Même les greffiers...

Même les greffiers...

Qu'est-ce qui est donc arrivé au greffier en chef de la cour de Blida et à une greffière de la Cour suprême, une institution d'où rien ne transparaît comme infos utiles à l'opinion publique?

En moins d'un mois, une greffière de la Cour suprême, d'abord, ainsi que son frère et une personne handicapée ont été confondus dans une sombre affaire de dossier caché jusqu'à la fin d'élections à venir que l'enquête déclenchée soi- disant, dans le secret le plus absolu, démontrera les tenants et aboutissants du dossier. Evidemment, on en est au tout début de l'enquête qui s' avère difficile du moment que la greffière jouit d'une excellente réputation et que tout suspect bénéficie de la présomption d' innocence. Alors, n'allons pas trop vite en besogne et ne tirons pas sur l'ambulance avant le prononcé du verdict, juste après un procès équitable en criminelle qui tournera autour de l'article 215 du Code pénal.
C'est tout ce que l'on peut donner comme information car la Cour suprême est un lieu fermé à tous ceux qui cherchent à informer les citoyens pour des causes inconnues de votre serviteur qui est sûr que des gens cachent énormément de choses au ministre à qui de fausses infos sont fournies et que des énergumènes veulent à tout prix dévaloriser et, plus grave, humilier. Nous nous rappelons une déclaration, en attendant l'arrivée de Tayeb Louh, frais ministre en visite.
La déclaration a été faite sur les marches d'escaliers du siège de la Cour suprême par Slimane Boudi, premier magistrat de la Cour suprême concernant l'immobilisme des services et des protestations des magistrats noyés de dossiers parvenant des cours du pays. Boudi, avec un sourire forcé, nous a déclaré sur un ton triomphal:
«Attendez! Avant de juger notre action, vous serez ébloui par le travail titanesque qui les attend! Vous verrez que ce n'est pas un lieu où on gare. Le volume sera tel que vous serez surpris par tant d'audace, monsieur! Non! La Cour suprême ne sera plus jamais une voie de garage! Je peux vous l'assurer, monsieur!». Nous étions en 2014. Nous avons pris pour argent comptant ces déclarations. Quatre longues années sont passées et rien à l'horizon! Rien ne sort de la porte de sortie ni des bouches des responsables. Pas une seule info alors que le nombre de dossiers accumulés est tout simplement monstrueux.
Oui, pas une seule info ne montre le bout du nez et lorsque nous évoquons ce problème, car c'en est un, on nous traite de perturbateur et de saboteur de l'oeuvre de la justice. Tout cache l'évidence même!On nous parle aussi et surtout d'une femme qui fait la pluie et le beau temps!
Rien que cela! Nous sommes les premiers fans de la réforme de Bouteflika et nous soutenons le boulot de Tayeb Louh qui, en magistrat intelligent, connaît mieux que quiconque l'indépendance de cette institution et donc ne veut pas se mêler des histoires de la Cour suprême qu'on présente comme étant très mal gérée et... pourtant, Louh, l'homme qui a redonné âme et vie à la réforme qui allait rendre le dernier soupir en 2013 et fin août, alors que des chantiers avaient baissé le rideau et la justice freinait, freinait, freinait...
Que se passe-t-il au Val?
Revenons aux méfaits constatés et signalés par ceux qui protègent et défendent la réforme en faisant leur travail pour lequel ils sont grassement payés!
Cette fois, la ville des Roses et sa cour de justice, sont à l'index. Il s'agit du greffier en chef de Blida, qui est passé mercredi matin devant le tribunal criminel de Tizi Ouzou, grâce au privilège de juridiction, avec comme chef d'accusation: faux en écriture publique ou authentique, fait prévu et puni par l'article 215 du Code pénal, un article qui prévoit pour le coupable la réclusion criminelle.
A l'ouverture de l'audience, Maître Mokrane Aït Larbi, l'avocat de l'accusé a demandé le renvoi de l'affaire, pour lui permettre de se préparer aux joutes à venir. Des surprises auront lieu. «Alors là, on verra bien que les échanges qui se joueront à la barre, le jour J ne seront pas ce que les sceptiques croient.
Lorsque le défenseur aura entre les mains le document qui sera une pièce capitale du dossier, le procès aura une autre tournure.», a-t-on appris auprès d'un ami de l'accusé qui est sûr de l'innocence de l'accusé qui a tant donné à la justice depuis très longtemps qu'il la sert. Mais pour ceux qui suivent de près ce qui s'y passe de ce côté-là, il faut qu'ils sachent qu'on ne s'amuse pas avec la liberté des gens, surtout avec les enfants de la magistrature car si nous étudions de près les termes de l'article 215 du Code pénal, le frisson parcourrait notre colonne vertébrale! Alors, le greffier en chef qui est pour le moment suspendu de ses fonctions et en détention provisoire, est innocent jusqu'à ce que la preuve de sa culpabilité soit apportée par le ministère public et entérinée par les sept membres du tribunal criminel de Tizi Ouzou. Attendons pour voir une énième mise à l'épreuve de notre chère justice!