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Il a pourtant tant couru!

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Salim D. est né le 10 décembre 1992 à Aïn Taya. C'est un spécialiste de la cellule...

Cette fois-ci il risque dix-huit mois de prison ferme pour tentative de vol et insultes à Alger-Plage où il réside pourtant.
La victime raconte, se plaint, avant de se désister sur le plan civil, mais exige réparations du côté de la justice.
Aujourd'hui, exceptionnellement, nous n'allons pas nous étaler sur les faits résumés en exergue, mais plutôt sur le genre nouveau de victimes qui surprennent un voleur d'autoradios, en pleine action, en train de «bricoler» la serrure d'une portière le neutralisent, le remettent pieds et mains liés à la police ou à la Gendarmerie nationale, déposent plainte auprès du parquet du coin, sont entendus sur procès-verbal rédigé en cinq exemplaires, sont confrontés à leurs bourreaux, parfois exigent réparations devant les éléments de la police judiciaire. lesquels les prient de laisser ces demandes devant le juge, le jour du procès section «détenus».
Hélas, le jour de la vérité, des débats contradictoires, le jour où tout doit être dit en présence de toutes les parties, souvent assistées d'avocats qui ont tout préparé en vue d'aider la justice dont ils sont de parfaits partenaires, eh bien certaines victimes retroussent les manches, déballent tout, exigent de lourdes peines de prison, mais se désistent civilement.
Nous avons par exemple entendu dans diverses salles d'audience des demandes:
- «Je lui pardonne car ses enfants (ceux de l'inculpé), crèvent de faim. Que vais-je demander, combien et surtout à qui?» ou encore: «C'est malheureux de demander de l'argent à un pauvre bougre qui ne mange même pas à sa faim. - et celle-là: «Je ne demande rien sauf la prison. Je n'ai pas besoin de son argent, je suis à l'aise moi, grâce à Allah». - et encore: «Je prie le juge d'être très sévère pour la peine de prison et d'éviter de lui infliger une... amende». Et puis quoi encore? Priver le Trésor public de gonfler ses caisses?
Pas question pour certains magistrats qui choisissent d'accorder une peine de prison avec sursis assortie d'une forte amende, même si certains trouvent anormal d'infliger un sursis et une amende ferme! Mais alors que devient la jurisprudence? En tout cas, Salim D., ce spécialiste de la détention, n'avait pas le choix.
Le procureur a requis cinquante mille dinars d'amende. Madame la juge qui a bien mené ces débats sur la tentative de vol d'un autoradio, insultes et tentative de rébellion, a vite compris ce que méritait Salim. Elle fait le tri dans le carré des inculpations et éloigne ainsi «la tentative de rébellion» et donc le lourd poids de la condamnation se voit être allégé de quelques années et des misères en moins, et ne garde que les insultes, et la tentative de vol, fait prévu et puni par l'article 350 du Code pénal. Elle lui donne un gourdin à supporter sur ses frêles épaules: quatre mois d'emprisonnement et ferme, s'il vous plaît.
De quoi réfléchir...

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