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La dernière du juge

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Abdelhalim Bezaoucha préside désormais la chambre d'accusation de Tizi, avant, il avait entendu le dernier prévenu de la chambre...

L'agent de sécurité a eu beaucoup de mal à expliquer au trio de la deuxième chambre correctionnelle de Tizi Ouzou, le comment et surtout le pourquoi de ses interventions auprès du guichet des postes lors des nombreux retraits de la pension d'un ancien moudjahid.
«C'est sur l'insistance de son épouse, une proche de ma famille que j'ai aidé cette famille. Oui, j'ai signé une reconnaissance de dettes devant le notaire sous la menace et je...
- Attendez, attendez prévenu, la cour ne suit pas cet argument. Vous savez très bien la procédure à respecter par-devant tout notaire avant de signer une reconnaissance de dettes?», coupe Abdelhalim Bezaoucha, le président qui a presque envie de crier à la face du prévenu: «Arrêtez de mentir. Vous ne cessez de tourner autour du pot. Vous êtes poursuivi pour abus de confiance, fait prévu et puni par l'article 376 et de détournement de fonds (plus de un milliard de centimes et donc vous n'avez d'autre voie de salut que la voix de la raison et de la vérité)», a tonné le juge au milieu de ses deux conseillers Mansour Djahida et Noureddine Misraoui.
Dans toute cette histoire, il y a ainsi ce malheureux argument des deux témoins venus devant le notaire. Est-ce que les deux témoins sont des bandits ayant fait pression sur l'agent de sécurité, prévenu?
Un agent de sécurité a-t-il le droit d'intervenir auprès d'un guichet d'où on retire facilement du fric et du gros SVP? Le préposé au guichet a-t-il le droit de casquer l'argent des retraités à la seule vue d'une mine familière? A-t-on exigé l'exhibition d'une pièce d'identité? A-t-on exigé au guichet la présence physique du détenteur du fric?
Mille questions qui restent sans réponse. Sauf que pour le prévenu, l'agent de sécurité condamné en première instance à une peine d'emprisonnement ferme de trois ans, il y avait en face, ce redoutable Bezaoucha qui ne se met à plat-ventre que devant la loi...
Le procureur général, le très discret Saâdou qui avait tout suivi, n'a pas raté d'intervenir, juste avant que Slimane, le prévenu, de prononcer le légal dernier mot, une occasion en or de coincer le détenu à propos du nombre exact des chèques présentés aux guichets des postes.
Il a posé deux fois la question en articulant sans trop s'échiner ni se lasser, car de sa question dépendait une demi-décision de la chambre correctionnelle.
Eh bien! Slimane n'a pas réussi à donner le nombre exact de chèques présentés au guichet, ce qui allait pousser le président à balancer: «Prévenu, si par un malheureux hasard, je prenais le risque de m'emparer de votre carnet de chèques et de procéder à de nombreux retraits sans votre autorisation via un tour de passe-passe, seriez-vous heureux et vous tairiez-vous?»
Le prévenu, décontenancé, répondit: «Non, monsieur le président!»
Le prévenu venait de sonner la fin de débat, somme toute serein, surtout que l'avocate de Slimane qui avait été éblouissante lors de sa plaidoirie, avait marché sur des patins à roulettes, en prenant le risque de rétorquer au représentant du ministère public et d'effectuer une «roulade» qui vit Benzaoucha se retenir pour répondre à la jeune avocate: «Vous auriez pu vous taire après une si claire intervention!»
Comme quoi, à vouloir trop en faire, on s'oublie et on se... contredit! Et ce juge qui ignorait que c'était son dernier mardi où il entendait des prévenus détenus et non détenus, car il venait d'être désigné vice-président de Ramdane Bezzi, ce magnifique magistrat droit, abordable, humain et compétent. Evidemment, cette promotion le voit aussi prendre la chambre d'accusation qui n'est pas un vrai cadeau, car il y a du boulot, car la cour de la ville des Genêts n'a jamais chômé en matière de crimes, de délits et même d'infractions; où est passée la merveilleuse djemâa de nos aïeux? Oui, où est-elle passée?

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