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Une semaine de plus en taule

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Une semaine de plus en taule

Quel est ce mauvais esprit qui veut que Bachir. F. attende encore 8 jours en taule de plus avant de connaître son sort?

Il y a, comme ça, des inculpés malchanceux devant les juges du siège, qui marchent après les honnêtes demandes des avocats préconisant la présence de témoins susceptibles de faire triompher la vérité.
La démarche du juge du jour aurait été parfaite si l'inculpé avait bénéficié de la liberté provisoire, la détention étant pénible pour un jeune de vingt et un ans, interpellé, selon son avocat, d'une manière peu cavalière et, allons-y, disons le mot: abusive!
Bachir a été arrêté à la suite d'un vol à l'arraché, d'un portable des mains d'une étudiante aux alentours de la gare routière du coin. Elle a d'abord parlé d'un homme dépassant la quarantaine pour revenir sur ses propos, et en justice ce sont de telles déclarations qui sèment le doute chez le juge qui suit tout ce qui se dit. Ce détail peut-il jouer en faveur de l'inculpé?
La jeune fille, au minois d'ado en pleine croissance, a été directe, catégorique:
«Monsieur le président, vous me demandez de bien faire attention et de ne pas me tromper et traîner derrière elle le tribunal vers une erreur judiciaire. C'est lui, j'en suis sûre et certaine! Je ne suis pas folle pour envoyer un innocent en taule et défier Allah demain à l'heure de rendre des comptes!», récite la victime qui a laissé le magistrat franchement bouche bée après le réquisitoire enfonçant le jeune inculpé qui ne peut en croire ses oreilles et la fille qui vient de prononcer le verdict final sauf que le détail qui a vu la victime affirmer que l'heure du méfait était midi trente allait pousser l'inculpé à lever le doigt en vue d'effectuer une remarque capitale. Il retrouve des couleurs et de la sérénité pour annoncer que c'était impossible qu'il se trouvât devant la gare routière pour la simple raison qu'à cette heure, il était dans la pharmacie située à l'opposé de la ville, soit à près de 1,500 km de là! A cet instant-là, le juge réfléchissait aux deux versions données par les deux parties en présence, qui posaient sérieusement un problème de conscience et surtout de confiance, car, contrairement à ce qu'elle avait déclaré devant les policiers au commissariat de police, la jeune fille n'a jamais évoqué sa première déclaration concernant l'âge du malfaiteur.
Entre-temps, la représentante du ministère public était affalée sur son fauteuil, semblant indifférente à ce qui se disait à la barre, balançait son bras gauche et donnait le nette impression qu' elle n'était pas concernée par le délit, les déclarations des uns et des autres, en un mot par le procès, laissant le soin au magistrat du siège de se débrouiller tout seul... Une tenue à proscrire, SVP, car en ces temps où la réforme de la justice marque d' importants points, il est interdit moralement aux magistrats de tricher, de jouer avec le feu du moment que les «soldats» de Hadj Tayeb Benhachem, l'inspecteur général du ministère de la Justice, rôdent en ce mois de Ramadhan qui en est aux deux-tiers, peuvent à tout moment débusquer les tricheurs.
L'avocat de Bachir qui a tout suivi depuis le début, demande à intervenir à propos des contradictions relevées depuis un bon moment. Le juge marche. Il écoute le conseil évoquer les termes contradictoires des antagonistes et puis, hop! Le défenseur éclate:
«Monsieur le président, vous avez entendu la victime et l'inculpé. Je ne vous demanderai jamais votre avis, mais ma demande sera tout autre; voulez-vous convoquer le pharmacien pour témoigner que Bachir se trouvait bien chez lui car il se trouve avec bonheur que Bachir connaît très bien le pharmacien depuis que son père est tombé malade d'une maladie chronique. Par conséquent, la carte «chifa» a fait que les deux personnes se connaissent très bien, que le pharmacien est un honnête homme. Donc, son témoignage sera précieux pour Bachir et vous aurez peut-être évité une grave erreur judiciaire.» Et comme cela relève du pouvoir discrétionnaire du juge, c'était intéressant de voir sa réaction qui ne se fera pas attendre:
«- Il est de son devoir de vérifier tout ce qui se dit et surtout d'être près des justiciables lorsque la nécessité se fait sentir. Il y va de la crédibilité de la justice et de l'honneur du juge qui va devoir faire confiance à l'inculpé. Pourquoi pas?
Bien, convoquons le pharmacien et nous verrons par la suite, les évènements qui pourront en découler!», clame le magistrat qui annonce le report sous huitaine du procès, pour le bien de la justice qui a besoin de ces magistrats qui refusent d'être des machines à distribuer des peines sans considération pour la profession qui a pour but principal de rendre justice et uniquement cela! Il suffit d'attendre une semaine pour être fixé sur le sort du détenu et de la certitude de la jeune fille.

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