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Les juges, les sots et les cupides

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Ce qui est tuant pour un magistrat, c'est de traiter un dossier qui aurait dû l'être côté «flics».

C'est devenu une régulière habitude de crier notre douleur pour dire et - écrire - que la justice a autre chose à faire qu'à s'occuper de dossiers qui devraient commencer et finir dans le tiroir de la police judiciaire.
Mais comme la police judiciaire est devenue une «légende», pointons plutôt l'index en direction du «chef»: le parquet.
Depuis plusieurs années, les malsaines coutumes veulent que dès son installation, un parquetier s'adonne au sport favori du ministère public: les statistiques! Question: y aurait-il une âme charitable pour nous fixer sur l'utilité des chiffres et nombres alignés - et preuves à l'appui? oui, SVP.
Il y a des débats utiles à rapporter au lecteur, surtout ceux tournant autour d'escroquerieet où des agences immobilières sont impliquées qui ne connaissent pas d'issues. Et ce, par la faute d'errements d'un greffier ou d'un magistrat instructeur qui ignore que AÏn Allah relève de Dély Ibrahim, qui relève, elle, d'Alger, alors que Chéraga c'est la cour de Tipasa et ce, depuis un peu plus d'une année!
Chahrazed K. et Mohamed H. sont debout devant la présidente du pénal. Mohamed est victime d'escroquerie de la part de cette demoiselle excitée à la barre et la voix franchement étranglée par l'émotion et la trouille car, inculpée, et risquant gros. Elle explique qu'elle avait reçu une proposition d'une avance (petite) de cinq millions de centimes pour l'acquisition d'un lot de terrain.
«Quinze jours plus tard, il téléphone pour annoncer le refus d'achat du terrain», a-t-elle dit, en précisant que les arrhes ne sont pas remboursables. Le magistrat l'arrête pour rappeler à l'inculpée qu'il avait trop attendu et c'est pour cela qu'il s'est désisté. «C'est impossible, puisqu'il n'avait pas toute la somme à verser.»
Encore une fois, nous couvrons des débats où la mauvaise foi, le mensonge, les dribbles, les faux-fuyants, les mots non-dits et autres tergiversations comme stars du jour», siffle une avocate.
Mohamed, lui, a raconté qu'il avait répondu à l'annonce. Après s'être fixés rendez-vous, ils s'étaient rendus à Bouzaréah pour une visite des lieux.
«Puis, je n'ai rien vu comme papiers». Puis, il apprend au tribunal qu'ils avaient attendu vainement une procuration de cession de France où réside le propriétaire. Deux mois de va-et-vient ont eu raison de ses nerfs, puisque cette histoire d'arrhes est née lorsqu'ils ont vu qu'il était «cuit» et prêt à casquer. Puis, tout le monde s'est éclipsé et le fric aussi, tout comme le numéro du portable.
Il faut vite souligner que depuis un certain temps, l'escroquerie est devenue une gymnastique locale, notamment au centre du pays, depuis Bouira à Ténès, en passant par Médéa, Blida, Rouiba et Bab El Oued.
«Puisqu'il n'a pas vu de papiers, pourquoi a-t-il effectué le versement des arrhes?» coupe la prévenue. Et la victime de rétorquer au vol: «Vous m'aviez assuré que les papiers ont été égarés. Vous m'aviez eu de cette manière, puisque j'ai encore versé trois millions», marmonne la dame, le coeur plein, alors que son conseil était debout entre le procureur et les confrères assis dans le périmètre droit de l'aire du ministère public, dont le représentant semblait suivre sans trop donner l'impression qu'il allait casser la baraque en sa qualité d'avocat de la société...
L'avocat de la partie civile, mi-rassuré, mi-inquiet, est allé dans le sens de l'escroquerie et il est sûr de son fait: «Il y a délit et nous demandons à titre de dommages et intérêts la somme de 180 000 DA et
200 000 autres, outre le cautionnement».
Malgré un froid de canard hivernal, le procureur, flétrit l'acte en lui-même, les multiples dérobades de l'inculpée mais crée la surprise en demandant l'incompétence territoriale. Or, sous l'effet surprenant, l'avocat de la prévenue, s'accroche au fait que la cité de Aïn Allah relève du tribunal de Bir Mourad Raïs et non de Chéraga. Puis elle constate que cette affaire relève du civil et non du pénal. Elle réclame enfin la relaxe de sa cliente qui n'a été que l'intermédiaire dans cette affaire, à défaut de l'incompétence. «Pourquoi donc cet acharnement?» siffle-t-elle, plutôt l'esprit tourné vers...
Le président délibère sur le siège et décide l'incompétence. Rendez-vous à Saïd Hamdine où s'élève le tribunal de Bir Mourad Raïs (cour d'Alger) qui demeure une des juridictions les plus exiguës du pays, car c'est un tribunal qui a l'envergure d'une cour avec d'immenses et tentaculaires agglomérations dont Bouzaréah, Hydra, El Biar, Rostomia, Les Sources, Voirol, Sidi Yahia, Bir Mourad Raïs-Centre et autres Gai Soleil, Val d'Hydra, Ben Aknoun, les Deux Bassins...

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