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Insupportable, la voisine

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Liès K., un résident, voisin des Sources s'est jeté dans les bras de la justice à cause de... Khadidja... qui ne supporte pas... le bruit!

Il n'y a pas une seule audience dans nos juridictions implantées partout à travers nos 47 cours, en attendant la 48e Tissemsilt pour peu que les autorités locales se décarcassent en donnant le dernier coup de reins nécessaire à son ouverture, où il n'y a pas dans les rôles, une triste affaire de voisinage.
La dernière en date concerne Kouba, un quartier huppé de la capitale, où Khadidja Benyettou est inculpée d'injures et d'insultes proférées le 8 juillet 2015, mais «effacées» à la suite des excuses du mari qui n'a pas pu calmer les ardeurs de Khadidja qui a récidivé le 10 octobre 2015, soit trois mois après le premier incident né entre deux voisins Liès K. qui pleure carrément à la suite du harcèlement moral et physique de la dame, ô comble de l'ironie, une enseignante du primaire en retraite (heureusement!).
Selon les voisins immédiats, il est quasi impossible de répéter les grossièretés proférées par la dame si un arrêt de la Cour suprême exige des victimes qu'elles répètent mot à mot les injures et autres insanités afin que l'assistance sache le pourquoi de la condamnation. Voire! La victime habite au deuxième et Khadidja au troisième. C'est un peu l'histoire de La Fontaine avec «Le loup et l'agneau» qui se répète, plusieurs siècles après dans un quartier nommé Les Sources. Nadia Mamèche, la président de la section correctionnelle du tribunal d'Hussein Dey (cour d'Alger) et cette dynamique magistrate est chargée de rendre justice. Or, elle sait s'y prendre, elle, l'excellente juge, mère de famille respectable. Elle est championne en appliquant la loi et surtout en posant les bonnes questions.
Liès K, l'enfant d'El Madania, ne cesse de crier sa douleur devant un tel ouragan, une fois envahie par l'ire exagérée pour rien. «Oui, rien de rien», martèle la victime qui, pourtant, déclare avoir une confiance aveugle en la justice, surtout que la dame s'autorise des eng... indignes d'une enseignante retraitée.
Mais ce qui a rendu le ciel nuageux, ombrageux puis pluvieux, c'est le moment où Khadidja, avec son physique de star au repos, avait craché des mots crus, durs à avaler par la famille Liès K.
A la barre, Khadidja avait murmuré ne pas supporter les va-et-vient des gens dans le minuscule bâtiment des années 1970 où les chambres sont pleines avec trois enfants.
Le voisinage ne vaut rien lorsqu'une voisine ne supporte ni bruit ni musique ni brouhaha ni circulation continue.
Et ce Liès K. a des enfants mariés et ayant beaucoup d'enfants, qui ne peuvent se séparer du patriarche. Liès était démonté ce lundi car, de sa vie, il n'avait imaginé être entendu par la police, le procureur et la juge du siège. Il avait l'impression d'être un personnage du film de Kubrick «2001, l'odyssée de l'espace».
Il doit même penser au plus profond de lui que le témoignage - le seul - de Chakib Boumghar, était en soi, une goutte dans l'océan, car le reste des voisins avait une peur bleue de Khadidja qui ne supporte pas le bruit.
C'est quoi ce voisinage avec le fameux concept arabe: «Ce qui compte, c'est que ma tête ne soit pas menacée!». Honteux! ridicule, même si certains voisins n'ont pas vocation à créer des histoires ou même à en supporter!
Liès K., lui, a osé. Il s'est plaint! Il a ramené une avocate solide et a poursuivi cette «ogresse» de la bâtisse, une «ogresse» au visage d'ange. «Elle n'a fait que dans l'audace en matière d'insultes; elle n'a pas eu un seul instant pour maudire Satan et cesser les injures insupportables», avait-il murmuré, la face rouge telle une tomate mûre au fond d'un casier en osier.
Il n'avait pas trop parlé, laissant le soin à Me Akila Teldja-Drif, son avocate, de s'occuper du «lourd».
L'avocat de Khadidja, l'inculpée, s'était limité durant l'interrogatoire à poser une seule question qui verra sa cliente reconnaître le délit.
En effet, le vieux conseil avait martelé: «Madame la présidente, j'ai une seule question à poser à ma cliente, Mme Benyettou. Pouvez-vous dire au tribunal qu'il y a eu des escarmouches en juillet 2015 et juste après, une réconciliation est venue rétablir la paix entre les deux familles?»
La dame répondit: «Oui, Mme la présidente.» Ce qui a permis à Me Drif de sauter au cou de la réponse laquelle avait visiblement plu à l'avocate qui a alors souri avant d'articuler:
«Voilà Mme la présidente. Elle reconnaît qu'en juillet elle avait déjà insulté Liès K. lequel avait été sensible aux supplications du mari qui avait juré que plus rien n'arrivera dans le bâtiment. Eh bien non! En octobre, soit deux mois après, les insultes reprirent de plus belle!», chantonna le conseil de Liès K., qui, en victime blessée dans son amour-propre, lui, l'enfant d'El Madania (Alger) ne put que se retenir et ne point répondre aux insultes.
Le regard de fer lancé à la victime trois secondes avant qu'elle ne prononce le traditionnel dernier mot, avait été entendu, cinq minutes après à la porte de la salle d'audience où Khadidja, sans aucune gêne, avait (encore) balancé une insulte dont elle possède le secret. La victime se dirigera alors vers le flic en faction, mais se ravisa pensant aux deux mois d'emprisonnement ferme réclamés par cette discrète Karima Haddouche. Dans un très mauvais jour, Mamèche, elle, était déjà en train de signifier l'inculpation à quatre frères poursuivis par leurs cousines! Décidément!
Une semaine plus tard, la victime est carrément assommée. Khadidja Benyettou a été relaxée.
Et la victime n'a d'autre voie que celle de l'appel, celle que la loi permet. Malgré cela, Liès K. est amer, plus amer encore, car le jour-même de la relaxe, Khadidja est revenue à la charge en créant, encore une fois, la zizanie. Insupportable la voisine!

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