme à utilisé ici) et par la sauvagerie sans limite des auteurs poursuivis par le parquet sous l'accusation de viol sur mineur de... 10 ans!
L'odieux acte valait aussi sur le fait que la victime accompagnée par la maman seule car le papa avait été prié par le président de se passer de ces débats.
Probablement, le magistrat craignait une réaction pouvant aller vers l'irréparable car n'importe quel père chercherait à se venger de ces assassins qui ont massacré, et ce mot n'est pas fortuit, le garçon.
Un garçon encore traumatisé par cette nuit noire passée dans un climat d'hystérie que l'on peut aisément imaginer. Evidemment, nous ne pouvons pas vous relater les débats sauf qu'après avoir suivi les attendus du jugement, nous allons vous résumer ce qui s'est passé.
Déjà, avant que le juge, le procureur général, la greffière et les parties ne restent seuls, il y avait cette lourde atmosphère qui enveloppe l'air et l'environnement du lieu où se déroule cette audience.
En outre, outrée, la maman n'avait pas prononcé un mot, contenant sa colère, mais ne cachant pas sa douleur de voir de si près ces trois voyous qui ont violenté l'enfant, éclaboussé l'honneur de la famille et surtout fait mal au gamin.
En face, le père, lui, fulminait et son seul regard criait à la... vengeance. D'ailleurs, comme le soulignera plus tard un voisin, «si cet enfant était le mien, je n'aurais jamais déposé plainte. Je les aurais égorgés un à un!».
C'est grave comme pensée et surtout comme déclarations que la loi réprouve. Nous ne sommes pas une société de vendetta, car il y a une justice dans notre pays et seule la justice peut prendre ses aises avec les assassins et les criminels de tous bords...
Et dans le sillage de ce que nous avançons, rappelons tout simplement l'affaire du regretté Hend Slimana, ce généreux entrepreneur de la région d'Azazga (Tizi Ouzou) enlevé, séquestré et assassiné par une bande de criminels en vadrouille qui ont écopé, pour ceux qui ont effectivement effectué les crimes, de la peine capitale. Nous étions en 2012.
Le verdict a semé «l'accalmie» dans la région. Depuis le prononcé de la lourde sentence, il n'y a plus eu de criminels en liberté qui ont eu à aller vers le kidnapping. C'est là, le résultat du boulot de la justice qui a travaillé dans la sérénité la plus totale.
Et ce n'est que justice, en signalant par ailleurs que la famille du défunt Hend cherche à avoir le reste des criminels cités à l'audience de Farida Bouamarane qui a accepté la prise d'acte expressément demandée par Maître Zaïdi, un des avocats de la famille Slimana, la famille qui, par la bouche de Saïd, un des frères de la victime, a demandé seulement que la Cour suprême déboute les criminels qui ont fait cassation et n'aille pas vers le «casse et renvoi» qui redonnerait de l'espoir aux assassins qui n'ont que ce qu'ils méritaient en 2012 face au tribunal criminel de Tizi Ouzou.
Pour rester dans le périmètre du respect des procédures, Maître Zaïdi, l'avocat de la famille Slimana avait saisi le parquet en vue de relancer les poursuites à l'encontre des deux présumés complices de rapt, de séquestration et de meurtre, dont les coordonnées avaient été débitées à l'audience criminelle de 2012.
Maître Zaïdi s'acharne à soutenir fermement que la justice ne s'est pas totalement prononcée à propos de l'affaire Hend Slimana dont le crime est resté en travers de la gorge, un seulement de la famille du regretté mais encore de toute la région de Azazga et au-delà des limites territoriales.
Comme quoi, lorsque l'unique branche de survie à laquelle s'accroche le justiciable, en l'occurrence, la justice, elle, ne peut que répondre et très bien répondre, voire à entendre les échos de Tam à Tazouguert en passant par Tigzirt.

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