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Recul de la victime!

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Pour un magistrat du siège, écouter un revirement d'une victime ou d'un témoin, relève du sale cauchemar!

Drôle de dossier du pénal que cette bizarre affaire qui a valu un an ferme à Chéraga (cour de Tipasa) à propos d'un prétendu vol de portable sous la menace d'un couteau savamment placé par Ali. R, un voisin de la victime. Tahar F. visiblement mal à l'aise, très mal en point bafouillant à telle enseigne que l'avocate du prévenu avait «gauchement eu une expression piochée dans le vocabulaire des cliniques et hôpitaux psychiatriques. Oui, elle a eu l'outrecuidance de s'exclamer face à l'excellent Yahia Zitoun, le président de la chambre correctionnelle de Tipasa, solidement encadré de ses deux conseillers fraîchement débarqués: Hamouche et Zareb.
«Monsieur le président nous avons à nos côtés une victime pas en mesure de reproduire les faits imputés à mon jeune client qui vous a affirmé qu'il avait acheté ledit portable qu'il avait revendu sur place quelqu'un qui a lui-même re-revendu le phone!» ce qui avait alors poussé le redoutable Mohammed Khelafi, le procureur général à répliquer à l'avocate qu'elle venait de dépasser le «mur du son» en matière de «spéculation» en ces termes.
«Monsieur le président le parquetier que je suis ne peut en aucun cas laisser passer cette «appréciation» de notre chère consoeur qui ne peut évaluer les capacités mentales de la victime!» En d'autres termes, l'avocat général déniait le droit au défenseur d'ôter la robe noire pour enfiler le tablier blanc du... psy!
Il est vrai tout de même de signaler que l'avocate avait raison dans la mesure qu'avait pris le large de la «barque-contradictions» dans ses déclarations crachées à la barre. Alors une fois, il parle de menaces avec le couteau placé sur la hanche gauche. Une autre fois, il déclare avoir «remis le portable de son propre gré», une troisième déclaration lui permet de s'enfoncer lorsqu'il bafouille, cette phrase maladroite! «Je lui ai remis en mains propres mon portable, comme ça!»
Yahia Zitoun qui a vu d'autres au cours de sa déjà longue carrière, éclate de rire car la victime s'est soudain servie du pan de sa veste de survêtement pour s'éponger le front, le cou, le visage, les tempes, le cou noyé d'une sueur probablement «froide» car la victime avait sûrement mesuré le
désastre balancé à la barre lors de ces multiples déclarations contradictoires. Visiblement, la victime s'était excusée auprès du juge et d'Allah à qu'elle a rendu grâce et dévouement avant d'être alors invitée «paternellement» par le président qui lança une invitation en bonne et due forme:
«Victime, la cour s'aperçoit que vous n'êtes pas à l'aise à la barre. Approchez-vous du pupitre, placez vos bras, détendez-vous, respirez et racontez exactement ce qui s'est passé cette journée-là à 8 heures du matin au moment où vous vous étiez senti en danger!» dit le regard clair, Zitoun qui avait devant lui une quarantaine de dossiers à liquider juste après les détenus dont six occupaient le box solidement pris en charge par les armoires à glace de la Dgsn.
La victime s'appuya sur le pupitre, trois secondes, avant de s'éponger une énième fois la tête et le visage sans oublier la nuque et le cou.
«Vous continuez à transpirer?» demande le juge qui enchaîne qu'il y a un problème car la victime a été placée dans d'excellentes conditions pour aider la justice.
Effectivement, la victime continuait à bafouiller. Ce qui allait pousser le magistrat à lancer le plus sérieusement du monde.
«Victime. Ce jeune est en détention et a été condamné à une peine de un an ferme à la suite de vos seules déclarations. Au tribunal, on a suivi vos déclarations. Ici aussi, nous pouvons vous suivre mais il y a avant tout Allah qui sait tout, voit tout et note tout. Vous êtes le seul à empêcher une injustice. Si ce jeune vous a acheté le portable, dites-le, s'il vous a réellement volé, dites-le, si vous lui aviez offert votre bien dites-le. C'est le moment, la cour a le devoir de vous rappeler Allah, car elle ne peut continuer indéfiniment à poser la même question.»
Dans la salle, les rires avaient cessé. La solennité avait repris le dessus et les débats allaient s'accélérer et pousser Zitoun à ouvrir les yeux pour ne pas s'éterniser sur ce malheureux dossier où la vérité s'était diluée dans le revirement de la victime-témoin qui ne sait plus s'il y a eu un couteau dans son récit ou pas.
Et le président décida de mettre en examen le dossier venu du tribunal avec des brumes pour se retrouver à Tipasa en plein... FOG!

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