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Le Kietyl de maman

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Mahfoud D. avait sur lui une ordonnance de la maman, pas pour le trafic de cachets psychotropes!

Maître Karim Laïbi, l'avocat d'un prévenu de détention illégale de produits psychotropes (loi 04-18) relaxé à El Harrach par le talentueux juge de la section correctionnelle, Khaled Benyounès, faute de preuve, avait, dès qu'il s'était levé en direction de la barre, arboré son plus beau sourire d'un jeûneur heureux de défendre son client que le procureur général ne va pas ménager.
Et le sourire de l'avocat brun signifiait encore une fois que le ministère public avait roulé dans la farine l'inculpation «mâchonnée» par la police judiciaire, cette fois à côté de son sujet.
Il est vrai que la loi 04-18 du 25 décembre 2004 donne du fil à retordre, non seulement aux juges du siège, mais encore aux parquetiers, aux magistrats instructeurs et aux... avocats souvent bloqués par des détails qui ne veulent pas «parler au bon moment».
Mais cette fois, le client de Maître Laïbi semble plutôt serein car la majorité de suspects de trafic de came paniquent rapidement et se mettent à raconter n'importe quoi.
C'est dans ce contexte que Maître Laïbi avait étudié son dossier où il est question d'une ordonnance délivrée qui a vu un seul médicament être acheté et pour le bon sens, pourquoi pas le reste des médicaments n'a pas été «honoré»? Il y aura bien sûr un bras de fer engagé entre le tonitruant, rigoureux et accrocheur procureur général et l'avocat sous l'oeil tolérant de Abdenour Amrani dont la présence derrière le pupitre donne une idée sur la qualité de ce magistrat qui n'est pas né de la dernière pluie, surtout qu'il est drôlement assisté de Abdessalem et Brahimi en acier trempé pour ce qui est de l'attention soutenue durant les débats.
Mahfoud D., le prévenu qui entre dans les 52 piges avec quatre gamins, lui, était digne. Il ne montrera aucun effarement. Une limpidité dans le regard qui ligoterait le plus redoutable des juges du siège. Il faut reconnaître le rôle prépondérant joué par Maître Laïbi, qui a dû sérieusement préparer son client et lui faire avaler qu'il est innocent.
Durant la plaidoirie, le conseil s'échinera à rappeler que ce digne fils a une mère âgée, touchée par une maladie chronique qui demande la prise de médicaments en béton, tel le Kietyl, un des trois prescrits par le médecin.
«Non, Mahfoud ne peut être poursuivi par l'article 13 ni même 14 de la loi 04-18 du 25 décembre 2004 relative à la prévention et à la répression de l'usage et du trafic illicites de stupéfiants et de substances psychotropes», a sifflé le défenseur qui a aussi ajouté que la photocopie de l'ordonnance remise l'avait été dans un moment de célérité, car les juges n'attendent pas: «Ce qui explique aussi que le cachet du pharmacien y soit en bonne place. Et si l'honorable procureur général insinue le faux document, il a des voies béantes pour d'éventuelles poursuites (le juge sourit) qu'il aille jusqu'au bout. Et ce n'est pas parce qu'il a réclamé quatre ans d'emprisonnement ferme pour 'offre de stups'' qu'il y aille aussi de main d'acier», a ajouté le défenseur qui a aussi rendu hommage au juge du tribunal d'El Harrach qui a vite compris que Mahfoud a aidé sa maman et qu'il n'avait rien d'un camé.
«Le médicament décrié par le procureur général est offert aux atteints de maladie cardiovasculaire en vue d'un apaisement lors des palpitations, ce qui vont vers un danger certain», a conclu l'avocat heureux d'avoir vidé sa gibecière avec l'autorisation non dite de Amrani qui demeure un des fleurons de la cour d'Alger avec tant d'autres au milieu du «13» cher à Benyounès Abdi, le président près la cour d'Alger, et son compère Zeghmati, le procureur général.

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