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En l'absence du dialogue

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A «Horizon Bleu» de Staouéli (Alger) les antagonistes sont des Algériens dont les ancêtres allaient vers la Djemaâ...

Le procureur réclame deux ans d'emprisonnement ferme et une amende. Maître Amine Lezzar, le jeune défenseur des deux inculpés, regrette qu'une histoire de voisinage opposant des cadres résidant dans une même cité - une des plus agréables du pays - pour grossir les faits établis certes, mais pas aussi dramatiques car comme l'a souligné un témoin «notre cité est gérée de la même manière qu'un village du Djurdjura».
Sur ce détail, Katia Allache, une Berbère racée, acquiesce et lance un commentaire plutôt flatteur en direction de la «Djemaâ» et elle a bien raison.
Le jeune défenseur a tenté de démolir le faux à propos du cachet: «Ce cachet ne comporte pas la griffe de l'Etat. Il a été commandé juste pour la remise d'un bon de décharge, en somme. Ces gestionnaires bénévoles n'ont aucune intention de détourner le moindre centime.
Quant à la diffamation, le conseil rit et sourit avant d'asséner: «Mes clients ont été relaxés ici à Chéraga et le verdict a été confirmé à Tipasa. Mieux!! Il n'y aura même pas de résultat pour ce qui est du pourvoi car le parquet ne va pas créer l'encombrement à la Cour suprême surtout que son représentant n'a réclamé que l'application de la loi», a conclu Me Lezzar qui prendra acte de la date du prononcé du verdict avant de grimper au deuxième étage en vue de déposer une requête auprès des services pour une autre affaire, plus épicée, plus salée.
Il faut dire que ce dossier «noir» n'arrange pas la justice, qui a autre chose à faire. Le voisinage recommandé par l'Envoyé d'Allah (Qsssl) devait se retirer et ouvrir une autre porte pour une parfaite entente. C'est surtout une question de dialogue car des cadres qui vont à la barre devraient beaucoup réfléchir avant d'aller au-devant d'interminables échanges de mots qui aboutissent aux... maux! Et ester est en soi un mal.
Demandez donc à cette magistrate en retraite et au banquier s'ils ne regrettent pas leurs ires... gratuites.
Badaoui est le 1er qui tente de maîtriser ses nerfs et s'exprimer avec beaucoup d'angoisse car il n'a jamais supporté ces poursuites.
«Ce monsieur vous poursuit pour avoir perçu des sommes non existantes sur le contrat de location. Qu'avez-vous à dire?» murmure avec un accent énervé Katia Alliche, la juge qui le rappelle à l'ordre et lui demande de rester dans la diff et le sujet.
«Tout ce qui nous est arrivé, c'est la dissolution de l'Eplf qui a semé le désarroi.
Nous avions cru bien faire. Une A.G a été appelée à la rescousse et j'ai refusé de prendre la tête de ce comité de la cité. Et lui-même a si bien insisté que j'ai cru bon de prendre les affaires courantes de la résidence. Je n'ai jamais eu l'intention d'accaparer en droit cette cité.» Il s'adresse après à son adversaire. Katia Alliche bat des cils: «Adressez-vous au tribunal, SVP!».
Il raconte tout et longtemps avec force détails. «Qui s'est occupé de la bonne tenue d' «Horizon Bleu»? C'est l'AG. Qui a ramassé les ordures? Qui a veillé à ce qu'aucun étranger n'entre à l'intérieur de la cité? C'est tout ce que je mérite? C'est clair ce qui s'est passé! Il n'y a rien d'autre!
Je n'ai pas voulu suivre mes collègues et l'ester en justice. C'est indigne d'intellectuels chargés de gérer une cité. Quant à l'argent, il y a des reçus et le fric est à l'abri dans un coffre-fort?
Pourquoi ne sommes-nous pas dix poursuivis? C'est une affaire personnelle!» Il tourne la tête vers le RMP qui suit tentant d'accrocher les délits.
Badaoui rappelle le courage du boss d'un canard qui s'est présenté devant le juge pour témoigner de ce qu'il raconte depuis dix minutes.
Le second inculpé a du mal à s'exprimer avec l'accent de la région de la Haute Kabylie et par la force des choses répond en... français. Katia est tolérante mais pas trop et donc elle ne tardera pas avec lui enfin libéré de la barre.
Maître Tahar Khiar, le premier conseil des victimes, a martelé «qu'une magistrate est protégée même en retraite».
Puis, il balança un tir nourri en direction des inculpés accusés de harceler le couple plaignant. Un docteur et une magistrate en retraite que beaucoup de collègues respectaient et respectent pour leur droiture.
Après avoir expliqué tous les coups fourrés, l'avocat de Hussein-Dey s'attela au dysfonctionnement du comité qui a exercé sans agrément. «Même avec un cachet, l'association n'est pas légale!»
«Il y a diffamation comme il y a faux et usage de faux», a conclu le défenseur qui cèdera sa place au bâtonnier Mustapha-Farouk Ksentini qui, comme toujours, s'est voulu bref juste pour ne pas ignorer Allache réputée comme tolérante surtout qu'elle a eu la «gentillesse» de laisser Me Khiar effectuer une grande revue de presse en lisant les articles sur «Horizon Bleu» parus sur divers canards.
Les deux millions de dinars de dommages et intérêts sont réclamés par les victimes. «Madame la présidente, lorsque les faits sont clairs, je n'aime pas trop faire perdre son temps à la justice qui a autre chose de plus malheureux à traiter», dit d'emblée Ksentini qui se dit outré par les dépassements commis par les deux inculpés qui ne sont pas qualifiés pour s'occuper de la gestion de la cité: «Ils n'ont aucune qualité ni même élus pour se comporter de la sorte à l'encontre d'un couple d'intellectuels qui ont beaucoup dénoncé Mme Benziane qui n'a rien à voir avec le domicile au nom du mari et non de l'épouse», s'est écrié le bâtonnier qui a absout les journalistes à qui a été remis «un communiqué... verbal» de la part des membres du comité! L'intention délictuelle n'y est pas surtout que le journaliste a été grugé par les infos balancées par les inculpés.
En tout état de cause, Allache s'en est sortie. Et les inculpés tout comme la victime présente, aussi. Ouf! Une semaine après, le verdict est prononcé en faveur des deux inculpés.

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