Le soigneur, Satan et le violon!

Un chargé de soins, à un moment d'étourderie, fait un geste qui le conduira devant la police judiciaire, le procureur et...

Une mignonne et décidée jeune femme se rend chez un soigneur qu'elle connaît à peine et se plaint de maux terribles et insupportables sur tout le corps et on lui a suggéré un «soigneur» aux mains soulageantes!
Une fois chez lui, l'accueil est courtois, à la limite de la correction.
La visite terminée, elle quitte le cabinet avec un rendez-vous précis mais curieux, et même bizarre! Ce constat a été fait car avant d'entrer au cabinet, la dame pris soin de parcourir la plaque apposée à l'entrée les horaires de travail où elle avait lu;9 h-12 h / 13h-17h. Or, le rendez-vous a été fixé dans trois jours à... 18 h! Ce détail alarma. On ne sait jamais!
«Etant sur mes gardes, je ne voulais pas le gêner en posant des questions qui pourraient déranger l'atmosphère de travail jusque-là correcte.
Le lendemain donc, vers les 17 heures 50, je sonnais. Pas de réponse! J'attendis donc 25 minutes et je retournais les talons, contrariée, certes, mais non déçue car j'ai pensé qu'il pouvait être souffrant», se dit-elle
Une fois arrivée à la maison, la dame eut le réflexe de téléphoner au dentiste.
Une voix quelconque lui répondit qu'il était souffrant jusqu' à mardi. Et comme nous étions dimanche, ce n'était pas si grave.
Le mardi arriva vite. Le rendez-vous aussi. Elle y était aux environs de 15 heures. Il n'y avait pas grand-monde.
Son tour arriva. Elle s'installa confortablement sur le fauteuil et le monsieur arriva aussitôt, un masque d'hygiène sur le nez.
Le masque? On ne peut pas trouver mieux! La suite des évènements allait montrer le vrai visage de l'homme, si on peut appeler ainsi cet «homme»!
Oui, le mot homme est mis entre guillemets car la suite donnera raison à la femme qui allait vivre bientôt un vrai cauchemar. Cela pouvait commencer par le harcèlement sexuel et se terminer par l'article 335 du Code pénal; cela écrit, voyons un peu l'aspect moral, manque de confiance etc...
Le jour du rendez-vous arriva. Il pleuvait à torrents. Madame prit donc ses dispositions.
En ce mois d'hiver, il fallait se couvrir au maximum! Lorsqu'elle entra chez le soigneur, elle ôta tout ce qui la gênait. Elle eut même un geste d'élégance de la part de Monsieur le soigneur! Elle prit donc place sur le fauteuil puisqu'il n'y avait personne d'autre que le «docteur» et elle.
«Les soins commencèrent avec beaucoup de souplesse et attention; le monsieur faisait attention à ce que je n'aie aucune douleur ni aucun mal. Tout se déroula à merveille. 40 minutes plus tard, je me trouvais bien, très bien même. Je pris congé après avoir noté le prochain rendez-vous de la prochaine séance: le lendemain.
Après avoir passé une nuit agitée, je me réveillais très tôt, mal en point. Je ne savais pas que le pressentiment pouvait se manifester la nuit.
Et la nuit précédant le rendez-vous, a été d'une agressivité sans pareil. Cela explique la nuit agitée.
Au petit matin, j'avais la mine de quelqu'un qui a passé la nuit à déménager les meubles de toute la maison!
Je quittais la maison pour mon cher rendez-vous. Dehors, la circulation était infernale! Elle était même insupportable! 50 minutes après, je sonnais. On m'ouvrit la porte.
C'était lui-même qui me proposa un siège; il me tendit sa main qu'il caressa au passage. Je ne dis mot. Je pris place et une ombre pesante tomba sur moi... Je me dégageais aussi prestement qu'il m'écrasa les épaules, feignant un déséquilibre accidentel. Je compris vite le manège, vieux comme le monde!
Une caresse sur le dos de ma main droite; ajoutez ma poitrine écrasée intentionnellement plus sa main dans ma chevelure et c'est la gifle qui va droit sur sa face émaciée.»
La dame ira droit voir un flic qui lui conseillera d'aller déposer plainte chez le procureur: «Cela vaut mieux, la procédure est rapide», souffla-t-il.
Notre chronique s'arrête ici, huis clos oblige!
L'affaire est mise en examen.