Prévisions pour le 23 Septembre 2018

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23
 Laghouat Min 17 °C Max 28 °C
34
 Batna Min 12 °C Max 25 °C
32
 Biskra Min 20 °C Max 33 °C
34
 Tamanrasset Min 21 °C Max 30 °C
30
 Tlemcen Min 18 °C Max 29 °C
32
 Alger Min 20 °C Max 28 °C
32
 Saïda Min 17 °C Max 29 °C
34
 Annaba Min 21 °C Max 28 °C
34
 Mascara Min 16 °C Max 30 °C
32
 Ouargla Min 23 °C Max 33 °C
32
 Oran Min 21 °C Max 27 °C
32
 Illizi Min 23 °C Max 33 °C
28
 Tindouf Min 24 °C Max 35 °C
32
 Khenchela Min 12 °C Max 23 °C
34
 Mila Min 15 °C Max 28 °C
32
 Ghardaïa Min 20 °C Max 30 °C
32
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Le détour

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L´Algérien manque-t-il de loisirs? Le sport roi ne le fait-il plus rêver depuis que les équipes encaissent à l´étranger et reviennent souvent bredouilles. Il n´y a pas que le sport qui soit en récession. Les salles de cinéma qui ont survécu à la catastrophe des années 80 ne peuvent attirer grand monde et la magie du 7e art n´opère plus. Avec la disparition des chaînes TPS, le citoyen moyen est frustré, désorienté. Les espaces verts disparaissent au gré des spéculateurs du foncier et les meilleures plages du littoral algérois sont soit surpeuplées, soit confisquées par la nomenklatura. C´est pourquoi tout le monde se précipite à la moindre occasion pour participer à un événement, pour fuir l´étouffante monotonie des cités dortoirs qui ceinturent la capitale. Qui aurait dit que le Salon international attirerait autant de monde? L´instinct grégaire et les pulsions exercent sur une grande partie de la population algéroise un effet qui lui fait prendre irrésistiblement le chemin de la Foire d´Alger. Malgré un embouteillage décourageant, des conditions de stationnement aléatoires (les parkings sont pleins et les accotements de El Mohamadia sont pris d´assaut), les flâneurs envahissent l´enceinte de la foire. Il y en a de tous les âges, des octogénaires qui montrent à leurs petits-enfants les dernières créations de l´industrie automobile en poétisant sur les charmes de la Juva 4 qu´ils pilotaient sur les routes quasi désertes des années 50. Il y a des couples qui viennent s´instruire des conditions de vente d´un véhicule dont le choix avait déjà été planifié ailleurs. Certains mêmes n´hésitent pas à relancer le dialogue entamé à la maison. Les enfants sont bien sûr de la partie et après avoir couru, tourné autour des supports à projecteurs qu´ils faisaient vaciller, ils sont les premiers à essayer les sièges. Ils se prêtent volontiers à la pose photographique du journaliste en vadrouille ou d´un chasseur d´images. Une vieille dame en habits traditionnels insiste sur son choix, elle n´a cessé de tourner autour d´un modèle asiatique dont les couleurs rappellent un bijou d´Ath Yenni. Elle entraîne avec elle deux générations qui, pour lui faire plaisir, testent ce véhicule gris. Le manège dure et, seul l´appel de la nature est plus fort: à 12h ou 13h, la faim oblige tout le monde à se précipiter vers le kiosque du coin pour avaler un sandwich omelette-fromage (il n´y a pas de frites car les temps sont durs pour les amateurs de patate). Pour avoir sa ration, il faut attendre longtemps et quelque fois tempêter après le serveur impuissant à suivre le rythme des commandes. On aura remarqué que le prix du jus d´orange nature est exorbitant mais il fait tellement chaud, que le père de famille ou l´amoureux, n´hésite pas à mettre la main à la poche pour donner à ce jour férié, un air de vacances. «On ne vit qu´une fois!», se disent-ils en promenant le regard sur la foule bigarrée qui envahit les allées, les marches, les stands. On admire les mannequins importés par une marque prestigieuse et le stand en question dispose d´un service de sécurité imposant. Et la sécurité est partout. Les gens sont décontractés, presque heureux. Ils font, cependant, la grimace devant les prix affichés, ce n´est pas donné. Une jeune dame dynamique, d´allure modeste, explique qu´elle et sa vieille mère disposent d´un revenu de vingt mille dinars, la préposée au crédit l´éconduit poliment en lui expliquant qu´elle ne réunit pas les conditions pour un crédit. Des citoyens reviennent déçus, une publicité tapageuse avait été faite par un constructeur qui avait bien précisé l´absence d´un apport personnel. Or, les niveaux de salaire demandés ont découragé la plupart des candidats. Qu´importe! On est loin de la pénurie de lait, de l´Année de la culture arabe à Alger: on n´entend même pas parler de législatives. C´est pour cela que la Foire vaut le détour!

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