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Le couteau de cuisine

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Dans ce procès, nous avions vu une épouse jalouse à un degré tel qu'elle piqua Monsieur...

Maître Benouadah Lamouri et Maître Mohamed Djediat, ces deux vieux amis étaient, ce jeudi, adversaires dans un dossier relevant de la correctionnelle qui a vu une famille entrer en guerre en déterrant la hache à la sortie de la prière du vendredi. «Un comble, car pour les pratiquants, après la visite sur le lieu saint, on n'a pas idée de cracher des menaces, des insultes et des insultes», s'exclamera plus tard le président de l'audience pas du tout tolérant avec ces dossiers «privés», intimes, voire honteux pour leurs auteurs. Maître Djediat défendait le mari qui se farcit tous les jours sa femme au vocabulaire insalubre et sa...fille (adoptive, son papa étant décédé...) qui prend, à tous les coups, partie pour sa mère...
L'époux aura ainsi appris ce vendredi noir qu'il vaut mieux ne jamais répliquer à madame entrée dans une agaçante excitation souvent «réchauffée» ou sentant le règlement de comptes plutôt regrettable. A l'audience, les deux plaideurs s'en sont donné à coeur joie; les répliques étaient délicieuses. Seul, le représentant du ministère public gardait sa tête ombrageuse et se retenait en évitant les sourires, voire des fou rires qui fusaient dans la salle car lorsque l'avocat de Dar El Beïda entrait dans ses numéros dont il a le secret, c'est le dégel dans les débats où même les parties en présence arrivaient à s'esclaffer! C'est une façon pour certains avocats de dédramatiser une situation où les coups et blessures avaient occasionné un arrêt de travail de cinq jours, donc, pas de quoi «fouetter un chat» comme dirait Maître Boubakeur Far invisible en ces journées pluvieuses et annonciatrices d'une bonne année, nous l'espérons, même judiciaire car le temps galope, la réforme avance et Louh ne désespère pas d'arriver à bon port, vainqueur juste pour voir la médiocrité s'évaporer.
Maître Mohamed Djediat pour la partie civile essaie de démontrer que l'époux vit un danger quotidien avec cette femme qui a une fille d'un premier lit. Lorsqu'on parle union, on doit croire qu'elle dure depuis dix ans. «s'est exclamé l'avocat qui a précisé au tribunal que cette union n'a que six mois de durée. «Six mois d'enfer» dit-il en sueurs.
L'incident a eu lieu un vendredi à la sortie de la mosquée; Il est né après que la belle-soeur de la victime eut mis son grain de sel. «De quoi se mêle-t-elle? Il y eut une tentative de retenir son époux qui avait toute sa famille avec elle. Il a tiré sur le hidjeb, ce fut l'horreur. Madame s'empara du couteau de cuisine et alla au drame», a ajouté le jeune conseil qui a alors évoqué le deuxième «crime» de madame qui a créé un scénario de toutes-pièces, à savoir la tentative d'abuser de sa fille, «a dit Maître Djediat en colère mesurée, qui a réclamé cent mille dinars de dommages et intérêts et c'était peu exiger! Le jeune représentant du parquet requiert l'application de la loi, avec une autre lecture, la relaxe de madame, victime d'une crise de jalousie avec sa question si pernicieuse: «Où étais-tu donc passé, hier soir? Qu'as-tu fait?» A vrai dire, il y avait autre chose que cette question qui n'a aucun sens dans la mesure où l'incident a eu lieu le matin au moment du petit déjeuner et rares sont ceux qui, au réveil se souviennent de ce qu'ils ont fait la veille. Maître Djediat contrairement à son confère et ami Maître Benouadah Lamouri a été poussé pour la compréhension des faits, à dire pas mal de choses tues en d'autres circonstances.
Un couple, c'est opaque.Ce n'est pas du tout une maison de verre. C'est même un donjon pour certains conjoints. Sauf que pour ce couple, la violence s'était invitée au petit matin gâchant ce vendredi et pratiquement toute la semaine qui s'achevait sur une fête religieuse où les bons plats chauds étaient les stars.
«Une fête religieuse suivie d'un vendredi saint ce n'est pas du tout...sain, tout cela!», avait commenté sans sourire l'avocat de Dar El Beïda qui trouve toujours un moment pour plaisanter et ce, depuis bientôt 40 ans qu'il plaide un peu partout dans nos juridictions.

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