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Les quatre ne savaient pas

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Quatre jeunes d'El Biar ont acheté à tour de rôle une moto volée. Et c'est Bourezg qui les entend...

Quatre jeunes gaillards sont debout face à Abdelhamid Bourezg, le juge de Bir Mourad Raïs (cour d'Alger), en vue de répondre de la présence d'une moto volée et revendue sur trois mains. Les quatre receleurs ont peur...
D'emblée, chaque inculpé assure qu'il ignorait que la motocyclette était le produit d'un méfait. La bobine de chaque inculpé jeune, par ailleurs, en disait long sur l'amertume des poursuites. Des gus d'El Biar, commune huppée de la capitale, ne savent pas encore comment ils se sont fait avoir. Le juge Abdelhamid Bourezg, dont la force est de bien décortiquer ses dossiers, avait déjà une nette idée des faits, et donc s'attendait à entendre des arguments sonnants et trébuchants des trois avocats constitués à cet effet. Le procureur, lui, victime du jeûne (13h30), suivait sans se poser des questions - solidarité du siège oblige. Le ministère public, dont les prises de position vont en droite ligne des investigations des services de sécurité. Il est vrai que le «387» du Code pénal: le recel des choses dispose que «quiconque, sciemment, recèle, en tout ou en partie, des choses enlevées, détournées ou obtenues à l'aide d'un crime ou d'un délit, est puni d'un emprisonnement d'un an au moins et cinq ans au plus et d'une amende de 500 à 20.000 DA. L'amende peut même être élevée au-delà de 20.000 DA jusqu'à la moitié de la valeur des objets recelés. Le coupable peut, en outre, être frappé pour un an au moins et cinq ans au plus de l'interdiction d'un ou plusieurs droits mentionnés à l'article 14 du présent code. Le tout sans préjudice de plus fortes peines, s'il y échoit, en cas de complicité de crime, conformément aux articles 42, 43 et 44».
Evidemment, le président connaît par coeur cet article, mais la manière de poser des questions laisse entrevoir que le juge va décider que ce que le dossier squelettique va laisser comme conviction. Une motocyclette qui est revendue comme neuve à quatre jeunes qui ne cesseront d'affirmer qu'ils ignoraient totalement d'où provenait ce machin, ça ne court pas les rues. A El Biar ou ailleurs, un receleur ne porte pas un signe distinctif sur le front, ce qui explique l'embarras de Maître Tahar Khiar et ses jeunes confrères devant un Bourezg nullement impressionné par le travail bâclé de la police judiciaire décriée depuis un certain temps. Des éléments de la police judiciaire en nombre insuffisant et des moyens archaïques qui ne peuvent pas élever le ton car leurs supérieurs exigent d'eux le maximum, et tout comme la plus belle fille du monde ne peut offrir que ce qu'elle a, le résultat est souvent égal au désordre dans le boulot avec cette montée de la petite criminalité qui donne souvent des ratés regrettables.
Ouassim, Adel, Hichem et Yassine, les quatre jeunes inculpés ont chacun déclaré ce qu'ils ont fait avec cette insistance à répéter que «si jamais je savais que cette machine est le produit d'un vol, je m'en serais passé!» Et voilà! Nous y sommes. L'ignorance! Bourezg, cet attentif président, sait à quoi s'en tenir. Il refuse d'appuyer sur le champignon «répressif» et ne veut pas non plus jouer au papa «poule». Il a sous les yeux un dossier. Il va alors juger sur pièces à conviction, et les témoins seuls comptent. La conscience et son examen sont pour la criminelle. Un point c'est tout. Les quatre plaidoiries ont été le miroir de cette malheureuse affaire qui a laissé transparaître cette fameuse maxime arabe: «Faire peur au chacal vaut mieux que de l'abattre.» Oui, nos quatre inculpés devront attendre encore deux jours avant d'être fixés sur le sort, surtout que le procureur a réclamé la peine d'emprisonnement de 18 mois (solidarité du siège), mais il reste la décision du siège et ce mercredi, il s'agit de Abdelhamid Bourezg, ce juge qui avait entendu à Bab El Oued, Chouaïb Oultache...

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