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"Je veux ma villa!"

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Exaspéré d'endurer la misère des procédures judiciaires, Ali Khedim a crié aux juges: «Makhdouma!» brrrrr...

A voir la tête du justiciable Ali K. qui court depuis onze ans en vue de récupérer sa villa - dans le sens propre du terme - à l'Appreval (Kouba, Alger), on avait l'impression que ce Ali allait entrer au... Paradis! En effet, sa jovialité était doublée d'une éclatante joie toute fraîche car il venait de quitter la salle d'audience de la cour d'Alger où il avait pris la résolution que ce dimanche était le bon pour prendre de court les «empêcheurs de laisser la justice suivre son cours» ou si vous voulez, les saboteurs de la réforme, surtout si une victime ne demande que justice.
En effet, le trio Meriem Touil, Slimane Aïch et Omar Khefach a eu, en ce début de la semaine de fin mars 2015, une heureuse occasion d'avoir en face un justiciable pas facile à manoeuvrer ni à mettre à la porte. Un justiciable qui crie au complot! Convaincu qu'un président de chambre «foncier» d'une intégrité irréprochable qui est solidement assisté d'une merveilleuse Touil et d'un attentif Khefach, Ali K. s'était avancé seul à la barre pour s'enquérir du dossier enregistré le 24 décembre 2014, soit 95 jours sans que l'adversaire ne se soit présenté ni qu'une quelconque citation ne soit balancée.
Sentant le complot et s'étant aperçu que l'avocat de son adversaire demande à ce que le dossier soit reversé au rôle, Ali K. s'écria: «Monsieur le président, je vous...» dit, la face rouge, Ali K., vite interrompu par Aïch, le juge: «Qui êtes-vous pour vous permettre de troubler l'audience et ce, sans un avocat? Que se passe-t-il?» - Ali K. dit oui qu'il venait de friser l'outrage à la cour, mais avait vite fait de se précipiter à la barre pour vite dénoncer le complot des malintentionnés: «Il y a ici à la cour et derrière vous, cette affaire est 'ficelée'' et bien ficelée, monsieur le président, et je refuse d'être égorgé debout.»
Un lourd silence noya la salle aux trois quarts pleine avec un nombre impressionnant de robes noires. Ali Khedim venait de s'apercevoir qu'il tenait le bon bout et que son message de «détresse» avait été reçu 5/5 par un Aïch dont l'attention est à louer. Oui, les magistrats aussi avaient compris et saisi que Khedim, en s'exclamant: «Makhdouma!» ne diffamait pas. C'est l'énergie du désespoir qui l'a poussé à piétiner les us et coutumes des juridictions, pousser la porte du devoir de réserve en vigueur dans les salles d'audience et crier sa douleur: «Je suis au milieu d'une mafia!».
Sur ce, le magistrat allait remettre en douze mots l'avocat de la partie civile qui ne s'est jamais présenté à la barre, histoire de faire traîner les choses... et au passage, les attendus de la cour. Devant la victime qui ne voulait pas s'arrêter de demander la «radiation» de cette pseudo affaire, le président s'écrie: «Ça suffit! Depuis janvier 2015, ce dossier traîne et la justice ne peut aller au-delà. La cour va rendre justice et sans tergiversations. Oui! Maître, ça suffit!» a lancé le juge qui a compris la victime...
Ali Khedim, qui court depuis onze ans, crie sur tous les toits que son adversaire est une fonctionnaire du ministère de la Justice (pas une magistrate), qui a pignon sur tout et la main sur tous ceux qui manipulent ce dossier du foncier. «Je suis fatigué de voir cette levée de boucliers à mon encontre et les trois quarts des magistrats du tribunal où il a pris naissance jouent au chat et à la souris avec moi. Même ceux qui sont partis ailleurs, tirent les ficelles. Trois procureurs généraux et plus de présidents de la cour d'Alger sont passés, et les mêmes «haies électrifiées» se dressent sur mon parcours. J'ai déjà rendu visite à l'Inspection générale où les cadres sont certes, sympathiques, visiblement honnêtes, mais inertes devant l'activité débordante de mon adversaire Fatima Kalfat qui a sorti de son chapeau un... lapin nommé «tierce personne». Une tierce quoi, juges? Répondez-moi ce dimanche 5 avril 2015. Vous aurez rendu service à la justice. «Radiez l'affaire SVP!»

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