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Très cher payé le divorce

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Nous n'allons tout de même pas souffler sur le brasier du non-paiement de la pension alimentaire.

Les violences faites aux femmes dont beaucoup de divorcées, n'ont pas de limites. Précisons de suite que toutes les femmes victimes de violences multiples, sauvages et inacceptables, ne déposent pas plainte. Le nom, la famille, le lieu de résidence, la phobie de voir une V.R. devant le domicile familial, font que certaines pauvres dames malmenées, humiliées, terrorisées, préfèrent aller vers d'autres sorties.
Et lorsque la justice est saisie, elle l'est généralement pour l'abandon de famille ou encore le non-paiement de la pension alimentaire, la «bête noire» des magistrats du siège souvent pris en étau au moment d'appliquer la loi, en l'occurrence, l'incarcération du mari coupable.
Ici, ce n'est guère la solution idéale. Des juges préfèrent brandir la menace du «ferme» juste pour permettre aux enfants d'être régularisés et donc se nourrir à satiété et éviter d'autres souffrances.
A la barre, dans ces histoires, on assiste à des versions de toutes couleurs, oui, tout: y compris la roublardise!
Lorsqu'une ex-épouse décide de «descendre en flammes» son ex-mari et père fauteur envers ses enfants, il ne reste que les «anges descendus» du ciel pour lui venir en aide. Imaginez une seconde que l'ex-réside à l'étranger, s'appuie sur les sentiments, le Code pénal, le parquet, le mandat d'arrêt, voire la transmission de fausse adresse de l'ex-poursuivi...
Il requiert une peine de prison ferme de un an.
Me. Boughaba revient rapidement aux faits et refuse de faire perdre son temps au tribunal qui n'ignore pas que l'ex-réside à l'étranger et tout le monde sait ce que cela veut dire. «Cela fait plus de quarante jours de détention abusive, c'est un peu trop pour quelqu'un qui apprend son divorce par un mandat d'arrêt...» murmure le conseil qui demande plus de lucidité dans cette affaire scabreuse minée, bâtie par une ex- rongée par la vengeance et l'ambition d'exercer en Europe. «La preuve? Elle est en Algérie pour cette semaine et elle est absente à la barre.
Elle aurait pu venir confirmer le versement du montant dû, affronter l'ex, nous prouver sa bonne foi même si elle a un statut de privilégiée, elle est plaignante et donc pas tenue d'assister contrairement à l'inculpé!» a sifflé le défenseur affecté par cette malheureuse situation.
D'ailleurs, l'absence de Samira va faciliter l'oeuvre orale de Hamid l'inculpé qui va jouer seul en répondant posément aux nombreuses questions d'une juge du siège plutôt attentive, sereine mais visiblement agacée par la présence au rôle d'une telle affaire qui aurait dû être réglée dans les locaux de la police judiciaire que les chefs devaient rappeler à l'ordre et éviter d'inestimables pertes de temps. Mais c'est comme ça. Que voulez-vous? La police reste la police et la justice est ce qu'elle est.
Et donc, la magistrate va au fond. Elle tente de saisir les tenants et les aboutissants de ce triste dossier, avec en toile de fond des enfants qui n'ont jamais demandé à voir le jour dans un tel couple. Un couple représenté ce jour par une moitié inculpée. Elle lui lance:
-«Vous aviez pris la résolution d'avoir des enfants. Vous aviez décidé de divorcer. Eh bien! Décidez-vous à régulariser vos enfants. Et ne répétez plus cette histoire d'adresses fictives.
Votre ex-épouse en a une et réelle celle-là. Envoyez les mandats tous les 27 du mois et reposez-vous!»
Hamid baisse les yeux. Il le fera vingt-six secondes, le temps de penser à ses enfants balancés au milieu des flots houleux du divorce.
Le procureur réclamera une lourde peine mécaniquement.
La défense est invitée à jouer son rôle.
Me Tahar Boughaba l'avocat de Hamid K. s'avance vers la barre et explique à madame la juge que l'ex peut récupérer son dû, en l'occurrence le montant de la pension alimentaire de son enfant vivant avec sa mère à l'étranger.
«Suite à un jugement prononcé par défaut (citation directe) mon client a fait l'objet d'un mandat d'arrêt et d'un an de prison ferme», signale l'avocat qui attire l'attention de la juge que cette affaire relève des tribunaux de Hussein-Dey ou de Bir Mourad Raïs, lieux de résidence des belles-soeurs du détenu, car la maman réside en Europe, avant le divorce.
Il demande donc l'incompétence. Le jeune procureur rectifie: «Ce dossier n'est pas sous la coupe de la citation directe mais d'une autre procédure. Le délit présent peut être traité ici ou ailleurs.»
Madame la présidente décide d'aller au fond. Le prévenu rappelle que le jugement du divorce a été prononcé par défaut.
«Je n'ai pas vu mon fils depuis six ans» Je n'ai jamais eu de nouvelles. Elle adressait les convocations et la notification à une adresse fictive. C'est pourquoi je n'ai jamais été au courant de la pension alimentaire. Le procureur ne veut rien savoir: «Lorsqu'on a un enfant on cherche après lui.» «On n'attend pas de notifications de justice.» Un lourd silence s'installe à la barre.

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