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Un an ferme pour Hadj Klouf!

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Un an ferme pour Hadj Klouf!

Omar. H. est un jeune sportif disponible, à telle enseigne qu'il va se mêler d'une mêlée pour être embarqué vers...

C'est l'histoire d'un jeune Algérois originaire de la belle localité de Hammadi (Rouiba) qui réside à El Harrach, mais qui a un sale défaut: il se mêle de trop de choses qui ne le regardent point. Quand il s'agit de choses simples, il s'en tire à chaque fois, et parfois il y a dans le quartier plus de peur que de mal. Mais, quand Omar se mêle de bagarres, il ne doit en vouloir qu'à lui-même. Un samedi matin, des groupes de jeunes oisifs se trimbalent ça et là, lorsque soudain, des cris sont perçus et les gens accourent, Omar avec. Que se passe- t-il? Une rixe oppose des jeunes du coin. Et voilà notre ami Omar qui veut séparer les antagonistes. En voulant tirer le jeune D.O., dix-sept ans révolus, Omar fait mal à son «protégé». Ce dernier crie. Il insulte même son sauveur, se démène comme un beau diable. Il rue comme un jeune chacal tombé accidentellement dans un fossé profond, abandonné par une entreprise des travaux publics de wilaya. Les coups pleuvent. Omar est entré dans une colère noire, comme seuls peuvent en avoir les auteurs de démarches illégales. Comme l'ado est recroquevillé tel un bébé effarouché, on a l'impression que l'agresseur en veut au monde entier. On a même du mal à séparer les antagonistes tant l'empoignade est rude! Du sang gicle du visage de D.O. Les premiers témoins ont peur, si peur que l'un d'eux, alerte les policiers. Quelques minutes plus tard, la voiture de police est là. On cherche un témoin oculaire, pas celui qui, une fois devant le tribunal, dira sans gêne: «Je suis arrivé à la fin de la rixe, donc je ne peux dire ce que la justice veut!» Le gros brigadier passe trois bonnes minutes à chercher les bons témoins, qu'il finira par dégoter, avant d'embarquer tout ce beau monde et direction le commissariat, alors que la victime est transportée à l'hôpital «Zmirli» pour les premiers soins et l'établissement du nécessaire certificat médical pour les poursuites puisque le papa de O.D, alerté par les voisins est lui aussi au poste de police pour déposer plainte contre Omar. La procédure est déclenchée. Puis, c'est au tour du parquet d'entendre les parties en présence. C'est la correctionnelle qui attend nos bagarreurs. A El Harrach (cour d'Alger), la réputation est intacte! A l'audience, Omar ne semble pas outré par les poursuites. Son père lui a déjà dit de ne jamais se mêler des trucs des autres. Mais que voulez-vous? Il faut qu'il se mêle de ce qui ne le regarde pas. Rien que pour cela, un sobriquet lui a été collé depuis fort longtemps par ses amis d'enfance, ses voisins et même par certains flics. Seulement, voilà, lorsqu'il est présenté aux juges, on l'appelle par ses coordonnées, jamais par son sobriquet! Est-ce une manie qu'il peut sauter sans crainte? Le «tkoulif»? Est-ce une maladie incurable? On ne saurait l'affirmer et le seul habilité à en causer, c'est Omar. Il pourra le confirmer tout à l'heure devant le tribunal qui saura lui tirer les vers du nez. Il sait ce qui l'attend: l'article 264 du Code pénal contient les ingrédients à utiliser dans ces cas-là! En effet, l'article en question (loi n°23-06) évoque «la volonté de faire mal, fait des blessures ou porte des coups à autrui ou commet toute autre violence ou voie de fait, écope d'une peine d'emprisonnement d'un (1) an à cinq (5) ans et d'une amende de cent mille (100.000) DA à cinq cent mille (500.000) DA». La présidente décide d'aller très vite!
«-Qu'aviez -vous dit ou fait à la victime pour qu'elle s'énerve et vous attaque, si l'on vous croit sur parole?» demande calmement la magistrate à l'inculpé qui répond aussitôt, qu'il a vu, un peu tard, le jeune D.O. s'en pendre à Oualid inexistant sur l'ordonnance de renvoi! La juge le sait et pour cause... Un magistrat ne peut que suivre l'ordonnance de renvoi, histoire de respecter la loi que la juge est obligée de suivre à la lettre pour que règne l'esprit de justice qui l'anime.
«-Oui, sauf que ce même Oualid a pris ses jambes à son cou dès que vous aviez commencé à vous tirer par le collet!» coupe la juge, voulant dans la foulée passer à autre chose! L'inculpé répond de la tête comme s'il voulait en finir avec le lourd et fastidieux interrogatoire qui ne tire que dans la direction de la victime. «Mais bon sang! Pourquoi la présidente ne me pose aucune question sur le pourquoi de mon intervention?» pense -t-il tout bas, dans l'espoir de pouvoir répondre que c'est par esprit humanitaire qu'il l'a fait. Il a vu une rixe et a voulu séparer les antagonistes. Résultat des courses: une incarcération préventive, des poursuites et peut-être une condamnation ferme. C'est ce que fera la juge qui suivra le procureur sur toute la ligne; verdict sur le siège: Omar écope d'une peine d'emprisonnement de un an ferme.

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