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Amel et les enseignantes

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L'affaire de ce mardi où la pluie était «welcome» relate la triste histoire de Amal B., une mère de famille qui a les mains plus lestes que la langue.

Amel B. est une mère de famille de quatre enfants dont deux sont scolarisés. Et ils ont déjà «fait» deux écoles primaires pour cause de...renvoi, les enfants de Amel qui comparaît ce mardi devant Mourad Belalta, le président de la section correctionnelle du tribunal de Bir Mourad Raïs (cour d'Alger). Et elle comparaît avec le statut de coups et blessures volontaires à l'encontre du personnel des établissements scolaires d'où ont surgi les plaintes.
Amel B. comparaît avec le statut d'inculpée détenue. C'est dire qu'elle court vers le risque de retourner aux Quatre Ha. Et au tribunal de Bir Mourad Raïs, c'est la fermeté, la rigueur, voire la... répression, qui mènent la barque.
C'est d'autant plus vrai que le tribunal de Bir Mourad Raïs englobe des quartiers populaires, mais aussi chics. Citons pêle-mêle le Val d'Hydra, El Biar, Hydra-ville, Chevalley, Saïd Hamdine, Ben Aknoun, Dely Ibrahim, Les Sources, Béni-Messous, Bouzaréah.
Et madame Amel dont le regard effarouché était éloquent car durant plus de trois heures elle était assise aux côtés de la «matrone» chargée de la surveiller en plus des policiers affectés à la salle d'audience. Elle était assise en attendant ce à quoi elle ne s'attend probablement pas, ce qui l'attend face au jeune Belalta lequel d'ailleurs l'avait bien entendue, comme il l'a entendue en deux audiences distinctes, ainsi que les deux victimes qui ont chacune déposé plainte pour coups et blessures volontaires ayant entraîné un arrêt de travail conséquent.
Madame Amel, que Foued le procureur n'a pas quittée des yeux, a tout tenté pour se justifier. Rien n'y fit. La première victime a tout déclaré avec beaucoup d'émotions: «Cette maman est très dangereuse. Elle argue des violences faites à ses enfants pour venir agresser des enseignants et des personnels chargés de veiller sur les élèves. Il y a eu beaucoup de dépassements de la part de cette dame. Nous ne demandons que la justice et seulement la justice». avait chantonné la victime Saloua F. qui avait eu le privilège de s'exprimer aussi longtemps qu'elle le désirait surtout que Mourad Belalta a su lui aussi utiliser la police de l'audience à bon escient car, il est bon de le rappeler, il y a des individus qui profitent de leurs statuts de victimes pour proférer des insultes ou encore insinuer des trucs qui n'ont rien à voir avec le dossier du jour ou encore, plus grave encore, cette grosse histoire d'une veuve en qualité de partie civile dans un dossier de conduite en état d'ivresse suivie d'un accident ayant entraîné mort d'homme, qui a soulevé les dunes de tous les déserts du monde en s'écriant à trois reprises: «Cet homme est un criminel. Il a tué mon époux père de sept enfants! Oui, c'est un criminel!» Elle ne se taira que lorsque la présidente de la section correctionnelle eut tapé du poing: «Madame! Nous sommes en correctionnelle, c'est un délit et pas un crime! Si c'était le cas, ce serait la «crim»! Revenons à Amel qui mérite le pseudo de «l'agresseur des enseignants». Elle a tout essayé pour se faire pardonner car les victimes ne lui ont pas laissé une once d'expression menant aux circonstances atténuantes, «Un comble! Une maman de 44 ans qui agresse ses éducatrices sur les lieux du savoir!» s'est exclamé Maître Mahmoud Nouri de passage au tribunal et qui a appris de bouche à oreille la tenue de ce procès. En tout cas, les six mois d'emprisonnement ferme et les 20.000 dinars d'amende réclamés par le ministère public, ne peuvent que calmer les ardeurs de Amel qui aura certainement compris qu'on ne s'attaque pas impunément a autrui sans casquer le prix d'une peine infligée par une justice qui a autre chose à faire. Le verdict sera prononcé mardi. Attendons pour évaluer ce que coûte à un parent d'agresser des enseignants!

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