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Trois flics au violon

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Trois jeunes AOP croupissent en taule pour avoir piétiné le règlement intérieur de la Dgsn!

Encore un procès où des jeunes croupissent en taule pour une grave faute administrative, loin de...
Trois policiers détenus, des avocats décidés, un procureur serein, des familles catastrophées étaient témoins de la sage détermination de Bahia Allalou-Tabi, la juge expérimentée de Hussein-Dey (cour d'Alger) à entendre coûte que coûte le journaliste mêlé aux foudres des termes de l'article 301 (loi n° 82-04 du 13 février 1982) qui dispose: «Les médecins, chirurgiens, pharmaciens, sages-femmes ou toutes autres personnes dépositaires par état ou profession ou par fonctions permanentes ou temporaires, des secrets qu'on leur confie qui, hors le cas ou la loi les oblige ou les autorise à se porter illico-presto dénonciateurs, ont révélé ces secrets, sont punis d'un emprisonnement d'un à six mois et d'une amende de 500 à 5000 DA.
Toutes les personnes ci-dessus énumérées, sans être tenues de dénoncer les avortements dont elles ont eu connaissance à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions, n'encourent pas, si elles les dénoncent, les peines prévues à l'alinéa précédent, citées en justice pour une affaire d'avortement, elles sont déliées du secret professionnel et doivent fournir leur témoignage.»
C'est curieux que dans cet article clair et net, le législateur n'a pas ajouté aux côtés des médecins, chirurgiens, pharmaciens, sages-femmes, les policiers, les gendarmes au lieu d'une expression «ou toutes autres personnes dépositaires...».
Car en fait, le procès met en scène trois très jeunes flics de la Dgsn qui ont filé un tuyau au journaliste ravi du petit scoop concernant les «marcheurs d'El Hamiz et autres policiers protestataires» à qui on avait promis une «caresse» au lieu d'un coup de gant d'acier. Or, il s'est avéré qu'une note émanant de la direction générale par intérim concernant une prochaine réunion de la commission paritaire en vue de «sanctionner certains policiers meneurs de la manifestation qui a ébranlé la Dgsn dont les agent du corps national de la sécurité avaient pris la résolution de crier leur ras-le-bol, surtout ceux de Bab Ezzouar et Kouba». Hichem B. Lakhdar et Abdelouahab D. Né en 1984 et dont l'avocat Maître Mohammed Djediat entouré de Maître Tahar Boukhari, avait dit que c'est un dossier quasi vide car la juge du jour est une excellente femme de droit et donc, l'examen de cette affaire allait se faire loin de toute passion, ni haine.
«Mon fils est entré dans la police pour servir et protéger, or, apparemment, il a servi et n'est pas, lui, protégé!» a pleuré une maman d'un des trois AOP détenus! «Oui détenus comme si étant jugé sous contrôle judiciaire était un risque pour la Sécurité nationale», a lancé un tonton d'un autre détenu. Mais le règlement de la Dgsn a été éclaboussé on n'y peut rien Maître Tahar Boukhari, Maître Mohammed Djediat qui étaient convaincus que le journaliste ne viendra jamais à la barre témoigner, préférant préserver la source - étaient plutôt confiants en la justice car selon eux, la Dgsn en machine broyeuse de tout ce qui touche aux principes cardinaux du règlement intérieur de la police nationale, n'y va pas de main morte - mais là, franchement... trois policiers ont «gaffé»? Eh bien, ils sont d'abord suspendus avec tout le chapelet de mesures propres à un flic démis de ses attributions. Mais l'inculpation est dure, selon les proches. Ensuite, il est poursuivi pour être entendu et être équitablement jugé sur le «délit» que retiennent pour le moment la Dgsn et son «chef», le parquet! Deux en un en quelque sorte sauf que la juge du siège n'a que le dossier, les parties, la loi et sa conscience pour effectuer son boulot. Et c'est en paix que Tabi décide le renvoi pour la semaine prochaine en espérant que le journaliste incriminé dans le bouleversement de la carrière des trois flics, à qui il est reproché d'avoir, oui, d'avoir divulgué des secrets à un journaliste algérien! Un comble! «Ah! le droit à l'information! Venant de la Dgsn on ne peut qu'être sceptique pour l'avenir dans la couverture d'événements organisés par Hamel et ses troupes!» a dit un journaliste agacé que Bahia Tabi, la présidente, insiste pour entendre le collègue qui a cueilli le «scoop» de la bouche des inculpés.
Une autre consoeur aussi a dit son amertume que de grandes institutions jouent encore aux cachotteries ridicules, «car à part l'atteinte à l'intégrité nationale et même à son unité, il n'y a pas d'infos tueuses». Dans la courette du tribunal qui fait office de «salle des pas perdus», les commentaires vont bon train. Un vieux retraité en veut terriblement au «gouvernement» qui ne fait rien pour protéger les «fonctionnaires» «tels que les jeunes policiers dont on n'en veut plus». Une autre dame exerçant dans les services des impôts a dit son dégoût d'entendre parler de départ en masse de cadres de plus de soixante ans d'un côté et de constater de temps à autre des «radiations» de jeunes employés: «on ne sait plus qui garder, qui renvoyer, qui éliminer de la Fonction publique ou encore qui remercier sans passer par la justice.» clôturera une jeune fille qui manie le micro dans une société nationale connue pour son sérieux. Et à la barre, à lui tout seul, Maître Djediat avait lancé un petit festival de droit: «Ces trois ados ne pouvaient pas, vu leurs grades (A.O.P.) s'emparer d'une lettre au contenu «confidentiel» ou encore «top secret» cette lettre ne pouvait pas quitter le tiroir de leur supérieur. «Il n' y a eu aucune divulgation d'un quelconque secret de la Dgsn qui demeure une honorable institution et personne ne peut éclabousser son aura ni son intimité» avait articulé l'avocat de Patrice Lumumba qui avait au passage rendu un vibrant hommage à Bahia Tabi la présidente qui a été encore une fois au sommet de sa réputation de juge du siège intransigeante mais souple, refusant comme toujours de dramatiser une situation donnée. Le verdict est attendu pour mercredi prochain....

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