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Chèvre, même si elle... vole!

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Il y a des gens si pressés de poursuivre qu'ils vont droit dans le mur, un bobo sur le front!

Hichem B., 24 ans, Lakhdar L., 25 ans, Dahmane A.
23 ans, sont trois jeunes flics qui avaient pris le gros risque de «causer» avec un jeune journaliste autour d'une note de la Dgsn, relative aux éventuelles sanctions à prendre, à l'encontre de certains policiers qui avaient participé à la fameuse marche de protestation émanant des agents de l'école du coin ou si vous voulez, la caserne des unités d'intervention rapide. Parmi ces policiers, il y en avait beaucoup qui s'attendaient à de lourdes sanctions, allant du blâme à la radiation.
Ces informations parurent sur un canard à grand tirage. La Dgsn alerta une commission d'enquête qui a vite abouti à la localisation des appels téléphoniques entre le journaliste et les jeunes policiers.
La Dgsn déposa plainte auprès du parquet de Hussein Dey (cour d'Alger) qui décida de la comparution des trois jeunots, lesquels n'ont pas saisi l'ire du département du général-major Abdelghani Hamel. Les avocats se constituent. Pour Hichem, Maître Zelbah, pour Lakhdar, Maître Tahar Boukhari et le très discret avocat Maître Kechat et pour le troisième inculpé ce sera Mohamed Djediat qui s'illustrera par la tactique mise en place, en plaidant d'abord face à Bahia Alloula-Tabi au tribunal qui accordera la relaxe, puis devant la deuxième chambre correctionnelle d'Alger. Nadia-Mariane Ghedar, la présidente, entourée de la charmante Nadia Amirouche et Houria Nachef, faisaient presque face au discret Nassereddine Rebaï, le procureur général qui s'était contenté, ce jour-là, de demander un emprisonnement ferme comme son jeune collègue deux mois auparavant, qui avait demandé au nom du parquet de Hussein Dey, une peine d'emprisonnement ferme de six mois. Il est vrai que ces demandes étaient basées autour de l'article 301, du Code pénal qui dispose: «Les médecins, chirurgiens, pharmaciens, sages-femmes ou toutes autres personnes dépositaires par état ou profession ou par fonctions permanentes ou temporaires, des secrets qu'on leur confie, qui dans le cas où la loi les oblige ou les autorise à se pointer dénonciateurs, ont révélé ces secrets, sont punis d'un emprisonnement d'un à six mois et d'une amende de 20.000 à 100.000 DA. Toutefois, les personnes ci-dessus énumérées, sans être tenues de dénoncer les avortements dont elles ont eu connaissance, à l'occasion d'un exercice de leurs fonctions, n'encourent, si elle les dénoncent, les peines prévues à l'alinéa précédent, citées en justice pour une affaire d'avortement, elles sont déliées du secret professionnel et doivent fournir leur témoignage», c'est là un article «pondu» de l'article 60 de la loi n°06-23 du 20 décembre 2006.
Ainsi, puisant dans cet article, Maître Djediat s'est exclamé que les «concordances ne sont pas réunies pour retenir l'inculpation.
En outre, leur fonction d'agent de l'ordre public ne les oblige pas à se conformer au secret professionnel. L'absence du rédacteur, auteur de l'article conforte la défense qu'il n'y a pas à la barre de témoin convoqué à deux reprises, vainement. Quant aux appels téléphoniques entre ces agents et le journaliste ne forment aucunement des preuves. Et d'ailleurs, mon client Dahmane, comme ses deux collègues, qui ont nié farouchement avoir commis une quelconque infraction, attend la confirmation du jugement du tribunal de Hussein Dey», a articulé l'avocat de Patrice Lumumba. Quant à Maître Boukhari, il a insisté sur l'innocence de son client du seul fait qu'il n'a aucune intention de ne pas finir sa carrière de policier. Le troisième plaideur, Maître Kechat, a plaidé dans le même sens que ses confrères: l'absence de preuves et donc la relaxe est le seul verdict. Ghedar, la présidente, qui a dû remettre le dossier à Nadia Amirouche, conseiller-rapporteur qui sait s'y prendre, elle qui était, de son temps, la reine du pénal de Hussein Dey et donc, a fait de l'excellent boulot. Prévenus libres, les trois flics ont attendu une semaine pour être définitivement rassurés sur leur sort avec une relaxe étoffée. Un jeune homme qui attendait son tour pour passer, prévenu de non-paiement de pension alimentaire (une fille) nous siffle presque à l'oreille: «Que veut donc la Dgsn? En incarcérant ces beaux jeunes de Aïn Defla, de Bordj Ménaïel et de Tizi Ouzou, ces gens ont pris le risque de les voir s'évader et prendre le maquis. Et après, on viendra demander aux citoyens d'ouvrir l'oeil Daesh'' se baladant aux frontières!» Le jeune homme était vraiment estomaqué. Il a vu ces policiers (en civil) ronger du pain noir en silence et en entendant Ghedar, la présidente de chambre leur signifier l'appel du parquet.
Et à propos d'appel, on se demande, dans ce dossier, comment le compétent et intègre Mohamed Yahiaoui, le procureur en titre de Hussein Dey puisse tomber les bras devant, en interjetant appel pour une affaire qui n'en est pas une: mais alors pas du tout!
Tayeb Louh, ministre de la Justice, garde des Sceaux, en sait quelque chose, lui, qui, tous les jours, instruit les procureurs généraux pour ce qui est de l'encombrement des dossiers devant Belkharchi, Ghedar, Boualem Bekri, Djebari, Amrani, Guerfi, Sellam, Bengharifa, Lemnouar, Regad et autres Hasbellaoui, Tayeb Hellali, Youssef Boukhorsa, Zineb Charchar, Ahmed Oussadi.
Pour revenir aux trois flics blanchis par Dame justice, nous ignorons s'ils ont été réintégrés dans les rangs de la Dgsn, en nous appuyant sur la nette relaxe de Hadj Merzouk Dridi, l'ex-divisionnaire directeur de l'Ecole supérieure de police de Rostoumia (Alger) et qui n'a pas encore été réhabilité par l'actuelle Dgsn menée par un homme d'honneur et de parole, le général-major Abdelghani Hamel qui ignore, peut-être que Dridi a été descendu froidement surtout que le jour du fameux concours, il n'a ni assisté ni surveillé ni corrigé les épreuves. Alors à quand la justice pour les Dridi du pays. Et Dridi a passé deux ans aux «Quatre ha»!!!

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