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Pas sans les originaux

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Une chronique judiciaire peut être bâtie autour de demandes pertinentes et légales...

Maître Kinza Lemlikchi, l'avocate de Bab El Oued (Alger), s'était déplacée à Tipasa en vue d'effectuer une demande réglementaire en droite ligne avec le respect de la loi.
Elle sait que le seul moyen de critiquer le verdict révoltant ou mauvais de la juge de Chéraga qui a encore une fois fait des siennes en passant à côté de la plaque, est d'interjeter appel. Elle sait par expérience que trois magistrats de la cour ont six yeux et six oreilles au lieu de deux et deux du tribunal. Et ce qu'a fait la magistrate qui a condamné Abdi, le client de Maître Lemlikchi à une peine d'emprisonnement de un an ferme pour une... photocopie d'un chèque est inouï! oui, Cela s'est passé sous l'ère de Tayeb Louh, le ministre qui a ouvert ses bras vers les magistrats dont certains semblent s'être accommodés aux bastonnades de Ali Badaoui l'ex- inspecteur général et de Tayeb Belaïz qui avaient leurs raisons avec leur dure politique qui a vu 111 juges et procureurs à terre suspendus ou radiés...
Il est franchement inconcevable que les trios passent leur précieux temps à raccommoder les... trous effectués par des juges de tribunaux étourdis pour ne pas écrire autre chose!
C'est dans cet esprit que l'avocate de Bab El Oued a demandé poliment aux membres de la Chambre correctionnelle de Tipasa outre le président Hamoud Benhaoua qui vient du Grand Sud où il a passé huit années, les deux conseillers Med Salah Bouaziz et Mme Samia Boudjellal, très attentifs, de reporter les débats opposant l'industriel Abdi à sa locatrice Zohra Sahnoun qu'il poursuit pour faux et usage de faux, faits prévus et punis par les redoutables articles 219,220 et 221 du Code pénal. Des articles relevant de la section IV: «Faux en écriture privée de commerce ou de banque», et où il y est question d'un emprisonnement d'un à cinq ans et d'une amende de 500 à 20.000 DA pour toute personne qui de l'une des manières prévues à l'article 216, commet ou tente de commettre un faux en écriture de commerce, ou de banque (ce qui est le cas dans ce dossier)...»
Il faut surtout souligner que nos magistrats souvent prompts à critiquer des termes qui leur semblent «obscurs» savent qu'avec le chapitre VII évoquant «les faux», inspiré et «pondu» par le titre I: «Crimes et délits contre la chose publique», la loi ne peut qu'être appliquée dans toute sa rigueur. Et ici appliquer la loi dans toute sa rigueur n'est pas de condamner un inculpé sur une simple photocopie d'un chèque. Heureusement que pour le frais condamné et son avocate, l'unique moyen de critiquer l'attitude du juge du tribunal est d'interjeter appel. Cette pratique des plus saines et des plus simples consolide l'indépendance du juge qui reste loin de toute pression et de tout interventionnisme cela écrit-il nous semble inhumain qu'un magistrat du siège persiste dans des décisions honteuses qui donnent la nette impression que ces verdicts «injustes aux yeux des condamnés poussent les gens à la révolte. Heureusement, l'appel, voire la cassation barrent ce tortueux chemin de ce délit: «Révolte.»
Et dans son esprit, Maître Lemlikchi allait conforter son client Abdi qui était débout à sa gauche jusqu'au moment où le président avait senti qu'une demande «pendait dans l'air».
Et lorsque Benhaoua, ce magistrat du siège, qui a, à un moment donné de sa carrière dit: «Non à la mafia» avait été expédié sur... Ilizzi alors «zone réservée aux punis et autres résistants à l'interventionnisme.
Heureusement en 2015, le Sud a été réhabilité et est devenu une zone privilégiée. Devant son aîné d'adversaire, Maître Lemlihch s'avance sa chevelure noire telle une mûre noire et articule en fixant les trois magistrats:
«Mon client a fait l'objet d'une méprise au tribunal Nous réclamons donc les originaux et reçu signé par Mme Sahnoun et le chèque payé par la banque. Sans ces deux précieux documents, vous ne pourrez pas trancher» dit-elle l'air austère car elle sait ce que risque Abdi.
Maître Mohammed, l'avocat de Sahnoun tente de s'opposer. Tout frais, le jovial Nabil Doukani, le procureur général, lui trouve la demande fondée.
Le président consulte son calendrier avant d'amener la date du procès: jeudi 19 mars 2015. Maître Lemlikchi est satisfaite alors que le fils de Mme Sahnoun ne cesse de crier à l'injustice de la part de... Abdi qui prit le chemin de Chéraga, songeant à ce qu'il allait vivre le 19 Mars, cette historique date pour l'Algérie: celle du cessez-le-feu et donc de la victoire du peuple algérien contre l'armée la plus sauvage du XXe siècle, les paras tortionnaires en tête que personne ne peut oublier dans l'Histoire!
Rendez-vous donc jeudi pour voir la justice être rendue...
A signaler que l'avocate a appuyé sa demande en remettant un écrit en bonne et due forme.

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