Prévisions pour le 22 Septembre 2018

 Adrar Min 27 °C Max 38 °C
23
 Laghouat Min 16 °C Max 28 °C
32
 Batna Min 13 °C Max 23 °C
30
 Biskra Min 20 °C Max 32 °C
34
 Tamanrasset Min 20 °C Max 29 °C
30
 Tlemcen Min 17 °C Max 27 °C
32
 Alger Min 19 °C Max 27 °C
34
 Saïda Min 16 °C Max 28 °C
32
 Annaba Min 22 °C Max 26 °C
4
 Mascara Min 15 °C Max 29 °C
32
 Ouargla Min 24 °C Max 32 °C
30
 Oran Min 20 °C Max 30 °C
34
 Illizi Min 22 °C Max 36 °C
30
 Tindouf Min 24 °C Max 36 °C
34
 Khenchela Min 14 °C Max 22 °C
39
 Mila Min 17 °C Max 27 °C
12
 Ghardaïa Min 20 °C Max 30 °C
34
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Le patrimoine

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Vous avez sans doute remarqué qu´en ces temps cruels, on avait un peu oublié qu´Alger était pour quelques mois encore, la capitale des Jeux africains. Vous avez sans doute pensé dans ce qui nous reste de neurones, que, grâce au fameux matelas des pétrodollars, l´Algérie peut renouer avec la politique de prestige chère au président Boumediene: tout était fait alors pour rassembler les musulmans, les Arabes, les Africains, les anciens pays colonisés dans des festivals, congrès, foires où étaient échangés des serments de fidélité et de fraternité. Tout cela dans le but de renforcer un front anti-impérialiste qui subissait une érosion continue du fait de la corruption. Mais maintenant, on peut bien se demander à quoi peut rimer cette soudaine tendance à organiser une «Année de l´Algérie en France», une «Année de la culture arabe à Alger», des «Jeux Africains.»
Est-ce pour fouetter la créativité des artistes algériens dont la plupart ont fui le pays durant la tragédie nationale ou pour remonter le moral des sportifs qui ont déserté le haut de l´affiche depuis la retraite des Morcelli et Boulmerka...Ou alors, est-ce simplement pour conjurer les démons d´un terrorisme qui n´en finit pas d´être résiduel. Toujours est-il que le lancement de la campagne pour la défense du patrimoine est passé inaperçu, coincé entre le choc émotionnel provoqué par les attentats et la perspective d´élections législatives.
Le patrimoine est, par définition, le legs des générations passées. Il est géré par la génération actuelle selon les canons de la mode et des préoccupations de l´heure.
Il consiste en un inventaire d´éléments matériels et de productions culturelles. La protection des éléments matériels relève de la politique culturelle que mènent le législateur et le culturel. Cela consiste en la sauvegarde et la conservation avant tout, des sites naturels contre l´envahissement du béton, arme favorite des prédateurs du foncier, qui enlaidissent le paysage, décor unique qui façonne et le caractère et la physionomie des autochtones...Le bradage des terres agricoles et du littoral sont les exemples les plus éloquents.
Le patrimoine historique est vaste, et il est répertorié pour être classé comme site historique: il est inaliénable. Cela n´empêche pas que des gens sans scrupules, qu´ils soient des touristes étrangers qui ramassent des silex ou découpent des gravures rupestres, jusqu´aux propriétaires de riches villas qui introduisent dans leur jardin privé des pierres provenant de ruines romaines, en passant par les trafiquants de pièces de monnaie ou objets de l´artisanat dignes d´entrer dans les collections des musées.
Les efforts des fonctionnaires de la Culture, de l´Intérieur et des Douanes doivent se conjuguer pour la sauvegarde de ces créations du génie national. L´Arc de Triomphe romain, la Mosquée turque, la statue grecque, la colonne érigée sous la IIIe République l´église ou la cathédrale, le monument aux morts, la pierre tombale frappée d´une épitaphe dont le sens échappe au profane, sont les indices semés sur le parcours historique effectué par un peuple qui a connu toutes les facettes du destin et qui a bénéficié d´apports étrangers bénéfiques.
Il va sans dire que la protection des services de l´Etat doit s´étendre à la production intellectuelle: langues, littératures, arts graphiques. Cela doit même s´étendre au réseau de salles de cinéma qui étaient au nombre de trois cent cinquante (ou plus) en 1962 et qui a été réduit à sa plus simple expression. Or, tous les ministres de la Culture se passent la patate chaude.

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