Prévisions pour le 21 Septembre 2018

 Adrar Min 26 °C Max 38 °C
23
 Laghouat Min 16 °C Max 28 °C
34
 Batna Min 13 °C Max 23 °C
30
 Biskra Min 19 °C Max 32 °C
32
 Tamanrasset Min 20 °C Max 28 °C
30
 Tlemcen Min 17 °C Max 25 °C
32
 Alger Min 17 °C Max 26 °C
30
 Saïda Min 15 °C Max 25 °C
30
 Annaba Min 21 °C Max 26 °C
47
 Mascara Min 15 °C Max 26 °C
30
 Ouargla Min 24 °C Max 33 °C
30
 Oran Min 21 °C Max 25 °C
30
 Illizi Min 22 °C Max 35 °C
32
 Tindouf Min 24 °C Max 36 °C
34
 Khenchela Min 13 °C Max 22 °C
30
 Mila Min 17 °C Max 25 °C
39
 Ghardaïa Min 21 °C Max 30 °C
30
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Combien ça coûte?

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Le temps est maussade! Et il risque de le rester jusqu´à la fin du scrutin du 17 mai: alors une lumière nouvelle inondera le pays tout entier de ses rayons bénéfiques et la population sortira de sa léthargie comme ou sort d´un cauchemar éveillé pour fêter la nouvelle ère!
Mais en attendant, tout le monde prend son mal en patience et tente de discerner à travers les discours que lui proposent les chefs de file des partis, le petit grain d´originalité susceptible de déclencher chez l´électeur blasé, cette lueur d´intérêt qui est le premier symptôme de l´espoir en un avenir possible. En vain!
Si certains chefs de parti ne semblent être là que pour expédier des affaires courantes, en attendant une hypothétique mission beaucoup plus discrète et reposante, d´autres, au contraire, s´entêtent à répéter, à marteler leurs slogans comme un credo, histoire de se convaincre eux-mêmes.
Si pour les uns, le retour au tout-étatique est la clé des maux que connaît actuellement la majeure partie de la population, les autres ne cessent d´ânonner les leçons bien apprises de la mondialisation qui consistent en quelques recettes miracle qui ouvriraient la voie au Nirvâna que connaissent actuellement les pays développés.
N´oublions pas dans ces catégories de ténors de la République, ceux qu´on n´avait pas entendu depuis les dernières élections et qui refont surface.
Dans toute cette cacophonie de promesses mirifiques, l´électeur moyen (qui devient rare, en ces temps de pénurie), celui qui risque ce matin du 17 mai, de sortir de chez lui, sa CNI en main pour se diriger vers un bureau de vote, ne voit pas, pour l´instant, le bout du tunnel (et ici, on ne parle pas du métro!).
D´abord il ne voit pas comment sortir de ce marasme avec les méthodes et les hommes du passé (et du passif). Il ne se sent pas en confiance quand il entend des responsables appeler à l´investissement étranger, quand il sait que ces mêmes étrangers ne viendront que quand ils trouveront, ici, une main-d´oeuvre à meilleur marché qu´en Asie, de meilleures conditions pour rapatrier leurs profits maximalisés et surtout un syndicat à plat ventre. Il y a là, un paradoxe qu´il n´arrive pas à saisir, tant d´années de luttes pour faire sortir les étrangers et maintenant les accueillir à bras ouverts, à l´aéroport avec du lait et des dattes! Alors que faire du message du 1er-Novembre qui a redonné au peuple sa dignité? Comment croire ceux-là mêmes qui ont offert la sidérurgie aux étrangers, quand on se souvient de la solennité et de l´orgueil avec lesquels Boumediene et consorts avaient réalisé ce joyau de l´industrie? Comment faire confiance, encore une fois, à ceux qui privilégient l´importation de produits manufacturés, à leur production sur le sol national. Quel est le parti qui peut encore assurer, sans se dédire, le plein emploi, le logement, la sécurité sociale, l´indépendance alimentaire quand on sait le poids du FMI et de la Banque mondiale dans les stratégies des pays sous-développés.
Est-ce qu´il y a un responsable de parti qui peut dire combien peut coûter l´application de son programme? On sait déjà combien a coûté la gabegie des années 80. Et on doit se rappeler combien a coûté la lutte de Libération nationale.

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