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Une amende sans... amande!

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La jeune «sauvageonne» qui a balancé une raclée à l'agent de sécurité, a été jugée et...

La fille qui s'était comportée sauvagement à l'encontre de l'agent de sécurité du tribunal de Bir Mourad Raïs (cour d'Alger) a finalement été jugée le week-end dernier en flagrant délit pour trouble à l'ordre public, l'agent ne s'étant pas présenté officiellement, par Abdelhamid Bourezg, ce juge qui a l'art d'aborder les dossiers où la bêtise y a fait leurs nids!
Et Bourezg était, en ce jour de canicule, insupportable dans cette cour brûlante de Saïd Hamdine dans son... jour. Il était sorti quatre jours après l'Aïd El Fitr avec, à la clé, trois audiences: les dimanches, les mercredis et jeudis, les juges étant partis en congé annuel.
La jeune fille a vite dit son regret et ses remords quant au trouble à l'ordre public outre la raclée balancée au jeune et bel agent de sécurité qui avait déposé plainte mais s'était abstenu de venir à la barre (ses droits étaient préservés selon la loi en vigueur).
L'inculpée flanquée de son avocat qui s'était avancé de la barre avec des pincettes, sachant très bien qu'il n'avait que les circonstances atténuantes comme «cartouche à tirer», car, dira-t-il, elle était venue voir son fiancé convoqué par le parquet.
L'agent de sécurité étant à la porte pour empêcher ceux qui n'avaient rien à faire dans la bâtisse du coin.
Evidemment, amoureuse folle, la «gamine» habillée comme du temps des hippies. Son regard a changé. Ce n'était pas l'ado survoltée que six flics n'avaient pas réussi à maîtriser sur la marche des escaliers du rez-de-chaussée. Son regard gris était tourné vers Nouredine Kassem, le représentant du ministère public que l'inculpée avait pris pour le... président alors que le vrai président i-e Abdelhamid Bourezg s'était attelé, non pas à aller vers la répression et il n'aime pas y aller pour un oui ou pour un non. Il avait voulu jouer et il a réussi au paternel pas fâché, au grand frère fâché celui-là. Il a usé d'un ton ferreux et conciliant à la fois en vue de voir la fille fondre en larmes. Elle avait honte de ce qu'elle avait fait. Il le lui a dit.
«Inculpée. Saviez-vous que jeudi dernier avec vos hurlements, vos cris, votre vacarme, le boucan, les journalistes ont précipitamment quitté mon audience pour constater ce qui se passait dans la salle des pas perdus. Oui, saviez-vous que vous aviez tellement troublé mes débats que j'avais cru un moment que vous veniez de découvrir un cadavre d'un être cher ici!»
La jeune fille dont les traits avaient changé avec des cernes très prononcés n'avait pas pu placer un seul mot.
L'audience était solennelle et l'assistance attentive et émue car cette fille qui n'a pas 20 ans aurait pu être une proche, parente de n'importe quelle personne présente dans la salle d'audience. Rien que pour cela, Bourezg n'a pas voulu la prendre par le bon bout. Il est juge et n'a pas le droit de faire dans les sentiments. Le dossier en lui-même est plutôt salé. Outre la plainte déposée par l'agent de sécurité férocement malmené par l'inculpée décidée à entrer de force au tribunal, tenir compagnie à son «fiancé» convoqué pour un délit que le parquet devait examiner.
«La semaine dernière, nous avions ici «Roméo et Juliette». Juliette étant la gynécologue qui a poussé son époux à éprouver une crise de jalousie l'ayant mené à l'usurpation de fonction et tous les désagréments causés dans cette salle.
Aujourd'hui, nous avons Abla et Antar. C'est beau comme tableau en ces douleurs insupportables de juillet 2015. Nous aurions aimé traiter des dossiers plus consistants, histoire de répondre à des victimes de fléaux que nous combattons sans cesse, a récité Bourezg qui avait invité le procureur a requérir: «Deux mois de prison ferme et une amende de 10.000 DA», marmonne Kassem plutôt heureux d'en finir avec cette affaire où la méchanceté était la star du jour.
Ce fut le tour de l'avocat de plaider avec ce qu'il a en tête car que peut-il avancer comme arguments fracassant les inculpations. Que peut marmonner un avocat qui sait ce qu'a fait sa jeune cliente?
Oui, que peut-il apporter de plus que le juge qui a passé le tiers des débats à gronder l'inculpée?
C'est pourquoi, dans son intervention, il y avait beaucoup plus de: «Nous vous prions, monsieur le président»... ou encore: «Veuillez prendre acte des remords de cette jeune fille qui vient de sortir de l'adolescence» que des exclamations de colère ou encore des «exigences» demandant la relaxe. Rien de tout cela. Non, l'avocat a été à la hauteur de sa mission et il a réussi à éloigner la prison pour une amende ferme de 25.000 DA.
En somme, en ces jours de choual 1436, une amende, sans amande, est toujours bonne à... croquer.
C'est le Trésor public qui trinque et à la bonne veine.
Une jeune amoureuse qui a tout tenté pour accompagner son fiancé au tribunal (1er étage - le parquet) qui se voit casquer des dinars pour un avocat et une amende ferme.
N'est-ce pas là une preuve d'amour de Abla pour Antar sauf que cette fois, Antar était secouru par... Abla, la fausse blonde.
De toutes les manières, justice a été rendue et la «sauvageonne» qui a renversé le calme du tribunal de Bir Mourad Raïs a rendu des comptes à la justice dont le juge a été indulgent en ces jours après l'Aïd El Fitr. Mais, attention! Ce n'est pas quotidien l'Aïd...

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