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Des nerfs à l'indulgence?

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Voilà une triste et sale affaire de voisinage qui risque de bien s'achever grâce à une poignée de main à la barre...

Deux grands conseils du barreau d'Alger ne se sont pas faits de cadeaux à la barre dans ce dossier où, tout de même, à force de se balancer des calembours, on est arrivé à la poignée de main réconciliatrice, mais pas forcément allant vers une sentence heureuse pour l'inculpé grillé par le remord!
Me Mohamed Djediat, l'avocat de la victime, lance de suite que cette triste affaire de mauvais voisinage appelle à la recommandation de la meilleure Créature d'Allah (Qsssl). Seulement, ce voisin, aujourd'hui inculpé, est l'auteur d'un grave délit de coups et blessures volontaires doublé d'un autre plus malheureux, celui de non-assistance à personne en danger puisque «l'inculpé s'en est allé en laissant son voisin blessé mochement au pied droit gisant à même la chaussée sans se soucier de l'état de son voisin».
Tous les voisins avaient déploré ces comportements. Certains ont même regretté que ces familles honorables en soient venues aux mains...
«Outre l'expertise médicale, la défense demande des dommages et intérêts provisoires en attendant le résultat de l'expertise car il faut prendre en considération l'incapacité de travail de 22 jours, reconduite, vu l'état dans lequel se trouve le pauvre mec approché plus que ne l'indiquent les termes scientifiques...
L'avocat de l'inculpé s'arrête aux coups au... cou mais pas aux pieds.
Me Lamouri de s'écrier: «Le malentendu est né de mauvais voisinage où des locaux commerciaux et l'argent en sont l'enjeu.»
«L'inculpé aussi est malade. C'est un asthmatique qui a été agressé en premier. Il y a donc légitime défense et le verdict doit suivre logiquement», a répliqué Me Benouadah Lamouri, le défenseur de l'inculpé; au risque de se répéter, l'avocat vise la provocation et surtout l'absence de témoins oculaires.
«Tout le monde sait que sur les certificats médicaux ne figurent jamais les coordonnées des auteurs de coups et blessures. A moins qu'il y ait une boule de cristal aux mains des enquêteurs...», ironise l'avocat de Dar El Beïda qui lance un défi à son cadet,
Me Djediat Mohamed qui connaît tout de son aîné avec son capital d'exercice à la barre et ses ruses sorties de temps à autre de sa gibecière jamais vidée...
La présidente, elle, s'intéresse beaucoup plus aux réponses de Dallil S. et Karim L. qui avaient craché des énormités du genre: «Je ne suis pas un vaurien!», avait articulé Dallil S., alors que son adversaire n'a pas hésité à assurer au tribunal qu'il n'était pas «un voyou».
Ce sera d'ailleurs durant le tir nourri de ces «obus verbaux» que les deux avocats s'approcheront de leurs mandants en vue de les calmer.
Me Lamouri prendra son client par la nuque alors que Me Djediat avait une main sur l'épaule de son justiciable dans un état lamentable, foi de chroniqueur aguerri aux attitudes remarquées dans les juridictions. Le mauvais voisinage n'est pas près de plier bagage, car c'est du domaine de l'éducation des gens.
Des pères de familles qui règlent leurs comptes à la barre sont des individus peu recommandables et donc à éviter.
Encore une fois, quitte à nous répéter et donc agacer nos lecteurs, la justice a bien autre chose à faire et à refaire (via l'appel et la cassation) et n'a nullement besoin d'entendre deux ou trois idiots s'expliquer autour d'un délit qui n'aurait jamais dû exister, surtout que le Code pénal, à travers son article 275 (ordonnance n°75-47 du 17 juin 1975): «... Lorsqu'il en est résulté une maladie ou incapacité de travail d'une durée supérieure à 15 jours, la peine est celle de l'emprisonnement de deux à cinq ans.
Le coupable peut, en outre, être frappé pour un an au moins et cinq ans au plus de l'interdiction d'un ou plusieurs des droits mentionnés à l'article 14 et de l'interdiction de séjour...».
Non mentionné un passage de l'ordonnance, car le certificat médical délivré est de...22 jours. Edifiant pour le tribunal dont on sait qu'un dossier bien lu va droit sur un verdict juste.
Et c'est précisément sur ce «détail» que joue Me Djediat qui va au passage rire au nez de son aîné dont le client a bien appliqué une «tannée» à son adversaire qui brandit l'arrêt de travail de plus de trois semaines, c'est dire si l'inculpé s'attend aux foudres de la loi.
En tout état de cause et même si les deux antagonistes iront vers la poignée de main scellant leurs retrouvailles sans pour autant que l'action publique aille vers l'extinction des poursuites, le parquet demeure le parquet et le magistrat peut être poussé à une rude sanction...
Le verdict est mis sous huitaine, histoire pour le tribunal d'effectuer une revue des «pièces» versées durant les lourdes plaidoiries poignantes, déchirantes, les deux avocats ayant choisi de calmer le jeu en vue de montrer au juge la voie de l'indulgence, pas forcément la «clémence» qui émane de l'Eternel!

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