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Un piètre voleur en or

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Un piètre voleur en or

Aâla Eddine D. est soi-disant, représentant en... pierres précieuses. Il se présente dans une bijouterie et demande à voir...

C'est un homme sortant de l'adolescence qui entre dans la boutique qui fait office de bijouterie car apparemment, elle ne paie pas de mine. Avec une mini-vitrine mal achalandée en bijoux en toc, parce qu'avec les temps qui courent, un braquage est vite arrivé!
Alors, il vaut mieux prendre ses précautions. Et le voisinage le sait! Comme il habite dans les parages, il vient le matin avec un couffin contenant le trésor à vendre et ramène l'invendu, le soir, avant le crépuscule. Toute tentative pour dévaliser le coin, est vouée à l'échec.
Enfin, du moins, ce que croyait le patron, un vieux professionnel qui a pour aide, son fiston qui a raté son bac à trois reprises. Faisant bon coeur contre mauvaise fortune, Sid-Ahmed lui apprit les rudiments du métier et il y en a, puis s'engagea avec lui dans les sentiers de l'or et de l'argent.
Il lui apprit même à sentir les escrocs! Restait le problème du vol, qui demeure la bête noire des bijoutiers qui redoutent le plus les vols à main armée.
Le bijoutier ramène le bijou.
Le client s'en empare, le met à l'intérieur de la poche de sa veste et prend le large... presque sur la pointe des pieds. Malheureusement pour lui, les citoyens étaient sur son chemin. Il est pris comme «un rat avec le fromage entre les dents».
A la barre, Omar H.est partie civile, ne veut pas pardonner, mais se désiste (?), sur le plan civil. Ce qu'il veut expressément, c'est se substituer - sans le vouloir - aux prérogatives dévolues à la belle et jeune procureure, c'est-à-dire effectuer des demandes de peine de prison. Madame la présidente de la section correctionnelle du tribunal, fin prête à tous les mauvais coups bas, sait que c'est difficile, mais joue le jeu qui en vaut probablement la chandelle.
Aâla Eddine ne dit pas toute la vérité. Il débite ce qui l'arrange.
A un moment donné, il poussera la coquetterie jusqu'à demander pardon au bijoutier, à son fils et à la justice.
«La veille, nous nous étions mis d'accord, le propriétaire et moi, sur un achat de lot de bijoux payables par tranches», a dit l'inculpé qui est mal à l'aise lorsqu'il suit la version du fils du patron de la bijouterie: «Il est entré, a demandé à voir des parures. Je lui en ai montré une. Il a demandé une seconde. Il a commencé par marchander et en a profité pour sortir une bombe lacrymogène, appuya fortement et prit la fuite avec une parure de 10 millions de centimes».
La présidente, qui s'intéresse de près à tout ce qui touche la vérité, a vite saisi les faits et demande à la représentante du parquet de requérir.
La procureure donne l'impression qu'elle veut prouver que l'occupation du siège du ministère public n'est pas usurpée. Elle justifie les trois ans de prison ferme et les 20.000 dinars d'amende par le fait que l'inculpé est entré avec la ferme intention de nuire. L'avocat de Aâla Eddine, Maître Habib Benhadj parlera d'un moment d'égarement. «C'est un représentant qui a vu «blanc» lorsque Satan lui a soufflé le délit au mauvais moment. Il porte sur lui une bombe lacrymogène car son métier le veut», dit-il
pour tout justificatif. Il réclame l'indulgence du tribunal... «Omar, SVP, que vous a-t-il dit en entrant dans le local?», demande à dessein la présidente qui voulait probablement être mieux édifiée sur les intentions premières du détenu.
La réponse du fils a été que l'inculpé lui avait demandé des nouvelles du papa. Ce qui réjouit cette histoire de la rencontre la veille, avec le propriétaire, c'est la recherche d'un moyen d'acheter à crédit.
L'essentiel pour Mme la juge, c'est que l'inculpé a pris la parure entre les mains, a attaqué Omar avec une bombe lacrymogène et fui avant d'être neutralisé par les citoyens qui ont vu le gus courir comme un détenu évadé traînant un boulet, en pleine rue.
Donc, aucune circonstance atténuante n'est à retenir et l'article 53 s'est effacé ce jour de l'esprit de la magistrate qui inflige une lourde, mais juste peine, au vu du dossier, d'emprisonnement ferme de 18 mois fermes, car le méfait a échoué grâce à la vigilance de quelques citoyens et voisins fidèles qui ne veulent pas voir un de leurs voisins, courir le risque d'être déplumé. Il a soulevé l'hilarité générale lorsque, s'adressant à son fils, il promit de s'assurer, à la fin du procès. Le comble, c'est le fait que le commerçant ne savait pas ce que représentait l'assurance. Et comme il n'était que 10 heures du matin, tout le monde avait compris que la leçon avait été bien apprise.
En guise de dernier mot que la loi lui permet de prononcer, le frais condamné s'excusera encore une fois. Décidément!

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