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Réconciliation à la barre

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Les audiences du statut personnel et le divorce ne sont pas près de plier bagage, à l'allure où vont les choses hebdomadairement.

Les rôles de la section du statut personnel ne désemplissent jamais.
Des dizaines et des dizaines de divorces sont prononcés chaque semaine par les juges du siège, qui ont le mérite d'abord de conduire ces audiences au contenu «inhumain», mais encore de tenter de ramener les couples à la raison avant de prendre la décision tuante, mais en vain! Vous pensez bien que le divorce n'est jamais une bonne nouvelle, surtout, pour les enfants. Ce n'est jamais une bonne nouvelle même pour ceux ou celles qui le réclament. Que monsieur dépose l'épouse et les enfants chez les beaux-parents, ou que madame demande la séparation par «khôl», le résultat est le même et les conséquences catastrophiques.
Debout face à la présidente, Amar et Mondjia se rejettent la responsabilité de la déchirure de la grande famille constituée de sept personnes (cinq enfants en bas âge et les parents). «Elle refuse de me laisser voir les enfants et ne fait que réclamer de l'argent!», hurle presque l'homme qui est vite rappelé à l'ordre par la juge visiblement irritée par le comportement inqualifiable des deux ex-mariés!
«Un peu de calme, ferait beaucoup de bien pour tout le monde!», jette, dans un calme absolu, la juge, visiblement déterminée à finir ce procès comme elle l'entend, et pas comme le veulent les époux rongés par une haine sans pareil! «Alors, on est prêt à coopérer ou non?» Le premier à vouloir répondre est monsieur qui semble avoir beaucoup de choses à raconter, mais la magistrate l'avertit que son intervention doit être en droite ligne avec l'inculpation: «Attention, inculpé, vous avez commis un grave délit et le tribunal n'est pas prêt à écouter ni à enregistrer des sornettes! Allez droit à la réponse sans détour et surtout ne nous racontez pas le ratage de votre mariage!»
Cette plaidoirie a été une lever de glaive contre le père de famille touché au plus profond de lui-même. Il ne trouve pas de suite les mots qu'il faut pour sa défense, puis se ressaisit, comme si une fée venait de le chatouiller.
«Je veux reprendre mes enfants, et je le dis bien fort, quel qu'en soit le prix; mes petits et beaux garçons me sont si chers et, je... je m'excuse auprès du tribunal, de ma famille, de mes enfants et de tous ceux que j'ai pu atteindre par mes actes et mes dires qui n'auraient jamais dû sortir de ma bouche! Je suis désolé d'avoir fait perdre son précieux temps à la justice!
-Si vraiment vos enfants vous sont vraiment si chers, il ne fallait pas les laisser plus de quatre mois sans le sou! Trouvez autre chose!
Quant aux excuses adressées au tribunal, elles sont superflues, car ce dernier n'a fait que son boulot!» coupe la juge, décidée à rendre justice ce jour, ce mercredi, dans cette vaste salle d'audience, sans le moindre renfort de quiconque. La dame leva le doigt, voulant probablement intervenir dans le débat, car normalement, elle est là, présente et debout en qualité de victime, venue réclamer le montant dû aux enfants, point à la ligne. La présidente se montre magnanime, mais avertit les deux parties qu'elle n'a pas le temps d'écouter les résidus du divorce ou les mots qui tuent, car l'espoir de revoir cette famille de nouveau réunie, est bien réel. Elle renouvelle l'avertissement et demande à la victime de dire ce «que vous avez sur le coeur, sans rancoeur ni haine ni volonté de nuire à quiconque».
La femme divorcée a le visage rouge et sa beauté est toute enveloppée de rouge à telle enseigne qu'elle laisse échapper quelques larmes et demande au tribunal la permission de discuter cinq minutes avec son ex, histoire de tenter de le raisonner à reprendre la vie à sept.
Heureux, les enfants de nouveau avec des parents enfin réunis. «Depuis la séparation, je vis un enfer. J'ai tout entrepris, en vain; même le coup de main de mes frangins n'a pu atténuer ma douleur, il faut un père à mes enfants, Amar est le seul à pouvoir les élever, malgré les défauts qui le rongent. S'il vous plaît, laissez-moi discuter avec Amar qui comprendra que l'avenir des enfants, leur éducation, les soins, leur bonheur, leurs succès, leurs joies, c'est lui seul qui les détient.
- Que cherche l'aveugle? la lumière, pardi! Qu'il en soit ainsi, vous avez demandé cinq minutes de discussion? la justice vous offre plus de temps, là où vous voulez!
Rendez-vous le mercredi 30 janvier à la même heure!», s'exclame la magistrate, heureuse d'avoir contribué à la réconciliation d'un couple, pourtant venu au tribunal se déchirer, se mettre en pièces détachées, se montrer aussi agressif l'un que l'autre, prêts à aller au charbon pour prouver à l'autre ce qu'il vaut!

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