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Le linge sale en... salle

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Une grande famille de la Mitidja est venue à Hussein-Dey s'entre-déchirer pour un (encore!) héritage et vogue...

Les quatre inculpés Tahar H. 64 ans, Rachid, 67 ans, Djaâfar 66 ans et Fadila 66ans ont été surpris par leur jugement lundi pour «déclarations mensongères», article 223, alinéa 1, qui dispose: «Quiconque se fait délivrer indûment ou tente de se faire délivrer indûment un des documents désignés à l'article 222, soit en faisant de fausses déclarations soit en prenant un faux nom ou une fausse qualité soit fournissant de faux renseignements, certificats ou attestations, est puni d'un emprisonnement de trois ans et d'une amende de 500 à 5000 DA...» Côté victimes, six jeunes ayants droit, c'est le silence plat car les trois conseils useront de beaucoup d'exclamations devant les inculpés qui n'ont eu de cesse de nier: «La société Kiya appartient a notre défunt père», ont-ils tous rétorqué devant une admirable Nadia Mamèche, la juge qui a pris beaucoup d'assurance surtout qu'elle n'a permis aucun écart même à certains avocats qui s'étaient amusés à (re) lire certains articles de loi relatifs au faux, à son usage, à l'escroquerie, aux fausses déclarations et autres inculpations «tape-à-l'oeil».
Maître Houcine Nidal et maître Samira Boulahia ont quant à eux, usé de beaucoup de calme, histoire d'aller dans le sens des déclarations de leurs quatre clients qui ont tous déclaré que cette affaire existe depuis 2014 et il n'était pas question pour eux de discuter la propriété de leur défunt papa, unique propriétaire légitime.
D'ailleurs, durant tous les débats, Karima Haddouche, la représentante du ministère public n'avait ouvert la bouche que pour demander un an d'emprisonnement ferme pour les inculpés. C'est dire si ce procès n'avait pas ce côté prenant, sensas' à part l'unique côté émotionnel car une famille était debout en train de laver son linge en audience publique car l'assistance de cette audience était ce lundi fournie et intéressée. Elle l'avait été encore plus au moment où les deux avocats -des inculpés- s'étaient accrochés à la relaxe, unique verdict.
Et maître Samira Boulahia, en superforme avait su placer des banderilles histoire d'épater Nadia Mamèche, la présidente, vigilante même si elle avait toléré quelques légers dépassements des autres avocats des victimes suspendues, elles, au regard de la juge point disposée à se laisser faire par ce jeune avocat d'Hussein-Dey qui a voulu -en vain- s'amuser à lire les articles 222, 223 alinéa 1 et même le 214! «Nous sommes ici en vue de situer les faits, mais pas pour réviser des articles du Code pénal ou encore celui du Code de procédure pénal, en l'occurrence le 164!», avait réagi Mamèche qui sait après plus de quinze ans de métier, quoi faire et à quel moment d'un procès qui n'a valu que par la gêne des onze personnes d'une même famille, venues s'entre-déchirer pour des sous, voire des centimes. Encore et toujours!
Faut-il simplement rappeler que la justice a autre chose à faire en direction des citoyens surtout que nous témoignons que Tayeb Louh, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, veille et très bien même.
Cela écrit, il nous plaît de ressasser que Louh veille surtout après les cris de désespoir de parents qui ne cessent de courir en vue d'être reçus par le ministre que ces parents désignent sous le label de «on lui cache beaucoup de dérapages de la justice». Ce qui est admirable au milieu de ce «carrousel» d'interventions, c'est la «cible visée» par les deux parties.
Les victimes -six au total- et leurs quatre cousins. Un avocat venu de loin pour une affaire d'émission de chèque en bois nous souffle: «Voilà le faux boulot de la justice à qui on fait perdre un temps fou!» le tout dit sur un ton visiblement malheureux car, si des cousins n'arrivent pas à se retrouver autour d'une «meïda» et chercher des solutions à leurs différends qui remontent au décès du papa, des inculpés tous sexagénaires, que peut-on attendre de simples citoyens en conflit?
Il est vrai que la présidente avait dès le départ averti qu'il n'était pas question de s'éterniser autour des faits. Elle avait ouvert grands les yeux et articulé: «Sachez que nous sommes face à un délit, un seul: «déclarations mensongères». Il n'est donc pas question de s'égarer en un autre délit que celui du jour.» avertit-elle d'emblée, elle entrera même dans un mini-monologue contre un des avocats de la partie civile qui avait poussé l'incorrection jusqu'à relire les termes de l'article 214 portant sur le «faux».
Elle s'écrie: «Me Voyons, vous êtes sûr que le tribunal ignore le contenu de cet article de loi? Assez de temps perdu!» avant qu'elle ne demande aux quatre inculpés de dire le traditionnel dernier mot que la loi a prévu à la barre, elle fait une grimace qui en disait long autour de dossiers mis en examen sous huitaine Et après qu'elle eut libéré tout ce beau monde, elle leva l'audience pour dix minutes, histoire de reprendre du souffle et de l'optimisme après le boucan soulevé à la barre...

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