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Laissez nos enfants en paix

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Jusqu'à quand va-t-on continuer à courir derrière la peau du... DRS?

Les dix heures de débats brûlants outre les trois heures de suspension d'audience dont quatre pour examiner les questions primaires et préjudicielles de Maîtres Belarif, Sidhoum, Bergueul, Bourdon, Merrah et Ouali Nabil méritent bien ce mardi une chronique qui peut édifier nos lecteurs sur la capacité de Tayeb Hellali, le président du tribunal criminel d'Alger, Ben M'hidi, le procureur général, à juguler les vagues argentées soulevées par à-coups par d'abord les fougueuses interventions du collectif d'avocats de Medjdoub Chani qui a passé la «corde au cou» de la machine judiciaire, l'empêchant d'avancer au bon moment.
Cela avait débuté par la volonté de la défense de Chani d'avoir à la barre les éléments de la PJ (entendez par là nos vaillants officiers du DRS que l'on cherche à abattre coûte que coûte, le juge d'instruction du dossier, outre sept témoins (nouveaux) capitaux.
Le tribunal criminel balayera la demande. et le moment le plus important de la journée du dimanche aura été l'intervention (gauche) de Maître William Bourdon, avocat du barreau de Paris qui a dit ni plus ni moins à la justice algérienne à peu près ceci: «Ou vous pliez les reins ou on vous les brise par l'envoi d'un juge européen dûment mandaté par trois organisations internationales» qui fera le nettoyage réclamé par un Chani au coeur plein, qu'il videra par des lamentations peut-être justifiées, mais en tout cas pas de la manière d'un résident d'un pays européen, surtout que Medjdoub, ce pur produit de tamourth sait que l'Algérie n'est et ne sera jamais une République bananière.
Répondant aux menaces directes de Maître Bourdon et son confrère luxembourgeois, le bâtonnier Silini remettra à leurs places tous ces chevaliers du XXIe. Ensuite, ce sera Maître Khaled (pas Bourayou, mais Bergueul) qui effectuera une envolée, laquelle verra Maître Amine Sidhoum rétorquer: «Personne n'a le monopole de l'amour de son pays.» Au milieu des flots, Hellali, le juge qui voulait coûte que coûte, se débarrasser de ce procès avant que les flammes de la passion et de la rancoeur ne se referment sur cette affaire au très lourd préjudice. Entre-temps, le reste des accusés et inculpés voulaient eux aussi être jugés pour en finir définitivement relaxés ou condamnés.
Les suspensions d'audience se multiplieront et nous aurons même droit à une «séquence» à huis clos entre le juge et Chani, 'prié'' de prendre une décision»: «Prendre un autre avocat devant la déconstitution des «cinq» plaideurs ou se défendre seul.» Les minutes s'égrèneront. Il a fallu la sage résolution de Maître Khaled (pas Bergueul, mais Bourayou) pour apaiser la braise. Il était 17h: «Monsieur le président, il faut que justice soit rendue. Je vous propose d'ajourner pour quelques jours (quatre à cinq) le procès, le temps que Chani se ressaisisse et décide en toute bonne foi de son avenir.»
Hellali va encore délibérer et reviendra avec un report d'une semaine pour aller au-devant du dossier. Ouf!
Ce que l'on peut retenir, c'est cette volonté farouche à chaque soi-disant procès de taper sur le DRS. Or, comme chacun le sait, les éléments du DRS ne sont pas des gens venus de Jupiter. Ce sont des Algériens comme les gendarmes, les avocats, les juges, les journalistes, les cadres, les garde-champêtres, les enseignants, et nous allons terminer comme les... terroristes. Oui, ce sont tous nos enfants à qui nous ne souhaitons aucun mauvais traitement. Ce qu'il faut cependant, c'est que notre justice ait des magistrats courageux, capables de piocher dans des dossiers où des dysfonctionnements sont relevés. Oui, si dépassements il y a, ce n'est pas à une ONG de réparer les «trous», mais à la seule justice.
Le reste n'est que bavardage de gens des salons des grandes villes, des gens écrasés par l'ennui, la lassitude et surtout l'aisance matérielle.

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