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Histoire de joints en... juillet

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Deux grands avocats en plein jeûne se sont décarcassés pour sauver deux... jeunes trempés dans une mare noire d'ennuis!

Les dispositions pénales de l'article 1 de la loi 04-18 du 24 décembre 2004 relative à la prévention et à la répression de l'usage et du trafic illicites de stupéfiants et de substances psychotropes disposent qu'«est punie d'un emprisonnement de deux (02) ans à dix (10) ans et d'une amende de 10.000 DA à 50.000 DA, celui qui cède ou offre de manière illicite des stupéfiants ou des produits psychotropes à une personne en vue de sa consommation personnelle. Le maximum de la peine est porté au double lorsque les stupéfiants ou les produits psychotropes sont offerts ou cédés dans les conditions définies à l'alinéa précédent, à un mineur, à un handicapé ou à une personne en cure de désintoxication ou dans des centres d'enseignement, d'éducation, de formation, de santé, sociaux ou dans des organismes publics».
Le procès de dimanche dernier a été révélateur sur ce qui manque à la loi 04-18, souvent mal assimilée par beaucoup de magistrats.
Salah a 20 ans. Pris avec des stups, il mouille Amor devant la juge d'instruction et le procureur. A la barre, le jeune se rétracte. Maître Mohamed Djediat se déchaîne et entre sur la piste, en vue de prouver que son client dit vrai. Madame la juge veille au grain en sa qualité de présidente (section correctionnelle) et détentrice de la police de l'audience. Il est vrai qu'elle avait en face deux «ogres» du barreau d'Alger. Maître Lamouri et Maître Djediat arrivent très tôt au tribunal pour ne pas écorcher la robe noire...
Ce dernier, l'avocat des... jeunes inculpés, a une façon bien à lui de plaider. Il suit les débats, pose quelques questions lorsque le tribunal le lui permet et dès qu'il commence à plaider, il s'accroche d'emblée aux irrégularités relevées sur le PV de la police judiciaire, allant parfois jusqu'aux déclarations contradictoires du prévenu qui enfonce son client-détenu, risquant une lourde peine. Avec en face un adversaire comme Maître Benouadah Lamouri qui a soulevé, outre les stups, le vol collé à son client, le hasard ayant beaucoup joué dans ce dossier. Il va même crier sa solidarité avec Maître Djediat tapi devant l'estrade en attendant de...
Maître Benouadah Lamouri pour Amor B. a crié fort que le détenu était loin de l'inculpation. «Y a-t-il deux personnes, le dealer et le sniffeur pris en même temps? A-t-on trouvé une somme astronomique en possession des deux prévenus?», a encore questionné l'avocat qui a tenu à préciser que son client a certes, sniffé suite à l'accoutumance de médicaments prescrits après son hospitalisation, juste après son accident de la circulation. «Il avait eu un traumatisme crânien», a expliqué entre une pause, avant de revenir au portrait-robot du fameux revendeur: «On lui a dit que le dealer était un brun foncé (kahlouche). Or, il y a dans notre pays des millions de jeunes au teint brun foncé», a murmuré presque en guise de «frein à main», Maître Djediat qui n'aura de cesse de gesticuler face à une glaciale et sereine juge, la présidente de la section correctionnelle que loue avec une charmante gestuelle l'avocat de Dar El Beïda, car Maître Lamouri est connu pour son sérieux...
Juste après que la procureure du dimanche eut demandé six mois d'emprisonnement ferme pour Salah, un jeune de 20 ans et un an de prison ferme pour Amor qui avait bonne mine lorsque Salah s'était rétracté devant le tribunal. «Ce n'est pas Amor qui m'a revendu la drogue. C'est quelqu'un qui lui ressemble.» Est-ce que le tribunal va marcher? Les juges du siège ont appris à entendre des vertes et des pas mûres. Mais depuis le temps, ils savent deviner...
Verdict: le détenu a bénéficié de l'indulgence de la magistrate qui a accordé le sursis à la victime de Satan! Oui, certains magistrats du siège tendent souvent la main aux «malades» qui ne peuvent se passer de ce gros poison. Il y a aussi cette histoire de vol, fait prévu et puni par l'article 350 du Code pénal, qui a été écarté par la juge devant le défi de Maître Djediat qui a exigé la présence de témoin ou encore celle du produit du vol. «Vous n'allez tout de même pas cautionner les ratés des enquêteurs qui cherchent avant tout à grossir leurs statistiques quotidiennes en vue de se faire voir des collègues», avait protesté l'avocat de Patrice-Lumumba, heureux en fin d'audience.

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