Prévisions pour le 22 Juillet 2018

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Homicide ou accident?

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Une famille qui saute le temps de la sortie d'une balle pour se loger dans le corps du frère de l'accusé du jour.

Une grosse catastrophe pour cette famille connue et appréciée de tous. Une grosse affaire qui a bouleversé l'opinion publique, notamment celle d'Alger connue pour tout ce qui est des faits divers.
Des faits divers comme en connaissent toutes les capitales du monde, sachant que le «village» Terre, n' est plus inconnu des réseaux sociaux qui résonnent justement des faits divers quotidiens.
Les faits de ce drame familial remontent au 5 octobre 2013, vers 22h30 dans les hauteurs de la capitale. Un coup de feu a été signalé à la police qui apprit dans la foulée le décès d'un homme.
Le drame s'est déroulé dans un appartement d'une cité. Sur place, les policiers voient un corps étendu et recouvert d'un drap blanc, près d'une chaise. Etendu sur le dos, découvert par l'un des policiers, le cadavre était celui d'un homme.
Les policiers iront alors de surprise en surprise, avec, en premier, que la malheureuse victime vivait sous l'effet de calmants. Ensuite, les proches, encore abasourdis par le drame, ne réalisent pas l'étendue de la catastrophe! Les langues ont du mal à se délier.
Il fallait, pour les enquêteurs, beaucoup de doigté et que le juge d'instruction en charge du dossier, prenne en main tout ce qui pouvait faire avancer l'enquête qui allait s'avérer épineuse. Jugez plutôt: un cadavre dans un appartement.
L'épouse était là. La maman de la victime, aussi. Normalement, cela devrait marcher comme sur des roulettes! Les investigations débutèrent aussitôt. Il s'agit de la victime Youssef. Islam M. Les enquêteurs marchèrent sur un colt de calibre 38.
En outre, ils découvrirent des cachets psychotropes sur la table-TV.
Le légiste signalera des brûlures et des griffures sur le poignet gauche de la fraîche veuve! Son dos et son pied gauche aussi, étaient enflés. Fatima- Zohra, la mère de la victime leur remet un pistolet ayant appartenu au défunt.
Sabrina la femme de la victime, était présente, au moment des faits. Elle fut relâchée le soir-même après avoir relaté les derniers actes du défunt. Mais, lorsque le juge d'instruction s'empara de l'affaire, les premiers «os» montrèrent leurs dents. Figurerez- vous que la mort avait frappé le 5 octobre 2013, et que le procès s'est tenu le 11 janvier 2018.
Un peu plus de quatre ans! C'est dire que la recherche de la vérité n'est pas si aisée! C'est pourquoi en cette glaciale journée de jeudi de l'hiver 2018, les avocats craignaient un report! Cette crainte a montré le nez, car tout était réuni pour que des débats sereins se tiennent et qu'on en finisse! Mes Saddek Chaib, Leila Beldjillalli, Tahar Kheyar, Amina El Adjabi et Me Amine Laâdj, étaient déterminés à aller au-devant des prétendues accusations et blanchir aussi bien le détenu, que sa maman et sa veuve!
D'ailleurs, durant les débats qui se sont étirés en longueur, les conseils se sont démenés comme de petits diablotins face au flegmatique président, Ahmed Oussadi, entouré par le duo de conseillères, Najet Alim et Mazouzi Frenda.
La question qui plane dans la salle d'audience est la suivante:
«Est-ce que le tribunal criminel va arriver à la conclusion du collectif d'avocats ou bien les délibérations vont-elles nous étonner?
A vrai dire, beaucoup d'imperfections nous ont gâché le travail. Les nombreuses interruptions d'audience, aussi; ajoutons à cela le fait de débuter à...11 h et vous comprendrez notre exaspération! Et lorsque le premier accusé - détenu, Mohammed Amine - Alaa-Eddine M., prit la parole, c'était beaucoup plus pour crier son innocence que d'aider à comprendre...
La maman, a elle aussi, beaucoup parlé; elle a dit et répondu avec calme aux nombreuses questions du tribunal criminel, sans pour autant, nous apprendre quelque chose de nouveau.
La veuve aussi n'a rien apporté de ce que savaient déjà les magistrats, plutôt penchant pour les conclusions premières de l'enquête, il faut souligner que l'assistance a appris avec beaucoup d'émotion que la victime souffrait de prise de psychotropes. «J'étais contre son mariage car il n'était pas prêt pour...», a marmonné la maman qui, quatre ans après le drame, se comportait d'une manière admirable.
Les quatre jurés, eux, ont fini de prendre des notes et donc de suivre le procureur général qui demanda l'emprisonnement à vie, pour l'accusé-détenu, Mohamed -Amine-Alaa-Eddine, M. Les premières plaidoiries commencèrent vers 19 h.Et pendant l'intervention de Me Leila Bensari - Beldjillalli, un membre du jury eut un malaise qui est vite signalé par le président lequel, allait encore une fois suspendre l'audience, car on s' enfonçait dans la nuit noire avec tous les désagréments qui s' ensuivent... Mais pourquoi bon sang, s'entête -t- on à ne pas débuter les audiences plus tôt? Une audience est prévue pour 9h; pourquoi ne débute -t-elle qu'à 11h?
C'est pourquoi à minuit, au moment où les dernières personnes quittaient la bâtisse flambant neuf du tribunal de Dar El Beïda (cour d'Alger), les gens sensés étaient bien au chaud, chez eux! Finalement, le verdict tomba vers 23h35: l'accusé Mohammed - Amine -Ala Eddine M. a écopé de 7 ans! Sa maman: une année d'emprisonnement avec sursis! Sa femme Sabrina: 6 mois avec sursis! La justice a tranché!
Place à l'appel, une nouvelle procédure qui devrait réjouir la défense, pas toujours satisfaite de tout ce qui provient des hauteurs d'El Biar! El Biar, un véritable labo d'où émanaient des vertes et des pas mûres et ce, jusqu'en 2013, année qui a vu le ministre qu'il faut au poste qu'il faut se mettre au service de la Réforme qui n'a que trop perdu de temps.

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