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Duel au prétoire

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La justice est sans conteste, un lieu d'exercice de la libre expression dans les limites de la loi.

Il y a des débats à la barre inoubliables. Permettez-nous, aujourd'hui en plein été, de revenir.
Nous rappelons avec plaisir une lettre au prétoire dominé par la grande juge Nassima Saâda qui a permis au duo Amina Morsli et Mohamed Thabet, le rouquin, venu d'Alger tenter sa chance face au Code pénal où il était question d'erreur médicale qui avait débuté par une plaie infectée et qui s'est achevée au prétoire avec un Lounès Oulmane dont le bleu des yeux avait teinté sur le duo d'avocats qui ont eu le loisir de plaider sous l'oeil tolérant de cette petite juge au grand talent car elle savait qu'un médecin ne pouvait être «jugé» que par ses pairs en matière d'erreur médicale mais comme le législateur a prévu des débats, elle y était allée tête en avant sans se ruer, histoire de prouver que la justice recherchée l'était par le débat contradictoire - Et ce fut une réussite...
C'est pourquoi, nous vous offrons en ces grosses chaleurs d'été, un véritable morceau à revoir pour le seul plaisir d'une justice à une seule vitesse car la maestra de la jeune présidente aujourd'hui, réalisant des prouesses au tribunal d'El Harrach qui relève de la cour d'Alger alors que ce procès s'était tenu au tribunal de Boufarik de la cour de Blida. La cité des Agrumes devait guider une excellente impression de l'équipe des juges, parquetiers, avocats et partis en présence. L'honneur est tel que nous vous invitons à suivre les interventions de Lounès Oulmane, le procureur et les deux grands avocats Maître Tabet et Morsli....
Maître Mohamed Tabet, le sympathique avocat, à la barbe rousse et nette, posera lui aussi de bonnes questions, juste de quoi voir les réponses «cacher» celles du parquet. «Le problème demeure celui du médecin. Il n'avait pas à rendre service pour... rendre service. On ne délivre un certificat médical qu'après une appréciation minutieuse dans un profond examen médical du malade qui doit, au préalable, présenter sa carte nationale d'identité», a dit Oulmane qui a déploré que l'on soit parti d'un bouton bénin pour arriver à une plaie infectée! Le parquetier va s'écrier en précisant qu'il ne souhaite l'emprisonnement à personne «même à mon ennemi!» enchaîna-t-il, avant d'apprendre à l'assistance que le parquet entend quotidiennement cinq à sept sniffeurs et trafiquants de drogue et dont il n'a aucun complexe d'en parler. «Monsieur Boutrik est un excellent greffier, gentil, tout et tout, mais il n'avait pas à se mêler de la psychiatrie, des ordonnances et le sac d'ennuis qui suit. Le réquisitoire va durer le temps que le représentant du ministère public vide son sac et redevienne un prêcheur des versets du Coran.»
Ce fut un véritable régal en matière de débat contradictoire où celui-ci fait partie de la justice, la vraie.
Maître Tabet sera le premier plaideur en faveur des inculpés. Il précise qu'il ne s'agit pas de délivrance de certificat médical mais d'ordonnance délivrée sur les déclarations d'une tierce personne en qui il avait confiance: «Il lui a été dit que ce malade avait un dossier à l'hôpital Frantz-Fanon de Blida», s'est exclamé l'avocat qui aura réussi à capter l'attention de Saâda, la juge qui, elle aussi, a bien saisi les tenants et aboutissements de ce malheureux dossier de fin d'année 2013.
Avant de plaider le bon sens en faveur de Boutrik qu'il présente comme un brave fonctionnaire de la justice qui a voulu rendre service, Maître Tabet demande l'éloignement du délit de déclarations mensongères, surtout que «le médecin exerce lui aussi avec les sentiments». Oulmane intervient avec la permission de la juge du siège pour répliquer au plaideur à propos d'erreur humaine. Maître Amine Morsli va s'amuser à dédramatiser le tout, notamment à propos d'un greffier détenu et d'un médecin en liberté provisoire pour le même délit.
«C'est une victime de la gentillesse que ce Boutrik qui risque sa carrière en cas de condamnation définitive...»

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