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La justice a parlé

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L'appel a été créé en vue de permettre à la justice de corriger une bévue. Le justiciable peut alors s'enorgueillir d'avoir cru en sa justice.

Sid Ali H. a quitté la magnifique salle d'audience de la cour en criant «Vive la justice», car en première instance, l'adversaire est sorti du tribunal, heureux d'avoir gagné une affaire qu'il n'aurait jamais dû gagner. Que dire de plus, sinon que le justiciable a obtenu gain de cause après avoir recouru aux moyens extrajudiciaires, et plus graves, à des moyens peu recommandables.
Les faits sont graves en eux-mêmes, car il s'agit d'un abus de confiance caractérisé. «Nous sommes en 2016, le 7 juillet précisément: Sid Ali remet de la marchandise vaisselle) pour une valeur estimée à plus de treize milliards trois cent millions de centimes. Au douar, le lot de marchandises est entreposé; Sid Ali va regretter cette confiance aveugle en Abdelhamid. G. avec qui il a eu à commercer de nombreuses fois, puisque, quelque temps après, il a eu vent par les «on dit que» toute sa marchandise a été revendue avec un gros bénéfice conséquent». Jamais en ville, les curieux, habitués des salles d'audience n'ont eu à assister à des débats contradictoires où la justice, bafouée en première instance, a triomphé... triomphalement, en appel! Il faut le souligner illico presto, la victime d'abus de confiance, fait prévu et puni par l'article 376 du Code pénal qui dispose que «quiconque de mauvaise foi détourne ou dissipe au préjudice des propriétaires, possesseurs ou détenteurs, des effets deniers, marchandises, billets, quittances, ou tous autres écrits contenant ou opérant obligation ou décharges, qui ne lui ont été remis qu'à titre de louage, de dépôt, de mandat, de nantissement, de prêt à usage, ou pour un travail salarié ou non salarié, à la charge de les rendre ou représenter, ou d'en faire un usage ou un emploi déterminé, est coupable d'abus de confiance et puni d'un emprisonnement de trois mois à trois ans et d'une amende de 500 à 20.000 DA...». Il a passé de très mauvais moments devant le témoignage d'un proche de l'inculpé numéro un, au début du procès. Il est vrai que le témoin était, selon ses propres dires, un repris de justice qui a été cloué sur place, lorsque la victime a crié à l'intention de l'austère président de la chambre pénale que ce bonhomme l'avait menacé de mort. Acte a été pris, le témoin sera, par la suite, confondu et le juge demandera au policier chargé de la sécurité de la salle d'audiences d'avoir à l'oeil ce témoin, auteur d'un faux témoignage.
D'autres témoins aideront beaucoup la justice, surtout Abdelbasset. B. qui a refusé trois cent millions de centimes pour un faux témoignage. Il l'a dit à la barre, répété, certifié, sous serment. Les défenseurs de la victime et des deux prévenus, ont tout fait pour convaincre la cour de leur bonne foi, rien n'y fit!
L'avantage sera incontestablement du côté de l'avocat de la partie civile, armée de preuves jusqu'aux dents.
En effet, arguments convaincants, déclarations contradictoires, témoignages hasardeux souvent mensongers, balbutiements des deux prévenus qui ont mis en place une médiocre stratégie de défense et ont brossé un tableau qui ne pouvait dégager que la vérité tant et si bien que le procureur général, a laissé le conseil de la partie civile, poser de percutantes questions qui finiront par édifier les membres de la chambre.
L'assistance était toute
ouïe: cent soixante-quinze minutes de débats dignes d'une audience du tribunal criminel, trente brillantes minutes d'une plaidoirie éloquente et solide de l'avocat de Sid Ali et quinze autres des défenseurs des deux inculpés qui écoperont d'une peine de prison ferme de trois ans avec mandat de dépôt à l'audience.
Le coup de tonnerre a été suivi d'applaudissements nourris et même de youyous stridents. Hélas, les deux prévenus avaient quitté la salle d'audience et la cour, bien que le juge les ait placés sous la garde du policier en faction devant la porte de la salle. En colère, le président a ordonné à l'officier de les ramener avant dix huit heures tapantes. Le mystère durera jusqu'à dix-sept heures, lorsque le brigadier du poste de la cour avait ramené les deux condamnés fuyards, menottés et confus, d'avoir fui la justice qui a, il est bon de le rappeler, le bras très long. Ce qu'il y a lieu de retenir, c'est que l'abus de confiance a été retenu. Les inculpés relaxés en première instance se sont attelés à une relation commerciale et donc il n'y avait pas lieu d'être en audience pénale. «Cela va de l'intime conviction du juge à l'attitude des parties en présence en passant par les preuves étalées le jour du procès», a indiqué le bâtonnier du coin qui nous a été d'une grande disponibilité, tout comme deux autres avocats ainsi que les jeunes loups du barreau à qui nous souhaitons un avenir radieux dans l'exercice de la défense du droit et des droits de l'homme. Un coup de chapeau pour le défenseur de Sid Ali qui a soulevé l'admiration de l'assistance et certains de ses confrères pour sa plaidoirie qui a été concluante. La preuve?
Le verdict plus que favorable à Sid Ali qui n'a jamais cessé de croire en la justice de son pays et qui a recouvré son bien, deux années après!

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