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Et les recommandations du Prophète?

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Prenez n'importe quel voisin en guerre. Il évoquera l'Envoyé d'Allah (Qsssl) sans le suivre à la lettre!

Le prévenu de menaces aggravées par le brandissement d'un couteau volontaire à l'encontre de Fatima, avocate de son état, s'était présenté mardi devant le trio Ali Aït Akache-Brahimi-Soraya Benhamiche, en vue de vider son sac, car il a affirmé à plusieurs reprises, être le musulman qui refuse de se taire devant l'injustice, la hogra et les comportements hideux des voisins.
Il n'a eu de cesse, sous sa très belle barbe, très bien taillée et propre, d'attirer l'attention des magistrats et de Mohamed Kessar, le procureur général, sur «l'impunité qui règne dans notre société»! Le comble, c'est que le prévenu parle sous le statut qui n'est pas le sien de... plaignant.
La tolérance excessive du juge a permis au prévenu - relaxé par le tribunal de Bab El Oued - de s'adonner à son «sport» favori: l'insinuation et les innombrables insinuations. Pour parler des drogués, il dit «les gus». Pour lancer le mot «criminels», il prononce «les gars». Et comme pour enfoncer le clou, il a complètement évité d'aborder les délits, ce qui a grandement dérangé et la victime (l'avocate) et son avocat Maître Abdeljalil Mokhtari qui a pourtant vivement protesté, surtout lorsqu'il plaidait avec des interruptions émanant du prévenu qui ignore tout des us et coutumes des juridictions pour ce qui est du respect du Code de procédure pénale. Mohammed B. est ce genre de gars collé aux versets et hadiths, surtout ceux qui l'arrangent.
Il a fait mieux. Depuis le début des débats, il n'a eu de cesse de s'adresser à Aït Akache en le nommant: «Maître» (ousted) au lieu de président (raïs) et le comble de l'ironie, Mohammed Kessar, le procureur général, devait regretter de ne pas avoir la police de l'audience pour corriger le prévenu et le faire dire «président» et non «Maître».
M'enfin! Passons pour nous attarder encore une fois sur ces dossiers qui encombrent les audiences, les rôles et les magistrats. Un dossier de cette nature n'aurait jamais dû sortir du tiroir de la sûreté urbaine ou, au plus, de la sûreté de daïra. Il y a comme une fâcheuse impression d'une course aux statistiques qui demeurent l'ennemi n°1 de la justice. Que représentent deux rapports hebdomadaires avec des infractions dont l'importance ne mérite pas d'aller jusqu'au parquet.
A quand les examens de dossiers de proximité?
La réforme contient tout. La jurisprudence, le pouvoir discrétionnaire, le classement de dossiers «insignifiants», la dépénalisation du délit d'émission de chèque sans provision, voire (ô comble de proposition censée!) la dépénalisation de la consommation de came, car la répression avec ses lois et notamment la 04/18 du 25 décembre 2004, relative à la prévention et à la répression de l'usage et du trafic illicites de stupéfiants et de substances psychotropes, surtout que l'immense majorité des magistrats ne semble pas maîtriser certains articles, dont l'interprétation ne prête à aucune équivoque. Donc, cette histoire de menaces à l'aide d'une arme blanche qui a vu le tribunal débouter la victime, une avocate, ne devait donc pas sortir de Bab El Oued, ce qui d'ailleurs a poussé Maître Hamlaoui Benchouche de Baraki à s'exclamer: «Un avocat n'a pas le droit de se plaindre d'être victime, et encore moins partie civile et réclamer des dom-mages!».
Oui, ce M.Mohamed B. Z. R. est venu avec le statut de prévenu et a quitté la cour d'Alger vers 16h50 avec celui de... victime «morale». Un comble, surtout qu'il a largement eu le temps de faire un très long monologue. La preuve? Avant de montrer la largeur de ses épaules (Allah bénisse), il a remercié la cour de lui avoir permis de tout dire, surtout qu'il n'était plus assisté d'un conseil (ceux d'Alger ont refusé par souci de solidarité et de confraternité)...
Invité à prononcer le traditionnel dernier mot que la loi permet, le prévenu, qui n'était pas ravi des demandes de Kessar (aggravation de la peine demandée par le collègue de Bab El Oued), allait carrément se lancer dans une véritable «plaidoirie» permise par le juge qui n'a, à aucun moment, manifesté son désaccord avec le piétinement de la loi.
En effet, il quitte la barre en marche arrière, vite rejoint par sa moitié (dans tous ses états). Il parlera longtemps. Et au niveau de la porte de sortie de la salle d'audience, il dit haut et fort: «Je me couperais la langue si je devais me taire.» Cela a suffi pour que l'avocate-victime brune revienne à la barre comme pour réclamer la protection de la cour après ce qu'elle avait compris comme 'menacer'' de lui couper la langue. Et Ali Aït Akache, en bon père de famille, allait compléter: «Non, il a parlé de sa langue. Nous l'avons entendu et compris!».
Au même moment, un policier de 1,88 m quitta le box pour se lancer derrière le prévenu qui balançait encore des calembours, histoire de se prouver encore une fois qu'il se f... des us et coutumes des juridictions.
Il faut vite revenir aux faits qui se sont déroulés à la sortie nord de la forêt de Baïnem où réside Fatima L., une avocate qui a en face un seul voisin près d'une aire de jeux. Au cours de sa plaidoirie fouillée, il a expliqué que M.Mohamed B., la quarantaine, a squatté les lieux avant d'entamer une série d'actes malveillants pour intimider sa voisine pour qui il n'a que mépris et colère. «Le ton est monté le jour où le courant avait été coupé. Cet acte est venu s'ajouter au jet de pierres et autres sarcasmes grossiers, car il a reconnu qu'elle avait un accent oranais (avec une connotation «idiote»). «Non, Monsieur le président! Ce prévenu a été ménagé lors du jugement. Le PV d'audition du témoin a disparu et les attendus vidés de tout bon sens... et Maître Mokhtari de regretter l'impunité totale dans laquelle baigne le prévenu qui a dit devant vous que cette avocate ne sait même rédiger une requête! C'est trop, oui trop!» conclut l'avocat qui prendra acte de la date du verdict.

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