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AFFAIRE BELLIL

Le temps de la vérité

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L'ex-magistrat poursuivi à Blida pour «parti pris» n'est autre que celui qui fut l'immense président du Conseil d'Etat et donc la crème de la magistrature.

Mardi 21 avril 2015, la salle d'audience du tribunal de Blida sera probablement pleine de curieux pour voir de près un ex-magistrat rendre compte des délits qu'il a commis en 2006 en plein examen d'un dossier épineux mettant face à face l'Epsr de Chéraga à ses adversaires qu'il combat depuis maintenant près de... 35 ans durant lesquels des hauts et des bas de la justice ont été constatés.
Et l'ex-magistrat poursuivi à Blida pour «parti pris» n'est autre que celui qui fut l'immense président du Conseil d'Etat et donc la crème de la magistrature.
Or, au moment des faits, alors que la réforme avait entamé la pose de marbre plus glacé que les pieds de certains magistrats, on jouait dans presque tous les niveaux de la justice.
Le secteur prioritaire du programme du président de la République était manipulé à tout-va. Nos magistrats, qui avaient à l'époque la tête à la formation continue, au relèvement du salaire et autres multiplications de juridictions voyaient des «choses» se passer avec, entre autres, des fourberies, de la tromperie, et comme avait crié à l'époque Linda Sadeloud, alors jeune juge du siège: «Je n'admettrai aucunement d'actes d'adultère!».
Le forfait commis par Ahmed Bellil avait consisté en un acte contre-nature contre sa propre «famille»! La magistrature oui, le grand Bellil s'était amusé, voyant (peut-être) que son pays était une «République bananière» et que les victimes s'allongeaient pour tendre le cou à la lame effilée de la mafia, à créer un «faux» grotesque en remplaçant le président de l'audience du 8 mai 2000, Koroghli par Mahdadi, car le premier nommé était à Paris en mission officielle pour participer à une conférence où le droit était roi.
L'instruction très fouillée menée de main de maître a permis de relever que Ahmed Bellil avait déclaré avoir rendu une ordonnance le 8 octobre 2000 en vertu de laquelle il a désigné Mabrouk Mahdadi (témoin au procès) pour présider l'audience du 8 mai 2000 et non pas les autres affaires qui ont été statuées à la même audience, relatives au même litige, soit les affaires suivantes.
Or, le poursuivi avait signé une expédition dudit arrêt pour prétexte d'être conforme à l'original.
Cependant, elle n'est pas conforme à l'original puisque l'arrêt est rendu à l'audience présidée par Mahdadi, et le nom de Mokdad Koroghli est cité comme président, ce qui constitue un faux, mais ce délit ne sera pas retenu par la Cour suprême qui n'a pas constaté de faux dans des écritures publiques.
Par contre, elle a retenu le délit de «parti pris» selon l'article 132 du Code pénal et mettra enfin un terme dans cette course dans la «savane» de la cachotterie, car il est rare d'attendre 15 ans avant d'envoyer un inculpé devant le pénal.
Et les termes de cet article de loi qui prévoit une peine «d'emprisonnement de six mois à trois ans et de 500 à 1000 DA pour tout juge ou administrateur qui se décide par faveur pour une partie ou par inimitié contre elle».
Le fait cependant reste que, tant que cette affaire n'est pas encore jugée, Ould El Hocine devra encore attendre de récupérer ses biens mobiliers et immobiliers comme décidé 16 février 1997, ainsi que l'annulation de la décision interministérielle du 21 octobre 1987 en vertu de laquelle son entreprise est transformée en une société publique.
Et sur ce point, la restitution de tous les biens du plaignant Ould El Hocine Mohamed Chérif qui attend donc que, enfin, justice se fasse. «Certains de mes amis m'ont conseillé depuis longtemps de m'adresser à la justice étrangère, mais j'ai refusé car mon honneur est que ma justice, celle pour laquelle j'ai combattu aux côtés des martyrs et mes compagnons encore en vie, soit la seule à me satisfaire», a conclu Ould El Hocine.

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