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Mais qui a donc volé?

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Un restaurateur dépose plainte contre deux jeunes ex-employés. Il les accuse mais, car, il y a un mais...

La première chambre correctionnelle avait ce mercredi, une embêtante affaire de vol dans un restaurant pendant la nuit.
Le propriétaire de l'établissement maintient contre vents et marées que ce sont Amar et Boualem, les jeunes ex-employés qui sont les seuls suspects. Cela est l'avis du patron, mais une autre hypothèse peut être aussi retenue par les trois juges du siège. Elle est donnée par le dynamique conseil des inculpés, qui a soulevé des montagnes, pour convaincre la cour, peine perdue, mais avec des magistrats de la trempe de Amrani, Sidimoussa et Gazem, il faut bien plus que des avocats aguerris pour amener des juges du siège à suivre un raisonnement par l'absurde. En effet, le temps qu'a pris la victime à vouloir amener tout ce beau monde sur sa trajectoire, pouvait être utilisé à la réflexion de la composition correctionnelle d'Alger, afin de gagner du temps et de la salive.
D'ailleurs, le monsieur était dans l'erreur la plus floue en essayant d'être convaincant, par le seul verbe. Mais ce qu'ignore la malheureuse victime de vol, c'est qu'elle avait en face d'elle trois juges d'une juridiction à preuves et non pas un tribunal criminel, une autre juridiction, certes, mais d'intime conviction! «C'est bien de désigner Amar et Boualem comme des voleurs. Encore faut-il le prouver, ici, à la barre!» s'est écrié le jeune défenseur des deux inculpés qui étaient, eux, ligotés par l'inculpation, apeurés dans la perspective d'une prochaine condamnation, alors que, selon leur avocat, ils sont aussi blancs qu'une paire de draps qu'on vient de déplier de son emballage! C'est alors que l'avocat passe à la vitesse supérieure, en effectuant la plus belle sortie de cette journée, car ne l'oublions pas, à vouloir trop expliquer, on s'embarrasse de fils inextricables qui ne céderont qu'à des arguments tranchants, sinon, c'est la bérézina!
De ce point de vue, le défenseur prend le pari de battre l'adversaire avec ses propres armes: en effet, personne n'était au courant de cette histoire de somme d'argent ramenée du dehors vers le restaurant. Non, personne! Donc, le conseil prit l'information donnée par la victime et s'en servit contre la... victime! Il articula prestement: «Et si nous évoquions cette histoire que nous a racontée la victime? Et si nous reparlions un peu de l'histoire racontée par la victime et son conseil? Ils nous ont dit avec force détails comment l'argent se trouvait chez le propriétaire? Rien, ni personne ne l'a forcé à déballer cette histoire qui doit être prise en considération par l'honorable composition pénale, qui bosse, encore une fois sur des preuves» Et puis, en évoquant le trio, surtout ce trio qui travaille ensemble depuis des années dans la même cour, la plus ancienne étant la merveilleuse Zahia Gazem qui ne sait pas ce que fatigue, éreintement et lassitude veulent dire (Allah bénisse!) Et si c'était l'enfant de la victime qui était au courant d'une importante somme d'argent amenée par le papa durant la journée d'avant et cachée quelque part dans le restaurant par le propriétaire lui -même? Qui nous dit que c'est le propriétaire lui - même qui s'est emparé de la dite somme et que personne, à part les membres de la famille du monsieur le restaurateur, étaient avertis de ce fait? Oui, tout est permis comme supposition. Qui ne nous dit pas que c'est l'enfant lui-même qui s'est emparé de l'argent du père qui cherche du côté où personne n'y a pensé! Trop de «si», trop de supputations pour un vol dont on n'a pas une idée sur le chemin qu'il a pris!
Entre-temps, deux jeunes qui ne sont même pas d'Alger, souffrent les affres de poursuites insupportables, avec tout leur cortège de souffrances et de coups bas venus on ne sait d'où et qui, font que ces jeunes attendent un coup de reins des magistrats pour s'en sortir, plutôt, indemnes et beaucoup plus que cela, libres, de toutes poursuites infamantes, et dégradantes pour leurs familles qui les ont envoyés sur Alger chercher le moyen de subsister, de vivre décemment et dignement de la sueur du front, et pas celle du trafic en tous genres, comme on en voit quotidiennement dans toutes nos grandes villes, lesquelles, soit dit en passant n'hébergent pas des anges!
L'avocat des deux pauvres inculpés a joué franc-jeu. Il a décortiqué l'inculpation qu'il a qualifiée de nulle. Avant lui, son confrère de la partie civile a complètement été désarçonné par les arguments de l'adversaire, incisif et motivé à l'extrême.
Il a tenté peu de chose et pour cause! Il n'avait pas assez d'arguments à faire valoir. Ses demandes étaient presque inaudibles, tant elles étaient faites en silence, ou presque! Bref! Il n'y avait pratiquement rien à ajouter.
Le représentant du ministère public, lui, s'est contenté d'un timide appel à une «application de la loi», non convaincu par la version de la victime qui s'est enlisée en contradictions.
Après le dernier mot de l'inculpé, le juge annonce la mise en, examen du dossier pour la semaine prochaine.

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