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Tête déjà vue

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Tête déjà vue

Tout le monde sait, qu'il ne faut jamais faire la connaissance de quelqu'un au cours d'un voyage...

Le client de l'avocate d'Alger, était ombrageux lorsque la juge a appelé à la barre les parties concernées par un délit assez méchant, puisqu'il s'agit d'escroquerie, un délit que la loi réprime fort. «Il nous a raconté que son accusateur du jour était peut-être un vieux compagnon de cellule. Et voilà où nous en sommes à la fin de 2018!»
L'intraitable juge de la cour d'Alger n'aime pas que l'on titille le statut d'une victime à des fins mesquines... Rétorquant à une interrogation de la sympathique avocate, Maitre Akila Teldja-Drif qui s'est demandée pourquoi la victime d'escroquerie n'a pas daigné se présenter à l'audience, «Maître, c'est une victime. Vous connaissez la loi, voyons! Et c'est en tant que telle qu'on l'évoque», a mâchonné la juge.
L'inculpé-détenu condamné par le tribunal à une peine d'emprisonnement ferme, de un an, jure n'y être pour rien dans ce dossier. «Je ne le connais pas. Je l'ai peut-être connu en prison où j'ai payé une erreur de jeunesse», proteste l'inculpé d'escroquerie, fait prévu et puni par l'article 372 du Code pénal qui dispose: «Quiconque, soit en faisant usage de faux noms ou de fausses qualités, soit en en employant des manoeuvres frauduleuses pour persuader l'existence de fausses entreprises, d'un pouvoir ou d'un crédit imaginaire, ou pour faire naître l'espérance ou la crainte d'un succès, d'un accident ou de tout autre évènement chimérique, se fait remettre ou délivrer, ou tente de se faire remettre ou délivrer des fonds, des meubles ou des obligations, dispositions, billets, promesses, quittances ou des charges, et, par un de ces moyens, escroque ou tente d'escroquer la totalité ou une partie de la fortune d'autrui, est puni d'un emprisonnement d'un an au moins et de cinq ans au plus, et d'une amende de 500 DA à 20.000 DA...»
Le représentant du ministère public mène la vie dure au détenu et pose des questions gênantes, du genre:«La victime est allée se plaindre auprès de votre frère pour un arrangement. Quelle a été la réponse? rien, nul, néant», estime le procureur général qui a même rappelé que la victime a déclaré avoir fait l'objet d'une agression à l'aide d'un couteau. Il demande trois ans d'emprisonnement ferme.
Le détenu sue comme un client qui vient de quitter le hammam. Il tente de revoir ce qu'il a fait: il voit mal l'an d'emprisonnement ferme. Il ne peut plus prononcer un seul mot. Il ne comprend pas ce qui lui arrive. Il fixe bien comme il faut Maître Drif, elle-même en plein cauchemar, comme pour lui demander du secours. Maître Drif ne prend pas de gants pour plaider. Elle rejette d'emblée l'inculpation. Elle est sûre que son client, un repris de, justice certes, s'est, depuis qu'il a payé sa dette envers la société, rangé et bien rangé. «Il exploite un taxiphone, il est marié. Il a oublié sa bêtise d'ado jusqu'à cette stupide histoire qui a jailli, on ne sait d'où!», s'écria l'avocate, survoltée mais non en colère.
Maître Akila Teldja-Drif a lancé à la face du trio de magistrats que son client avait une autre affaire avec la police qui n'a rien à voir ni avec l'escroquerie ni avec les coups et blessures à l'aide d'une arme blanche. «Pourquoi ne pas croire mon client lorsqu'il affirme sans sourciller, que la victime était entrée au poste de police, en état d'ébriété avancée, en le désignant comme étant l'auteur du méfait. Etre condamné sur les propres dires de quelqu'un, ivre-mort est malsain pour notre société.»
L'affaire est mise en examen.

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