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Les voisins et les zinzins

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Les nombreuses et regrettables histoires de mauvais voisinage empoisonnent le boulot des magistrats qui ont autre chose à faire et à...

Le tribunal de Chéraga est connu comme étant une juridiction dont certains magistrats n'en font qu'à leur tête. Pour ne pas s'en prendre gratuitement à l'immense majorité de nos magistrats, écrivons de suite qu'à Chéraga, de malheureuses coutumes perdurent et font la très mauvaise réputation de la justice locale:
- une mauvaise réputation où une juge du siège avait accordé une peine avec sursis à un trafiquant de came «sous le coup d'une pression du procureur» selon ladite magistrate radiée du coup de la magistrature par le conseil de discipline.
- une autre magistrate, elle, avait condamné une mère de famille pour complicité de faux, alors qu'au moment des faits, ladite mère de famille était âgée de 3 mois. Oui, 12 semaines!!! C'est-à-dire que Sabah avait été complice d'un faux à l'âge de... trois mois, biberon entre les lèvres... Un déni impuni...
Cette magistrate est toujours en fonction. Elle en est à son troisième ministre de la Justice et même le quatrième!!! Et cette fois, en 2015, une ex-magistrate renvoyée avec perte et fracas par l'équipe de Belaïz, alors garde des Sceaux s'était plainte auprès du tribunal.
Le procès mené de main de maître par cette valeureuse Naïma Dahmani, vit les trois cadres poursuivis être relaxés. La dame victime de diffamation ne s'arrête pas là! Elle avait interjeté appel et le parquet avec! Un parquet qui interjette appel pour une histoire mettant en scène des voisins qui reprochent à la «victime» de ne s'être jamais acquittée des charges de la cité coquettement aménagée par des volontaires, aujourd'hui prévenus, face à... Yahia Zitoun, le président de la chambre correctionnelle de Tipasa. Et ce magitrat du siège n'est pas un parquetier. Il n'en a pas l'air, ni l'apparence, ni même les réflexes.
Au cours des débats où un prévenu, cadre de banque, avait trop crié à la hogra, allant jusqu'à estimer qu'il était malheureux d'avoir été éclaboussé et «sali» par les nombreuses convocations de la justice. Depuis le commissariat, le procureur, le tribunal et la cour! «C'est plus qu'insupportable comme situation! Je me défends d'être incorrect vis-à-vis des gens et surtout des voisins. Mais, que voulez-vous? Cette voisine ne ressemble aucunement aux autres. C'est un cas assez spécifique d'une citoyenne qui colle ses carences sur ceux d'en face, qui ne cherchent qu'à vivre en paix dans ce coin de Staouéli!» a récité le prévenu brun que le jeune avocat, Maître Amine Lezzar, regarde paternellement. Et c'est là où Mohammed Khellafi, le procureur général avec ses «attaques» qui rappellent celles d'un «coq» dans un poulailler où l'odeur d'un renard se fait sentir monte au créneau en martelant que le ministère public est seulement l'avocat de la société et s'interdit de jouer avec le feu: «Non! Le parquet suit les affaires et leurs évolutions grâce à un effort soutenu dans l'enquête préliminaire. Le parquet n'est avec personne. Il n'est qu'avec la loi, la préservation de la paix sociale et la guerre totale contre toute forme de criminalité. Dans ce dossier, il n'y a que des zones d'ombre. Il y a beaucoup de non-dits. Il n'y a pas à proprement parler, de délit clair. Il y a surtout des palabres. Le fait est que le malentendu s'est mêlé les orteils dans cette cité. Il n'y a pas eu de dialogue. C'est pourquoi, nous réclamons l'application de la loi et dans toute sa rigueur!» avait presque récité debout, le procureur général qui a une excellente réputation à Tipasa, surtout que c'est un bon vieux «loup» même si les intimes le nomment le «coq» depuis qu'il était au tribunal de Bir Mourad Raïs, il y a un peu plus d'un quart de siècle face à une certaine Yasmina Aït Hamlet que les puristes regrettent depuis sa mise à l'écart au début des années 2000.
Les voisins, eux et les trois prévenus avaient cessé» de retenir leur souffle. Une semaine après, la relance de Chéraga a été confirmée avec ceci d'extraordinaire, il n'y eut plus de suite donc point de cassation, car le combat cassera faute de... poursuivante, épuisée par deux audiences et neuf renvois.

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