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Du western à Reghaïa

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Les responsables de Cima Motors n'ont pas avalé le vol et l'escroquerie faits par les Yarichène à la... yankee.

La grave affaire d'escroquerie et de vol de voitures où Cima est la victime, a ameuté au tribunal de Bir Mourad Raïs (cour d'Alger) plusieurs amateurs de sensations fortes, surtout que les avocats constitués sortent du lot des bâtonnats d'Alger et de Boumerdès (Maîtres Abdelkader Bensassa, Samir Sidi Saïd et Mohamed Kadri) venus jeudi dernier vers les 14h croiser le fer devant l'admirable Samira Kirad, la présidente de la section correctionnelle du tribunal de Bir Mourad Raïs où l'activité a légèrement baissé en ce mois sacré et caniculaire.
Sur le siège du ministère public, Mohamed Lamari, le discret parquetier, semble lui aussi prêt au duel entre les deux sociétés: «La promesse tenue» et Cima, cette sérieuse société automobile qui ne veut qu'évoluer dans un environnement serein, sérieux et loin de toute entourloupette.
Les débats promettent d'être chauds avec, d'une part, le représentant de Cima et les frères Yarichène Amor Yazid et Mohamed ainsi que Salah Moulay, inculpés de vol et d'escroquerie, faits prévus et punis par les articles 350 et 372. Moulay est absent...
A 14h30, un prévenu sur les trois poursuivis est à la barre et Kirad, fidèle à la tradition de rendre justice comme elle a appris à le faire, entame un carrousel de questions souvent embarrassantes. Confus, l'inculpé entendu tente d'échapper à la toile d'araignée des inculpations où le risque est gros. Il répond directement mais prudemment. Il a à sa droite le représentant de Tahkout - Cima Motors venu non pas pour visiter Alger et Saïd Hamdine, mais expliquer l'escroquerie de long en large. Quant à Kirad, le bon sens a voulu qu'elle ne soit pas tombée dans le piège des questions-réponses stériles qui ne profiteraient qu'aux inculpés dont l'un d'eux, présent à la barre, avait été «bouffé» par les deux avocats «toreros» armés d'une farouche volonté de les confondre.
Maître Sidi Saïd est le premier avocat à plaider pour Cima. Tout de go, il entre dans le vif du sujet en estimant les faits graves: «C'est un dossier où il y a un mandat d'arrêt contre Salah Moulay. C'est une affaire criminelle qui n'est pas commerciale. L'aspect de confiance étalée par Cima a permis aux malhonnêtes de jouer avec les délits débattus ce jeudi. La société a été vachement abusée par une escroquerie doublée de vol caractérisé», s'est écrié le défenseur qui a annoncé que le parc de Djoummouri contenait plus de 20 voitures volées.
La société Cima Motors a donc entrepris de déposer plainte immédiatement tant l'évidence était là au grand jour. Et le massif conseil d'ajouter: «La société Cima a déposé plainte en juillet 2014, au bon moment. L'instruction permettra de découvrir l'arnaque, la mauvaise foi et la malhonnêteté. Les chèques présentés étaient en bois de 65 milliards de centimes avec en sous-main, le fait certain que Salah Moulay était en fuite, et donc le tour était joué en mettant le tout sur le dos du fuyard. Les chèques étaient revenus sans provision aucune. Les 16 voitures n'ont pas été achetées dans l'empire Salah Moulay mais arrangées sur le dos de Cima.» Les deux Yarichène sont mouillés jusqu'à l'os, la défense demande la constitution comme partie civile Cima et les dommages et intérêts moraux surtout, 2 milliards de centimes. Il faut souligner que son confrère Maître Kadri s'était étalé autour du diabolique stratagème qui a consisté à approcher les dirigeants de Cima, connus pour leur sens du travail bien fait, à les embobiner avant de passer au vol et à l'escroquerie vite dénichés par Cima dont les cadres s'étaient aussitôt aperçus de la supercherie des gus escrocs qui sont allés jusqu'à exposer aux Eucalyptus et à Dély Ibrahim des véhicules non régularisés.
Maître Mohamed Kadri, le second avocat de Cima assure Kirad qu'il sera bref et donc, évitera de reprendre Maître Samir Sidi Saïd. Il dit d'emblée: «La voie suivie par les auteurs des deux délits a été sans tache, sauf qu'Allah veille sur les biens des honnêtes gens, comme Mohiedine Tahkout, la victime», a sifflé le défenseur qui lit de longs passages des témoins entendus à l'instruction où il est nettement établi que les relations entre les escrocs sont indestructibles. Il est vite revenu sur le vol et l'escroquerie en martelant: «Les deux frères ont utilisé le 'fantôme'' Salah Moulay pour couvrir leur méfait.» Mohamed Lamari, le procureur, demande la peine prévue dans les articles 350 et 372 (18 mois et cinq ans pour le fuyard). L'avocat des inculpés s'emballe dans le concept: «La loi ne protège pas les naïfs.» La société: «La promesse tenue» est vierge de toute infraction, et l'avocat de s'exclamer: «Que peut cette petite entreprise de voitures contre l'immense Cima?» Maître Abdelkader Bensassa, l'avocat des prévenus, allait plaider «théâtralement» en tournant carrément le dos à Kirad qui a dû se retenir en ce sacré Ramadhan pour éviter tout rappel à l'ordre quant au respect aux us et coutumes des juridictions qui veulent qu'un avocat plaide dos à l'assistance et en fixant le tribunal. Mohamed Lamari, le procureur, avait lui aussi remarqué la scène qui a duré le temps de l'intervention, mais fait comme s'il n'avait rien entendu. L'avocat, dans son élan plein de passion, ne se souvient même plus de l'article 372 du Code pénal (l'escroquerie), oubli vite réparé par Maître Besma Loucif qui venait de briller à la barre dans l'affaire qui a précédé celle de Cima.
Juste après, Maître Kadri a voulu répliquer aux graves propos débités à la barre par Maître Bensassa mais Djebari a refusé, annonçant la mise en examen du dossier. Ce qui n'a pas empêché l'avocat de Khemis El Khechna de démentir les propos vides de sens de son confrère avocat des Yarichène... Comme quoi...

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