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Voisins, voisines

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Les deux familles de Climat de France, en constants accrochages, dérangent les policiers du coin.

Au tribunal de Bab El Oued (cour d'Alger) l'ambiance était plutôt tendre parmi l'assistance. Deux familles s'affrontent depuis près d'une année. Pour les magistrats de cette juridiction, ce n'est guère une partie de plaisir. On a dit beaucoup de choses. Des vraies et des fausses. Il y a même eu des sous-entendus. des accusations, des insinuations diffamatoires...
L'affaire du jour oppose le jeune Mohammed Djeddou, inculpé de coups et blessures volontaires avec préméditation. La victime Naïma M. plutôt fausse calme, mais raide, est venue en vue d'obtenir réparations et surtout régler à distance un conflit opposant les deux familles de Climat de France. Des familles en constants accrochages dérangeant les policiers du coin dont beaucoup avaient été «accusés» de laisser faire les «bandits» en liberté et qui narguaient l'Etat à travers la Dgsn, dont les responsables avaient été poussés via une énergique intervention du parquet de Bab El Oued, dont un léger mouvement intérieur au sein de la sûreté urbaine.
D'entrée, la présidente a averti qu'il ne fallait pas sortir du dossier du jour car avec un Sediri ou un Oucherif, on ne sait jamais où une plaidoirie allait débuter et surtout où elle allait atterrir.
Les avocats évoqueront cette «lutte» entre voisins depuis 2014: trois ans! Oeil pour oeil! Dent pour dent!
Plus tard, Me Sediri parlera d'absence, de guet-apens ou encore pire de préméditation.
Il abordera aussi tout comme Me Oucherif le pourquoi de l'attente de 20 jours avant que la victime ait porté plainte.
Contrairement à Me Djerrir qui a globalisé les faits, les deux avocats de Djeddou ont vidé leurs gibecières devant une (ô bonheur des jeunes magistrates) tolérante juge, nullement démontée par la rumeur du Climat de France qui a laissé entendre que la présidente était une homonyme de l'inculpé! Djeddou. Ce patronyme allait permettre aux deux défenseurs de Mohammed expulsé du box pour tenue incorrecte à la barre, de se défouler.
L'avocat de la victime débute lentement sa plaidoirie par une attaque en règle entre l'inculpé détenu et l'état d'excitation dans lequel il se trouvait: «La preuve? Vous l'avez expulsé de la barre pour ses manières peu cavalières!», s'exclame le conseil qui dit être certain que le détenu a réellement agressé la dame, surtout que d'emblée, il a insulté et diffamé la victime qui a été blessée, tout en gardant son calme durant tout l'interrogatoire, dont la moitié s'est déroulée sans Mohammed Djeddou qui aurait mieux fait de se taire et de cesser de «bomber» au box. Il demande 200 000 dinars, en guise de dommages et intérêts.
Mostefa Faïd, le procureur de la République rappelle avec regret ces faits et revient sur les mêmes faits en instruction, car la criminelle n'est pas loin. - Ces bandes rivales font souffrir l'entourage, la justice et la police judiciaire. «Il y a des détenus de part et d'autre et le Climat de France est devenu infréquentable à cause de ces agissements de barbares, avec en outre la vendetta et ses pratiques.
Ce dernier a des antécédents graves où les coups et blessures volontaires, les menaces, l'usage d'armes de tous calibres en sont le lot», articule le procureur, très beau par ailleurs, qui réclame une peine d'emprisonnement ferme de deux ans et d'une amende aussi ferme.
Fatima Djeddou, la ravissante présidente, la Djeddou qui n'a rien à voir avec le Djeddou détenu, invite Me Hamid Sediri le premier avocat à défendre l'inculpé dont le frangin et les familles avaient été agressés en août 2015!
Il rappelle les malheurs de la famille Djeddou dont l'aîné a refusé de se joindre aux dealers du Climat de France. Il ira plus loin en martelant que les «Merrah» clament être sous «la protection de la police donc du parquet», songeant aux avertissements du ministre sur l'usage d'épées et autres armes blanches...
Me Nabil Oucherir, le second avocat s'excuse au nom de son client qui a été incorrect à la barre, car il se considère comme une victime! «Ce comportement voulait dire 'Ça suffit, vous nous avez trop fait souffrir. Il y en a marre!''.»
Le membre du Conseil de l'ordre s'éclate comme d'habitude en établissant un canevas de son intervention bruyante où les gesticulations de l'avocat de Didouche Mourad exaspéré de la manière dont est traité ce dossier qui a commencé par l'usage de la violence et doit se terminer à la barre. «Seule la justice étouffera cette regrettable affaire!», s'écrit le conseil qui dit pas mal de choses au sujet du comportement de la police du coin.
«C'est bizarre... Mon client a déposé des plaintes il y a six mois, voire 20 plaintes de toutes natures, on attend. La famille Merah dépose plainte le 6 avril 2016 pour des faits qui remontent au 15 mars et mon client est entendu en cette fin avril et dépose un certificat médical où elle a donné l'adresse de... Chevalley (Rostomia) et s'adresse au 4e arrondissement de Bab El Oued.
Me Oucherif insinue, puis il dénonce les pratiques des flics sur qui il jettera l'opprobre d'une complicité par le silence. «Ça suffit messieurs», crie-t-il tout en sueur.
L'avocat ne s'arrêtera pas là. Il enfonce «la chose» et lance: «Les policiers ont qualifié. Le parquet a requalifié. Pourquoi!
Oui pourquoi tant d'incohérences au parquet?»
Ce qui poussera le sympathique Faïd à défendre le siège du ministère public en martelant: «Jusqu'à ce que la loi change, le parquet chapeaute la police judiciaire et jamais le contraire! Oui, le parquet demeure dans tous les cas de figure le détenteur, l'unique détenteur de l'opportunité des poursuites!». Mostefa Faïd avait fini. Me Djerrir réplique lui aussi, mais Fatima Djeddou l'index sur la joue, laisse tomber son attention pour annoncer la fin des débats avec la date du prononcé du verdict: 5 mai 2016.
Mohamed Djeddou écope de deux mois ferme et son adversaire Naïma Merah bénéficiera de 50.000 DA de réparations...

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