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Ivresse, coups et maux...

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Deux jeunes poursuivis pour état d'ivresse, coups et blessures volontaires et autres maux, regrettent...

La rue reste, avec son cortège de malheurs, le point de convergence de tous les maux de la société. Une société encerclée et malmenée par des voyous de tous acabits, de toutes sortes de délits que la loi, - heureusement -, réprime et durement.
Très souvent à juste titre, car il est exclu que l'Etat via la magistrature baisse l'échine ou tende son cou à la lame effilée du désordre, du chaos, de la mal-vie...
Amor L. et Saâd R sont deux jeunes debout à la barre pour état d'ivresse manifeste et coups et blessures volontaires.
Maître Mohamed Djediat est chargé de la défense de Saâd R. dont il ne cesse de répéter que c'est un malade nerveux qui a beaucoup plus besoin de soins que de détention. L'autre gus se plaint des coups reçus...
Et ce délit relève de l'article 264 (loi n°06-23 du 20 décembre 2006) qui prévoit une peine d'emprisonnement d'un an à cinq ans et d'une amende de 100.000 à 500.000 DA.
«Bien, bien», marmonne, sans teint, la solide juge. «Vous aviez donc bu tous les deux?» La réponse est «oui» à l'unanimité. C'est Amor, le battu, détenteur d'un certificat médical d'incapacité de dix jours, qui prend la parole, alors que madame la présidente avait d'abord invité le prévenu de coups et blessures volontaires, un délit redouté et redoutable...
«Nous nous étions accrochés le jeudi. On nous a séparés. Quatre jours plus tard, soit le lundi, alors que je croyais m'être réconcilié avec Amor j'ai reçu des coups de couteau», a récité Saâd. Puis, ce fut au tour de Amor, l'inculpé, de narrer les faits. Vous devez vous douter que la version est tout autre. «Je suis malade, madame la présidente. Je suis incapable de tout me remémorer. Mon avocat sait tout», dit-il confus et très mal foutu.
Maître Djediat se tient près de lui car on ne sait jamais, un mauvais réflexe est toujours le malvenu. La charmante procureure pose deux questions sur l'usage de stups et deux autres sur le 266 du Code pénal. Les réponses viendront de la bouche de l'avocat: «Mon client a été provoqué, Saâd voulait un cachet en vue de planer. Amor a refusé car le médicament coûte cher.
Mais poursuivre un client sur la base de la loi n°04-18 du 25 décembre 2004, relative à la prévention et la répression de l'usage et du trafic illicites de stupéfiants et de substances psychotropes dans ses redoutables articles très mal pensés, voire mal rédigés», s'est écrié l'avocat de Patrice Lumumba qui a voulu sensibiliser la juge autour des termes de l'article 12 de ladite loi.
«Oui, mon client n'a ni consommé, ni détenu à usage de consommation personnelle de came.»
Il est vrai que depuis dix longues années, des avocats, tout comme certains magistrats compétents, n'ont pas trouvé «normale»cette situation qui met la loi 04-18 du 25 décembre 2004 en porte-à-faux avec la raison qui veut que la drogue ne peut être mise sur le même plan que les cachets psychotropes.
Mais ceci est une autre histoire autour de laquelle nous reviendrons plus en détail dans une prochaine édition, surtout que les professionnels savent très bien de quoi cela retourne en matière d'application des lois et notamment celle relative à la prévention et à la répression de l'usage et du trafic illicites de stupéfiants.
«Alors, selon vous, est-ce celui qui a refusé qui a commencé à faire des histoires? D'ailleurs, la rixe a eu lieu à un très mauvais moment», a expliqué le conseil qui a ajouté que son client avait été réveillé alors qu'il était sous l'effet du sommeil profond duquel il avait été tiré. Ce qui explique, selon le défenseur, pourquoi Amor a brandi et utilisé le couteau. Elle parle de règlement de comptes. «Donc, on ne peut évoquer les termes des articles 12 et 13 de la loi 04-18 du 25/12/2004, car, Amor est un malade et il a les ordonnances», conclut Maître Djediat qui a demandé au tribunal de prendre en considération la jeunesse de son client, la vie difficile qu'il mène envers et contre ses parents très difficiles à négocier. Il se dit d'accord avec les demandes de la représentante du ministère public «mais que la peine soit assortie du sursis», souffle l'homme en robe noire qui a tout de même fait état de sa satisfaction en fin d'audience, la présidente l'ayant suivi, surtout que l'article 12 de la loi 04-18 évoque l'usage de stupéfiants. Le verdict aura été mi-figue, mi-raisin (tiens, tiens!) et c'est justement, pas cher payé.

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