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Salutaires regrets

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L'escroquerie ne s'est pas arrêtée avec le verdict de l'affaire Khalifa-Bank, dossier-type de ce délit à histoires...

La cupidité mène à tout, y compris en prison. Abdelaziz en a fait les frais lorsqu'il a dilapidé soixante millions, montant à remettre à Zohra, une enseignante qui a pris soin de la tante de l'inculpé et nourrice de ses enfants et ce, jusqu'à sa mort. A la barre et c'est exceptionnel, le détenu reconnaît tout en bloc, demande pardon à Zohra qu'il a menée en bateau. L'excellent et doux juge examine le dossier et dedans, c'est un véritable panier à écrevisses et c'est connu, l'écrevisse a une manière de se déplacer que tout le monde cite en exemple... négatif!
Zohra a une nourrice qui possède un logement qu'elle achètera auprès de l'Opgi. La nourrice prend soin des enfants de Zohra qui lui rend la pareille. Cette dernière est atteinte d'un mal incurable. Sentant sa mort proche, elle offre l'appartement à Zohra qui pleurera le décès de cette généreuse nourrice qui a une soeur qui ne lui a jamais rendu visite surtout durant les mauvais jours de sa maladie. La pauvre Zohra se démenait follement. Elle faisait preuve d'une disponibilité à toute épreuve qui faisait (déjà) des jaloux dans l'entourage de la vieille malade.
Avec l'apparition de la soeur, les ennuis commencent pour Zohra laquelle, reconnaissante, offre une occasion en or à un membre de la famille de la défunte en lui rédigeant un droit d'occupation de... quarante ans. La bénéficiaire a soixante ans! Puis tout se précipite. La cupidité s'ajoute à l'ingratitude et à la hogra. Menaces, pressions pèsent sur Zohra qui accepte avec plaisir de se concerter avec un seul membre de la famille de la défunte. Ce membre sera l'auteur d'un abus de confiance. Il est mis sous mandat de dépôt, avec un dossier corsé bien ficelé. De quoi permettre à Naïma Dahmani cette merveilleuse présidente de la section correctionnelle surtout qu'elle a aiguisé ses «armes» au parquet de Hussein-Dey (cour d'Alger) durant de longues années judiciaires. Et la police judiciaire ne lui fait jamais d'ombre. Elle connaît son métier par coeur. Elle aime le port de la robe noire et n'a jamais eu de problèmes ni avec les justiciables, ni encore moins avec les avocats dont certains trouvent la jolie présidente, tolérante.
En effet, Dahmani a le secret doigté d'aller droit au but. Elle ignore les temps morts, les inutiles pertes de temps et autres balivernes freinent les débats.
Puis l'inculpé entra dans un long monologue en vue de faire amende honorable en expliquant qu'il a fauté, qu'il regrette tous les désagréments causés à sa famille et à la honte d'être incarcéré...Devant la tolérance (calculée) de la présidente, il a tout tenté. Il a même eu des mots «gentils» en direction du représentant du parquet: «Je sais que l'on vous appelle «injustement» l'enfonceur, mais ce jeudi, vous allez être mon «sauveur?» articule-t-il alors que le jeune procureur a eu un rictus éloquent. Devant la formidable Dahmani, la juge, il se met à table. Il a fait acte de repentir, a salué Zohra qu'il a escroquée en «bouffant» la somme de 160 millions de centimes qu'il promet de rembourser tôt ou tard. (Le fera-t-il?). Il espère ainsi s'en tirer face à la redoutable action publique.
«De toutes les façons, elle est toujours dans le domicile de ma tante, la défunte. Elle n'a rien perdu.» Le procureur requiert un an ferme en étalant ses rudes arguments que la loi punit avec beaucoup de rudesse...
Maître Malia Bouzid plaide le dossier, se dit heureuse que l'inculpé d'abus de confiance ait reconnu sa bêtise. Et le délit en question relève de la section 3 du chapitre III: crimes et délits contre les biens du
titre I: crimes et délits contre la chose publique.
L'article 376 du Code pénal dispose que: «Quinconce de mauvaise foi détourne ou dissipe au préjudice des propriétaires, possesseurs ou détenteurs, des effets, deniers, marchandises, billets, quittances ou tous autres écrits contenant ou opérant obligation ou décharges qui ne lui ont été remis qu'à titre de louage, de dépôt de mandat de nantissement de prêt à usage, ou pour un travail salarié ou non salarié, à la charge de les rendre ou représenter ou d'en faire un usage ou un emploi déterminé est coupable d'abus de confiance et puni d'un emprisonnement de trois mois à trois ans et d'une amende de 500 à 20.000 dinars.»
Puis l'avocate de Chéraga de s'appuyer sur des anecdotes réalisées au cours de sa longue carrière à la barre avant de réclamer l'indulgence de la juge très attentive par ailleurs et probablement touchée par l'excellente intervention du conseil de l'inculpé qui devra patienter une semaine avant d'être fixé sur son sort, surtout que Sarah Tabarout, la procureure, encore ébranlée par le décès de son valeureux papa, suivait assidûment les débats et ses demandes allaient en droite ligne avec le respect de la loi, sans état d'âme, car il faut vite le préciser, Tabarout est une excellente magistrate qui a besoin de confiance pour pouvoir monter, monter, monter...

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